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Voyage

Nos coups de cœur à Stockholm

Comme Oslo, Stockholm fait partie de ces grandes villes d’Europe du Nord à la réputation discrète. Elle n’a pourtant rien d’une belle endormie ennuyeuse.

Son orientation vers l’innovation et les nouvelles technologies ne l’empêche pas d’être en harmonie avec son patrimoine et ses traditions séculaires.

Les rues pavées et les maisons colorées de la vieille ville (où le temps semble s’être arrêté) contrastent habilement avec une riche actualité culturelle, des designers audacieux et une scène gastronomique locale en plein essor.

L’une des caractéristiques majeures de Stockholm est l’omniprésence de l’eau. La « ville qui flotte sur l’eau », aussi appelée « Venise du Nord », est construite sur 14 îles, entre la Mer Baltique (à l’est) et le lac Mälaren (à l’Ouest). En plus d’être comme posée sur l’eau, la ville est entourée par la nature, notamment avec de nombreux espaces verts et le parc de Djurgården, premier parc urbain au monde. C’est certainement cette forte proximité avec la nature qui incite ses 975 000 habitants à adopter un comportement responsable et en fait l’une des capitales les plus écologiques d’Europe.

Stockholm est l’illustration parfaite que les différences ne sont pas forcément contradictoires mais sont une force. Ces ambivalences participent à son identité et créent une douceur de vivre, propice au lâcher-prise.

La capitale suédoise vaut clairement qu’on prenne le temps de la découvrir pour apprécier son charme singulier, le temps d’un week-end prolongé par exemple. Au départ de Strasbourg, elle est accessible en avion, via Francfort ou Paris.

Retour sur nos principaux coups de cœur et quelques incontournables de Stockholm

Les différents points d’intérêt de Stockholm sont relativement proches les uns des autres et peuvent ainsi être facilement reliés à pied. Marcher d’île en île le long de l’eau permet de profiter pleinement des magnifiques panoramas.

Pour changer de perspective, il est possible de faire un petit tour en bateau pour le prix d’un ticket de bus. Notre recommandation : prendre le ferry 80 (bateau de la compagnie de transport SL) de Nybrokajen (au centre-ville) jusqu’à Almänna Gränd (arrêt du parc d’attraction Gröna Lund) ou plus loin Blockhusudden.

Gamla Stan, la vieille ville. Flâner au hasard des rues et des ruelles pavées, particulièrement bien conservées, nous plonge dans le Stockholm d’un autre temps. Le centre historique invite à l’exploration : profiter de l’atmosphère des ruelles étroites, admirer les maisons colorées des XVIIe et XVIIIe siècles et les petits squares cachés. S’attarder devant les vitrines de quelques antiquaires, galeries, cordonniers, menuisiers, artisans joailliers : des métiers et des savoir-faire perpétués à Gamla Stan. À l’écart des principales artères touristiques, s’arrêter dans un café pour prendre un fika (café à la mode suédoise) et déguster un kanelbulle (une brioche roulée à la cannelle). Les incontournables de la vieille ville : Österlånggatan, Vesterlånggatan, Prästgatan et Stortorget.

• Le pont de Skeppsholmen est l’un des ponts caractéristiques de Stockholm, avec ses deux couronnes dorées. Il offre un point de vue magnifique sur la vieille ville. Sur l’autre rive du pont, le tour de Skeppsholmen (l‘îlot aux navires) est une promenade agréable (env. 30 min.) : première étape, l’imposant trois-mâts af Chapman (transformé en auberge de jeunesse), on continue ensuite sur Kastellholmen (l’îlot au château) et vers le belvédère qui offre une belle vue sur l’autre rive. Le quai Norra Brobänken (où sont amarrés des dizaines d’anciens navires bichonnés par leurs propriétaires) permet de rejoindre le pont de Skeppsholmen.

• L’Hôtel de Ville. La silhouette de la tour de l’Hôtel de Ville, avec sa flèche ornée de Trois Couronnes, est l’une des plus connues de Stockholm. Nous avons profité un long moment de la cour intérieure ornée d’arcades et de la vaste terrasse, comme posée à fleur d’eau. Un petit air de Palais des Doges à Venise. Lors de notre visite, un couple avait choisi cet endroit emblématique pour ses photos de mariage. Pour prendre un peu de recul sur la tour, le point de vue depuis Evert Taubes Terrass est idéal.

Strandvägen : une avenue prestigieuse bordée de demeures bourgeoises et d’hôtels particuliers, le long du front de mer. Longue d’1,2 km, elle relie la place Nybroplan à Djurgården.

Djurgården. Ancien terrain de chasse du roi, Djurgården est le premier parc urbain au monde. Ce vaste espace vert (279 ha) offre des kilomètres de promenade paisible au bord de l’eau. Djurgården regroupe aussi des restaurants, des hôtels, un parc d’attraction (Gröna Lund) et des musées majeurs, dont le Musée Vasa, le Musée nordique et Skansen.

• Les Halles Saluhall. Nous avons découvert ces halles au hasard de notre exploration du quartier d’Östermalm (le quartier de l’est). Notre attention a d’abord été attirée par l’impressionnante architecture en briques rouges du bâtiment. À l’intérieur, la structure monumentale en fer forgé a gardé son âme du XIXe siècle. Les étals élégants en bois sculpté et les restaurants proposent des produits frais et appétissants.

À découvrir aussi :

• Le Musée Vasa (à Djurgården) Le Vasa est le navire du XVIIe siècle le mieux conservé au monde. Orné de sculptures ciselées, il est encore constitué à 98 % de ses pièces d’origine.

Skansen (à Djurgården), le plus ancien musée en plein air du monde.

• Le parvis du Palais Royal. Avec plus de 600 pièces, le Palais Royal de Stockholm est l’un des plus grands palais d’Europe. Il est la résidence officielle du roi de Suède.

Fotografiska. Installé dans un bâtiment en briques rouges du début du XXe siècle sur les rives de la mer Baltique, le musée Fotografiska est l’un des plus grands lieux dédiés à la photographie contemporaine.

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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : Colmar

Une excursion à moins d’une heure de Strasbourg, à la découverte de Colmar. Riche d’un patrimoine allant du Moyen-Âge au XIXe siècle, cette ville est l’une des perles de l’Alsace.

Colmar est facilement accessible depuis Strasbourg en voiture ou en train. Plus de 40 trajets en train relient directement chaque jour les deux villes, en 40 minutes environ. Nous optons pour le train, certainement poussés par notre conscience écologique et surtout par l’envie de nous affranchir des contraintes de la circulation et du parking.

À notre arrivée à Colmar, un groupe de pigeons parfaitement aligné en rang d’oignon devant la gare fait office de comité d’accueil. Peut-être un clin d’œil à l’ancien nom de la ville, Columbarium, l’endroit où on élève des colombes ?

Depuis la gare, nous rejoignons en un quart d’heure à pied la Petite Venise et les rues piétonnes du centre historique, en passant devant la Cour d’Appel et par le parc du Château d’Eau.

Nous commençons par découvrir les incontournables de la ville : 

• Le quartier pittoresque de la Petite Venise doit certainement son nom à l’alignement des maisons à colombages le long des rives de la rivière Lauch. Ces rangées de maisons au bord de l’eau nous font penser à un village de maisons en pain d’épices. Pour se projeter un peu dans la cité des Doges, des promenades en barque sont proposées sur la rivière.

• Le quai de la Poissonnerie : les pêcheurs professionnels de Colmar résidaient autrefois dans les maisons à colombages de ce quai.

• La Maison Pfister : trésor du XVIe siècle, cette maison bourgeoise est l’un des symboles architecturaux de la ville et le premier exemple de l’architecture de la Renaissance à Colmar.

• La maison Adolph : la plus ancienne maison de la ville.

• Construite entre 1235 et 1365, la collégiale Saint-Martin est l’une des œuvres majeures de l’architecture gothique en Alsace.

• Le Koïfhus (Ancienne Douane) est le plus ancien bâtiment public de Colmar.

• Le marché couvert date de 1865. Son architecture associe briques et charpentes métalliques. Une vingtaine de commerçants y proposent des produits frais et locaux.

Le centre-ville charmant et coloré se prête parfaitement à la flânerie. Les différents points d’intérêt sont facilement accessibles entre eux à pied. C’est véritablement en jouant à nous perdre au hasard des ruelles que nous nous imprégnons de l’âme de la ville.

Colmar compte aussi plusieurs musées, dont le Musée Unterlinden et le Musée Bartholdi :

• le Musée Unterlinden est installé dans un ancien couvent de Dominicains. Inauguré en 1853, il présente des peintures et sculptures du Moyen-Âge au XXIe siècle, dont le célèbre Retable d’Issenheim et des œuvres de Picasso, Monet ou encore Dubuffet.

• le Musée Bartholdi est consacré au sculpteur de la Statue de la Liberté, Auguste Bartholdi, né à Colmar. En hommage à Bartholdi, une réplique de la statue de New-York est installée sur un rond-point à l’entrée nord de Colmar (à 10 minutes en voiture du centre-ville).

 

Colmar inspire les artistes du monde entier. Hayao Miyazaki, l’emblématique réalisateur japonais du studio Ghibli, s’est ainsi inspiré de l’architecture des maisons de Colmar pour son film d’animation Le Château Ambulant (2004). 

Ce n’est pas un hasard si la ville est l’une des destinations touristiques les plus prisées d’Alsace. Sa position au cœur de la célèbre Route des Vins ajoute encore à son intérêt. Les villages de Kaysersberg et Riquewihr sont, par exemple, à 12 et 15 kilomètres.

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Un regard sur

Un regard sur Strasbourg #3 : Cathédrale

La Cathédrale Notre-Dame est un symbole incontournable de Strasbourg. Elle exerce sur nous une forme de magnétisme. Passer par le parvis de la Cathédrale et par la place du Château font partie de nos rituels de promenade au centre-ville. Comme si inconsciemment nous ressentions le besoin de rejoindre cette vieille amie.

Il nous arrive souvent de nous installer un moment place du Château pour observer ce chef d’œuvre de l’art gothique. Presqu’à chaque passage, nous identifions une statue, un bas-relief, un détail de l’architecture que nous n’avions pas encore remarqué. Par beau temps, l’interaction de l’ombre et des reflets du soleil donnent au grès rose des Vosges une teinte particulière.

Imaginer que des milliers d’artisans et des architectes de renom se sont relayés pendant 250 ans pour construire ce monument de plus de 100 000 tonnes de pierre, sans les techniques et technologies dont nous disposons aujourd’hui, impose le respect. Ce gigantesque ouvrage d’art est l’expression d’un savoir-faire ancestral pérennisé au cours des siècles. La Cathédrale a accompagné d’innombrables générations, elle a été témoin de nombreux conflits et de plusieurs guerres. Elle a aussi inspiré des contes et des légendes, comme celle du Vent du Diable.

Observer la Cathédrale replonge parfois Jérôme dans ses souvenirs d’enfance lorsque, depuis une fenêtre d’une salle de classe au dernier étage de son école, il rêvassait en regardant la vue imprenable sur la Cathédrale. Il ne se lassait jamais de l’observer et de voir à quel point la couleur de la pierre évolue au fil des saisons et selon la météo.

La position centrale de la Cathédrale, au cœur du centre-ville de Strasbourg, et son unique flèche, dentelle de pierre majestueuse de 142 mètres, en fait l’un des édifices les plus hauts de la ville et un point de repère visible depuis différents spots. Sa singularité renforce son pouvoir d’attraction sur les visiteurs de passage et les Strasbourgeois. Elle est la véritable icône de la ville : Paris a la Tour Eiffel, Strasbourg a la Cathédrale Notre-Dame. Ce n’est pas un hasard si elle est le monument le plus visité d’Alsace et qu’elle est inscrite, avec la Grande Île, au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988.

Si cette Grande-Dame occupe une place particulière dans notre cœur c’est aussi parce que nous y avons célébré notre mariage, par une belle journée de septembre 2018…

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Voyage

Notre Paris de carte postale

« Capitale de la mode et de la culture », « Ville Lumière », « ville de l’Amour »… Les qualificatifs pour désigner Paris sont nombreux.

La capitale française a toujours inspiré les artistes qu’ils soient écrivains, peintres, photographes ou cinéastes. Jean-Pierre Jeunet a d’ailleurs transformé le quartier de Montmartre en poésie urbaine et a fait de Paris l’un des personnages majeurs de son film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

C’est un peu cette atmosphère douce, bienveillante et innocente que nous sommes venus chercher ou que nous avons essayé de reproduire lors de notre récent séjour à Paris. Mais nous étions aussi conscients que la ville peut provoquer le « Paris Shokogun » (ou Syndrome de Paris), le désenchantement qu’éprouvent certains Japonais en la découvrant. Pour notre plus grand plaisir, cette fois-ci la magie a (presque parfaitement) opéré. 

Rien de tel que de (re)découvrir une ville à pied pour s’imprégner de son atmosphère. Nous avons pris le temps d’explorer à pied les rues de la Capitale, comme nous aimons le faire à Strasbourg, quand nous partons en Strafari.

Tour d’horizon en images de notre Paris de carte postale, des quartiers et des endroits que nous apprécions :

Les passages couverts
Le jardin du Palais Royal et les colonnes de Buren
Le Louvre, le jardin des Tuileries et la place de la Concorde
Le pont Alexandre III et la Seine
La place Vendôme
La tour Eiffel
La butte Montmartre et le Sacré Cœur
Le jardin du Luxembourg
Le Musée d’Orsay
Rooftops et grands magasins
Le Marais
Continuer par un week-end à Strasbourg…

Les passages couverts

Construits au XIXe siècle dans le quartier des grands boulevards et de la Bourse, les passages couverts conservent le cachet du Paris d’un autre temps. On passe successivement de l’un à l’autre : le Passage Verdeau (construit en 1847) avec ses antiquaires et ses vieilles échoppes. Le Passage Jouffroy (1836) se distingue par ses dalles en marbre et sa verrière en ogive. Il abrite notamment le Musée Grévin. Le Passage des Panoramas (1799) est considéré comme le premier passage couvert de Paris. Nous nous prenons au jeu de composer le menu de notre repas idéal à partir des différentes suggestions sur les ardoises accrochées à la devanture les restaurants. 

Tournée vers la culture, la Galerie Colbert (1823) présente la particularité de n’héberger aucune boutique. Elle se caractérise par une rotonde surmontée d’une coupole en verre. 

Avec son sol en mosaïques de motifs colorés et sa verrière qui laisse passer la lumière, sa voisine, la Galerie Vivienne (1823), est l’une des galeries couvertes les plus emblématiques de Paris. La librairie Jousseaume nous fait voyager au XIXe siècle, à la recherche de notre prochaine lecture parmi les livres à la reliure en cuir et lettres dorées.

Stéphanie se prend à rêver. Elle s’imagine vivre dans une belle demeure au-dessus d’un passage et regarder les gens flâner sous la verrière. Elle s’attend à tout moment à apercevoir un homme en costume trois pièces coiffé d’un haut de forme qui accompagne une femme en robe ample délicatement ornée de parements en dentelle.

Le jardin du Palais Royal et les colonnes de Buren

Créé par le Cardinal de Richelieu en 1633, le Palais Royal accueillait les familles royales jusqu’à la construction du Château de Versailles. 

Alors que nous cherchons un banc pour nous installer dans le jardin et dévorer notre Parisien (on parle bien-sûr du sandwich jambon-beurre), nous nous rendons compte que des pensées philosophiques sont inscrites sur le dossier de plusieurs bancs. Nous passons d’un banc à l’un à l’autre et choisissons la mieux adaptée à notre activité du moment : « Tu manges le souvenir avec la cuillère de l’oubli. » Plutôt notre éclair vanille avec une cuillère recyclable…

Nous rejoignons ensuite les 260 colonnes octogonales rayées de noir et de blanc réalisées par l’artiste Daniel Buren. La magie du lieu incite chacun à s’approprier les colonnes selon son envie. Les enfants les transforment en montagnes à gravir, en parcours de pierres au-dessus d’une rivière imaginaire ou en poteaux de slalom géant. Les plus grands s’installent sur les colonnes pour se reposer, discuter, prendre le soleil ou les utilisent comme décor pour leur selfie. Il faut avouer que nous n’avions pas joué à saute-mouton depuis longtemps. « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants » avait dit Antoine de Saint-Exupéry. Les colonnes de Buren en sont l’illustration parfaite.

Alors que nous quittons l’esplanade, nous croisons un couple de jeunes mariés, accompagnés par un photographe, à la recherche de l’endroit parfait pour immortaliser leur Grand Jour. Le marié, élégamment habillé de noir et de blanc, se tient droit comme un piquet lorsqu’il prend la pose. Sa silhouette se confond presque avec une colonne.

Le Louvre, le jardin des Tuileries et la place de la Concorde

La cour Napoléon offre un contraste architectural saisissant entre le palais chargé d’histoire qui abrite l’un des musées les plus connus au monde et la pyramide composée de 603 losanges et 70 triangles en verre, conçue dans les années 1980 par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei.

Juste à côté, le jardin des Tuileries invite à la promenade et à la flânerie au bord des bassins. Il a été redessiné par le jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre, pour lui donner son aspect actuel de jardin à la française. L’allée principale suit une perspective qui mène à la place de la Concorde puis à l’Arc de Triomphe. 

Côté Seine, la Terrasse du Bord de l’eau est une très belle découverte. Cette terrasse arborée en hauteur, offre un point de vue insolite sur la façade du palais du Louvre d’un côté et la place de la Concorde, de l’autre. À mesure que l’on s’éloigne du palais du Louvre, la Seine apparait et le jardin se dévoile en contrebas.

Située au pied des Champs-Elysées et bordée d’hôtels prestigieux, la place de la Concorde est la plus grande place de Paris. Elle se caractérise par l’Obélisque de Louxor (qui remonte à la civilisation égyptienne antique) et ses deux fontaines monumentales (la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves).

Le pont Alexandre III et la Seine

Inauguré à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, le pont Alexandre III enjambe la Seine pour relier les Invalides aux Grand et Petit Palais. Il se distingue par ses pylônes monumentaux ornementés de pégases de bronze dorés. Il doit son nom au Tsar Alexandre III qui conclut avec le Président français Sadi Carnot l’Alliance Franco-Russe (1891-1893).

Depuis le milieu du pont, au-dessus de la tête d’une statue de nymphe, nous profitons de la perspective sur la tour Eiffel alors entourée d’un halo de brume automnale. En un instant, le soleil fait son apparition et la brume se dissipe. 

La place Vendôme

La place Vendôme est le cœur parisien de la haute joaillerie. La colonne Vendôme, au milieu de la place, fut érigée par Napoléon Ier pour commémorer la bataille d’Austerlitz. Elle a été coulée dans le bronze de canons pris aux armées russe et autrichienne.

Alors que Jérôme prend des photos de la colonne qui se détache sur le ciel bleu, Stéphanie flâne devant les vitrines des joailleries. Elle a un coup de cœur pour une paire de boucles d’oreilles en or jaune soulignées de saphirs bleus. 

La tour Eiffel 

Construite par Gustave Eiffel à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, la tour Eiffel est le monument iconique de Paris par excellence. Elle est un marqueur graphique de la ville. De jour, dans tous les quartiers à proximité, on scrute le ciel pour chercher sa silhouette. De nuit, sa robe dorée et son phare qui balaie l’horizon identifient sa présence. Le scintillement, pendant 5 minutes au début de chaque heure, sublime les illuminations.

Deux points de vue dégagés pour observer cette dentelle d’acier haute de 324 mètres : le Champ de Mars et le Trocadéro, de l’autre côté de la Seine. 

L’angle de la rue de l’Université et de l’avenue de la Bourdonnais est aussi un spot apprécié par les Instagrameurs. 

Par beau temps, les escaliers ou les ascenseurs de la tour permettent de prendre de la hauteur et de découvrir Paris sous un autre angle depuis le 2e étage ou le sommet.  Pour profiter pleinement de l’expérience, la tour Eiffel propose différents restaurants et boutiques. Pensez à réserver votre billet avant votre visite.

Pour voir la tour sous un autre angle, nous vous recommandons de prendre la ligne 6 du métro, en partie aérienne. L’effet travelling sur la tour Eiffel, en particulier lorsque le métro traverse la Seine sur le pont de Bir-Hakeim, est saisissant.

La butte Montmartre et le Sacré Cœur 

Depuis la Basilique du Sacré-Cœur, positionnée au sommet de la butte Montmartre (le point le plus élevé de Paris), le panorama sur Paris est magnifique. De style romano-byzantin, elle est reconnaissable à la couleur blanche de sa façade en travertin, pierre choisie pour ses qualités d’auto-nettoiement au contact de l’eau.

Nous sommes restés un long moment là-haut à observer cette vue et essayer d’identifier les monuments qui se dévoilaient devant nous. Juste avant notre départ, le ciel s’est embrasé d’un coucher de soleil aux teintes rose-orangé. Un pur délice ! Ce spectacle valait amplement l’effort de la montée des dizaines de marches pour rejoindre le sommet de la butte. À noter qu’il est aussi possible d’atteindre la basilique en funiculaire.

La place du Tertre, juste à côté, accueille artistes peintres et portraitistes. 

Avant eux, des artistes illustres, comme André de Toulouse-Lautrec, Juan Miro ou Vincent Van Gogh, ont vécu à Montmartre. Le Bateau-Lavoir est l’une des résidences d’artistes les plus célèbres de Paris. Pablo Picasso, André Matisse, Amedeo Modigliani, Guillaume Apollinaire et Jean Cocteau y avaient installé leurs ateliers.

Montmartre est aussi connu comme le quartier des cabarets parisiens : le Lapin-Agile, chez Michou ou le célèbre Moulin Rouge. Le cabaret Patachou a vu débuter Georges Brassens, Jacques Brel et Charles Aznavour. 

Nous redescendons par les ruelles escarpées et les escaliers du quartier animé des Abbesses.

Le jardin du Luxembourg 

D’une superficie de 25 hectares, le jardin du Luxembourg est le jardin du palais du Luxembourg qui abrite le Sénat. Le palais a été construit à la demande de Marie de Médicis et s’inspire du Palais Pitti à Florence. 

Situé en bordure de Saint-Germain-des-Prés et du quartier Latin, il est prisé par les Parisiens pour leurs promenades et leur jogging dominical. Le jardin propose différentes activités pour tous les âges et selon les saisons : théâtre de marionnettes, location de voiliers, manège, promenade à poneys, jeu de paume, expositions, kiosque à musique, rucher, tennis, verger…

Le Musée d’Orsay

Le Musée d’Orsay a pris place en 1986 dans l’ancienne gare d’Orsay, un bâtiment construit pour l’Exposition Universelle de 1900. L’architecture du musée est elle-même une œuvre d’art à part entière. 

Le musée représente différentes formes d’expression artistique d’Occident de 1848 à 1914 : peinture, architecture, sculpture, arts décoratifs, photographie. Il est connu dans le monde entier pour sa riche collection d’œuvres impressionnistes (Van Gogh, Manet, Cézanne, Monet, Renoir, Degas, Caillebotte, Pissarro, Sisley, Morisot, Signac…).

Au premier étage, avant d’entrer dans les salles consacrées aux artistes impressionnistes, les visiteurs s’activent devant le cadran en verre de l’horloge monumentale, avec la perspective des toits de Paris et le Sacré Cœur en toile de fond. Cette scène est comme un sas de décompression avant de vivre un grand moment. 

Chaque fois qu’il vient à Paris, Jérôme aime visiter le Musée d’Orsay. S’attarder devant les œuvres, impressionnistes notamment, de Paul Signac en particulier. Ces œuvres sont merveilleusement sublimées dans cette ancienne gare transformée en écrin.

Prendre le temps de contempler une œuvre dans son ensemble, s’en rapprocher pour observer certains détails et s’en imprégner encore un moment avant de passer à la suivante est pour lui une forme de méditation apaisante.

Rooftops et grands magasins 

Sur le boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps valent le détour, pas seulement pour les amateurs de shopping :

• Les Galeries Lafayette : la gigantesque coupole intérieure et la terrasse panoramique (rooftop) qui offre une vue sur les toits et les monuments de Paris. 

• Notre coup de cœur : la vue depuis la terrasse panoramique au 7e étage du Printemps entourée de rotondes d’angle en pierre de taille. Un petit bijou d’architecture urbaine et une plongée dans le Paris d’un autre temps ! Le panorama sur l’Opéra Garnier, le Panthéon, la tour Eiffel, le dôme des Invalides et les toits de Paris est unique. 

Autre temple du shopping et de l’art de vivre à la française, la Samaritaine, rouvert cet été après 16 ans de travaux. Une visite de ce chef d’œuvre de l’Art Nouveau s’impose.

La verrière, la structure Eiffel et la fresque des paons (longue de 115 mètres) sont remarquables.

Le Marais

Le quartier du marais nous donne l’impression d’un petit village en plein cœur de Paris. Malgré son côté touristique, une vraie vie de quartier semble encore y être préservée. 

Le Marais est connu pour sa grande diversité, sa longue histoire, sa richesse architecturale et culturelle et son animation. On y trouve une combinaison harmonieuse de cafés, bars, petites boutiques, galeries d’art, ruelles pavées et de monuments ou de lieux connus dans le monde entier. 

Parmi les incontournables du Marais :

• L’Hôtel de Ville avec son architecture néo renaissance

• Le Centre Pompidou : ce musée déploie sur 6 niveaux de nombreux espaces entièrement dédiés à la culture et à l’art. Sa collection d’art moderne et contemporain est la plus importante d’Europe. 

• Le Musée Picasso consacré à la vie et à l’œuvre du peintre espagnol

• La place des Vosges. Écrin de verdure entouré de bâtiments en briques, elle est la plus ancienne place de Paris. Victor Hugo, Madame de Sévigné et Colette notamment y ont habité.

• Le quartier juif et la rue des Rosiers : rue légendaire avec ses petits commerces, restaurants de falafels, boulangeries et épiceries juives. 

• Les maisons à colombages du XVIe siècle, rue François Miron (comme un morceau d’Alsace à Paris) et la maison de Nicolas Flamel, rue de Montmorency. Achevée en 1407, elle est la plus ancienne maison de Paris. 

• Les boutiques d’antiquaires du Village St Paul-Le Marais. Si Stéphanie n’était pas traductrice, elle serait certainement devenue antiquaire.

Continuer par un week-end à Strasbourg…

Pourquoi ne pas prolonger un séjour à Paris par un week-end à Strasbourg ?  Ville européenne, dynamique et dotée d’un riche patrimoine (inscrit à l’UNESCO), elle dispose de nombreux atouts. Strasbourg est à seulement 1h50 de train de Paris. Le temps de regarder un bon film ou de dévorer quelques chapitres du livre qui traine sur votre table de nuit depuis des semaines. Découvrez notre guide pour votre première visite à Strasbourg !

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Un regard sur

Un regard sur Strasbourg #2 : Barrage Vauban

En raison des mesures sanitaires liées à la pandémie de Covid-19, la terrasse du Barrage Vauban a été fermée pendant de longs mois. Sa réouverture a été pour nous porteuse d’un message d’espoir. Quel plaisir de pouvoir la retrouver, surtout avec une météo parfaite !

Le Barrage Vauban fut construit vers 1680 selon les plans de Vauban. Il faisait partie de la stratégie de défense de la ville. En cas d’attaque, il permettait de faire monter le niveau de l’Ill et ainsi d’inonder le sud de la ville pour le rendre impraticable par l’ennemi.

Aujourd’hui, le Barrage Vauban enjambe toujours l’Ill près des Ponts Couverts, dans le quartier de la Petite France. La terrasse au sommet offre une vue panoramique dégagée à 360° : d’un côté, vers les Ponts Couverts, la Petite France, la Cathédrale Notre-Dame et de l’autre, vers le Musée d’Art Moderne et Contemporain (MAMCS). 

Ce jour-là, nous nous sommes attardés longuement, sur la terrasse, pour observer dans les moindres détails la ville qui se dévoilait devant nous. Prendre le temps de savourer le moment nous a paru une évidence. 

Cette réouverture après plusieurs mois d’attente était pour nous le signe d’un renouveau, le symbole de la vie qui reprend son cours. Non pas comme avant, mais différemment. Elle nous a donné un sentiment de soulagement et de liberté retrouvée. Comme si la frustration des derniers mois allait (enfin) pouvoir s’estomper. Une liberté sous précaution et sous vigilance, mais avec l’espoir d’un après qui se concrétise. Se projeter vers l’avenir et envisager de nouvelles opportunités (re)devient possible. 

Remonter sur le Barrage Vauban nous a permis de prendre de la hauteur et du recul sur notre perception des choses et de voir la réalité sous une perspective différente de celle à laquelle nous étions habitués ces derniers mois. 

Avant de redescendre et de retrouver le monde réel, un regard vers les bâtiments du Nouvel Hôpital Civil situés à proximité nous avait incités à avoir une pensée pour les soignants et toutes les personnes qui ont contribué à lutter contre la pandémie. Merci !

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Un regard sur

Un regard sur Strasbourg #1 : quai des Bateliers

Entre le n°22 et le n°26 du quai des Bateliers les maisons penchées semblent reposer les unes contre les autres, comme si elles avaient inventé leur propre définition de l’équilibre.

Entre le n°23 et le n°24 se cache un minuscule jardin en façade. Il passe inaperçu si on ne prend pas le temps de s’arrêter pour observer ce désordre organisé. La végétation semble danser entre les lanternes et les éléments accrochés çà et là autour d’une fenêtre. Des oiseaux viennent se poser quelques instants sur les branches fines. 

On en profite pour s’attarder quelques instants sur les détails des boiseries sculptées de la maison mitoyenne.

Régulièrement, de la musique s’échappe d’une fenêtre un peu plus loin au premier étage : un percussionniste joue chez lui, fenêtres ouvertes. Les curieux s’arrêtent dans la rue pour écouter son inspiration du moment : carillon, xylophone, cymbales… 

Les façades des maisons seront rénovées bientôt. Espérons que la magie continuera à opérer après les travaux.

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Nos 15 coups de cœur street art à Strasbourg

Avant de nous lancer dans un « safari street art » à Strasbourg, nous définissons généralement un périmètre de plusieurs rues. Nous scrutons alors tout autour de nous à la recherche d’un collage, d’un graffiti, d’une fresque ou d’une peinture sur un coffret électrique. Comme si nous cherchions à observer des animaux sauvages pendant un safari-photo en Afrique. Quand nous repérons un spot, nous prenons le temps de regarder l’œuvre attentivement. Nous essayons d’en déchiffrer les codes et nous la capturons en photo pour en conserver un instantané.

Nous apprécions le street art pour sa créativité et son accessibilité dans les lieux publics. Cette forme d’expression artistique fait bien plus que d’apporter de la couleur et de mettre en scène l’environnement urbain.

Voici nos 15 œuvres coups de cœur à Strasbourg