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Saisons

Strasbourg au fil des saisons : la Maison des Ponts Couverts

La Maison des Ponts Couverts est située sur un îlot des Ponts Couverts, dans le quartier historique de la Petite France à Strasbourg. Elle est gardée par deux tours fortifiées du XIVe siècle, vestiges des anciens remparts de la ville.

Au Printemps, la vue de sa tonnelle qui s’orne de glycines en fleurs, avec la Cathédrale Notre-Dame en toile de fond, est très (trop ?) appréciée par les Instagrameurs et les touristes.

Propriété de la Ville de Strasbourg depuis 1960, la Maison des Ponts Couverts est aujourd’hui un point de rencontre parents-enfants.

À chaque saison, Strasbourg se dévoile sous un nouveau visage et révèle un charme, une ambiance particulière.

En explorant Strasbourg, nous nous efforçons de capter la ville dans toutes les lumières et les nuances qu’offrent les saisons tout au long de l’année.

Aux teintes hivernales succèdent le réveil de la nature, puis la douceur estivale et les couleurs flamboyantes de l’Automne.

(Re)découvrez la Maison des Ponts Couverts à différents moments de l’année :

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Historique

Un parcours instructif à travers l’histoire de Strasbourg

Situé au cœur du quartier historique de Strasbourg, à deux pas de la Cathédrale et du Palais Rohan, le Musée Historique retrace l’histoire de Strasbourg du Moyen-Âge à la fin de la 2e Guerre Mondiale et la création des Institutions Européennes. 

Le bâtiment qui abrite aujourd’hui les collections a été construit en 1588 pour les bouchers de Strasbourg. Fermé entre 1987 et 2007, le musée a été entièrement restauré et réaménagé selon une muséographie moderne. 

Un parcours dynamique et interactif accompagne le visiteur pour mieux comprendre et appréhender le passé de Strasbourg, ville frontière au croisement de nombreuses routes et cultures. Il illustre la riche histoire de Strasbourg (commerce, inventions, artisanat, conflits, démocratie) et son évolution (esthétique, architecturale, linguistique et culturelle).

Le Musée propose un cheminement à la fois chronologique et thématique. Sont ainsi abordés le commerce et les corporations de métiers, les armes et armures au XV et XVIe siècles, les relations avec les villes voisines, l’évolution de la nationalité de Strasbourg (tour à tour allemande et française), l’artisanat et la bourgeoisie, les règlements et restrictions de tenues vestimentaires selon les classes sociales, la naissance de l’imprimerie (Gutenberg), l’Humanisme (Érasme) et la Réforme, l’annexion de Strasbourg par Louis XIV, « La Marseillaise » composée par Rouget de Lisle à Strasbourg, Kléber et les guerres de la Révolution, l’Âge d’or de l’Université de Strasbourg (chimie, médecine, zoologie), les deux Guerres Mondiales… Autant d’étapes qui ont façonné la singularité et l’identité de Strasbourg au cours des siècles.

Au premier étage, attardez-vous comme nous autour du gigantesque plan-relief de la ville en 1727 qui montre les modifications apportées aux fortifications après Vauban et essayez de localiser le bâtiment du Musée. (La ville est représentée au 1/600e, la Cathédrale au 1/500e.)

Une attention particulière a été portée à la muséographie et aux présentations interactives, pour « voir la ville avec de nouveaux yeux ». Chaque période historique est identifiée par un code couleur (vert pour l’Antiquité, rouge pour le Moyen-Âge, bleu pour les Temps Modernes…). Les explications sont didactiques et en 3 langues (français, anglais et allemand). Des tablettes tactiles complètent les informations. La présentation des pièces de la collection a été conçue comme une mise en scène. La muséographie offre un parcours sensoriel dans lequel le visiteur est invité à manipuler, à dessiner, à interagir avec le contenu présenté et à essayer des chapeaux ou des accessoires de costumes (comme le bicorne de la Belle Strasbourgeoise dont l’œuvre originale peinte par Nicolas de Largillière est exposée au Musée des Beaux-Arts). 

La combinaison des objets exposés, des peintures, des textes explicatifs et surtout de l’approche interactive et numérique (bornes interactives, QR codes à flasher) permet à chacun de composer sa visite sur mesure.

Musée Historique
📍 2 rue du Vieux Marché aux Poissons, Strasbourg

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Événement

Le Marché de Noël de Strasbourg 2021

Alors qu’en 2020 le Marché de Noël de Strasbourg a été annulé en raison de la pandémie, la féerie s’empare à nouveau de la Capitale de Noël, du 26 novembre au 26 décembre 2021. Cette édition marque une nouvelle étape dans la tradition de Noël à Strasbourg, dont le « Marché de l’Enfant Jésus » (Christkindelsmärik, en alsacien) remonte à 1570.

La période de Noël approche, Strasbourg se pare de ses habits de fête. Les places où sont installés les marchés exhalent des parfums de vin chaud, de friandises et de tartes flambées.

Pour l’édition 2021, 314 chalets, implantés sur 13 sites au centre-ville (avec un espacement plus important que lors des éditions précédentes) mettent à l’honneur l’artisanat et les spécialités locales. La place Broglie, la place de la Cathédrale, le Carré d’Or et la place Kléber sont des spots incontournables.

Place Broglie

La Place Broglie est l’un des sites historiques du marché de Noël. Cette année, en plus des chalets, un mapping, baptisé « L’Hôtel des Contes » est projeté sur la façade de l’Hôtel de Ville et présente la légende du Christkindel et l’histoire du Saint-Nicolas.

Lorsqu’il était petit, Jérôme aimait dévorer une gaufre à La Gaufre Lorraine. Les gaufres étaient préparées sur place et servies encore fumantes, tout juste sorties du moule. Il croquait à pleines dents dans la pâte moelleuse et croustillante. Il mangeait si vite que ses mains avaient à peine le temps de se réchauffer. L’épaisse couche de sucre glace qui recouvrait les carreaux finissait toujours par se répandre sur ses vêtements. Ce stand a depuis longtemps disparu de la place Broglie… mais pas le plaisir de se plonger dans ces souvenirs délicieux.

Place de la Cathédrale et place du Château

Blotti au pied de la Cathédrale, le marché de la place de la Cathédrale est pour nous le plus emblématique de Strasbourg. Sur cette place étroite, les petits chalets en bois entourés de bâtiments et de ruelles typiques, avec la Maison Kammerzell et la cathédrale en toile de fond, forment comme un cocon en pleine ville. C’est véritablement là et dans le Carré d’Or que vibre l’esprit de Noël.

La Crèche de Noël à l’intérieur de la Cathédrale est remarquable. Longue de 18 mètres, cette crèche de 1907 présente 5 scènes, de l’Annonciation à la présentation au Temple (à découvrir jusqu’au 10 janvier 2022).

La place du Château offre une autre perspective sur la cathédrale.

Place Kléber

La place Kléber accueille le Grand Sapin de Noël et le « Village du partage » (avec des stands de 90 associations).

Cette année, la décoration du sapin monumental (30 mètres de haut, 7 tonnes et 12 mètres d’envergure) revisite des traditions ancestrales : formes en bois brut, boules rouges et blanches (rappelant qu’autrefois on utilisait des pommes pour décorer le sapin), silhouettes évoquant les emporte-pièces à bredele (petits gâteaux de Noël préparés en Alsace pendant l’Avent).

Un écrin de lumière

Dès que la nuit tombe, les lumières se mettent à scintiller. 33 kilomètres de guirlandes et des centaines de décorations lumineuses éclairent la ville.

Un parcours d’illuminations offre une plongée dans la magie de Noël.

• La promenade aux étoiles souligne le thème de cette édition, « Allumons les étoiles », et la richesse du patrimoine de Strasbourg. Le parcours composé de plus de 600 étoiles relie le Square Louise-Weiss (Petite France) au pont Sainte-Madeleine, en passant notamment par la place du Marché aux Poissons et le quai des Bateliers.

• Toute la ville se transforme en écrin de lumière avec les décorations réalisées par les commerçants et la Ville de Strasbourg.

L’axe principal du cheminement mène de la rue du Vieux-Marché-aux-Poissons jusqu’au Grand Sapin de la place Kléber.

Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, la Porte des Lumières marque l’entrée de la Capitale de Noël.

Rue Mercière, des anges musiciens incitent à passer par la place de la Cathédrale.

Les ruelles du Carré d’Or (rue des Orfèvres, rue du Sanglier, rue du Chaudron) revêtent leurs plus beaux atours. Les illuminations qui associent lumière jaune orangée, guirlandes scintillantes, étoiles rouges et boules dorées donnent vie à l’enchantement de Noël dans ces ruelles étroites autour de la Cathédrale.

Rue des Grandes Arcades, des boules scintillantes, alternent avec des rideaux rouges pour mener jusqu’au Grand Sapin de la place Kléber.

Rue des Hallebardes des mannele (bonhommes, en alsacien) géants guident vers la cathédrale et la place Gutenberg.

Rue des Tonneliers, 22 tonneaux lumineux suspendus rappellent l’histoire de la rue.

Rue du Maroquin, la décoration des façades des restaurants vaut aussi le détour.

Et aussi…

Square Louise-Weiss (Petite France), du 27 novembre au 26 décembre, les ateliers du « Village de l’Avent » invitent à fabriquer décorations de Noël et cartes de vœux (nombre de places limité). Cet espace sera remplacé, du 27 décembre au 2 janvier, par le « Village de l’après » qui donnera alors des bons plans pour bien commencer l’année.

• Le marché Off (place Grimmeisen à la Petite France) propose de fêter Noël autrement en « donnant du sens à vos achats ». Ce marché éthique, solidaire et responsable met en avant les produits bios, issus du commerce équitable, de coopératives ou réalisés par des artisans indépendants. Les chalets en bois sont remplacés par des conteneurs industriels et une halle répartie en 2 espaces (ateliers, animations et conférences / bar avec une scène pour les spectacles).

• Différentes animations ponctuelles sont prévues pendant la période du marché de Noël : spectacle « 1,2,3,4… Allumons les étoiles » près du Barrage Vauban (chaque samedi à 18h), brocante (Grande Salle de l’Aubette), tour du monde des traditions de Noël (cour Saint-Nicolas), ateliers DIY (5e lieu), visites guidées, conférences et concerts.

Découvrez le détail du programme des festivités et les mesures sanitaires et de sécurité sur le site de Strasbourg, Capitale de Noël

Si vous souhaitez prolonger l’expérience, d’autres communes alsaciennes proposent aussi un marché de Noël : Haguenau, Wissembourg, Saverne, Obernai, Barr, Molsheim, Sélestat, Colmar, Riquewihr…

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Food Restaurant

Un écrin culinaire à Strasbourg : Honesty

Dès l’entrée dans le restaurant, le ton est donné. De l’élégance et du cachet.

On monte un escalier étroit pour accéder à la salle sobre et intimiste. La décoration prône les matières nobles et la lumière tamisée.

Au déjeuner, le menu se compose de 2 entrées, 3 plats et 2 desserts ; 3 entrées, 5 plats et 3 desserts le soir et le week-end. On pourra choisir entre un plat seul et une formule entrée-plat/plat-dessert ou entrée-plat-dessert.

La cuisine est moderne, créative et féminine. Les plats sont préparés avec des produits frais, de qualité, travaillés dans leur intégralité. Chaque assiette naît d’une recherche d’harmonie et d’équilibre des saveurs. Les cuissons sont maîtrisées avec justesse. Des bouchées de dégustation (mise en bouche, consommé, entremet) séparent habilement chaque moment du repas, reprenant ainsi les codes des restaurants gastronomiques.

Le souci du détail se concrétise à tous les niveaux : depuis la finesse du dressage et le soin porté aux accompagnements jusque dans le choix des sièges (particulièrement confortables) et de la vaisselle.

La carte change tous les mois au gré des saisons et de l’inspiration de la cheffe.

Honesty est le juste milieu entre restaurant gastronomique et brasserie. L’ambiance de la petite salle est chaleureuse et décontractée. C’est un lieu où se laisse prendre le temps de profiter d’un repas savoureux. Un moment de cocooning, à deux ou entre amis.

On ressent la connivence et la complémentarité du duo entre Tiffany la cheffe et Chloé en salle. Agréable et attentionnée, Chloé participe pleinement à la réussite de l’expérience.

Ce restaurant est l’illustration parfaite que l’honnêteté et la sincérité ont du bon. Une bonne pioche à Strasbourg.

Honesty
📍 2 quai Finkwiller, Strasbourg

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Tomi Ungerer

Le premier musée en France consacré à Tomi Ungerer et au dessin d’illustration du XXe siècle à aujourd’hui.

Le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration propose un parcours à travers l’œuvre du dessinateur et illustrateur d’origine alsacienne Tomi Ungerer et plus largement l’art de l’illustration. Ouvert en 2007, il est le musée le plus récent de Strasbourg.

Les collections réunissent un fond de 14 000 dessins et 1 500 jouets que Tomi Ungerer a donnés à Strasbourg ainsi que plus de 2 000 œuvres graphiques réalisées par 122 artistes français et étrangers.

Le musée est installé au cœur du quartier historique de la Neustadt, dans la Villa Greiner, un hôtel particulier construit à la fin du XIXe siècle. 

Le parcours, thématique, est réparti sur trois niveaux d’exposition :

  • Le rez-de-chaussée présente des dessins originaux de livres pour enfants et notamment les œuvres les plus connues de Tomi Ungerer comme Les Trois Brigands ou Jean de la Lune ainsi que des jouets et des planches de bandes dessinées.
  • Le premier étage est consacré aux dessins satiriques et publicitaires.
  • Le rez-de-jardin est dédié aux dessins érotiques (pour un public adulte).

Trois accrochages différents sont réalisés chaque année afin de de préserver les œuvres sur papier des agressions de la lumière et de présenter la diversité de la collection. Les dessins originaux de Tomi Ungerer sont ainsi mis en regard avec ceux de Bosc, Pascal Lemaître, R.O Blechmann, Milton Glaser, Michel Cambon, Maurice Henry…

Le parcours thématique souligne l’inventivité, la pluralité et la richesse de l’œuvre de Tomi Ungerer et des autres artistes présentés. Il témoigne aussi de leur grande capacité d’adaptation aux différents genres, supports et techniques qu’ils abordent.

Qu’il soit raffiné, comique, critique, provocateur ou truculent, le dessin transmet un vocabulaire d’expression et une vision de la société que chacun peut interpréter. Il est le lien direct et personnel que l’auteur trace avec le spectateur. Par la magie du trait, l’artiste peut se changer à sa guise en humoriste, poète et conteur pour enfant, graphiste, satiriste, caricaturiste… Une galerie de costumes que Tomi Ungerer a portés à la perfection jusqu’à sa disparition en 2019.

Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration
📍 2 avenue de la Marseillaise, Strasbourg

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Food Restaurant

Le paradis des amateurs de fromage à Strasbourg : La Cloche à Fromage

La Cloche à Fromage est un incontournable à Strasbourg pour les amateurs de fromage.

Dès l’entrée du restaurant, une agréable odeur de fromage, semblable à celle qui exhale dans une cave d’affinage, happe notre odorat. Présage d’un moment qui va ravir nos sens…

Notre regard est attiré par la cloche à fromage géante qui peut contenir jusqu’à 90 variétés différentes de fromages. Lors de la création du restaurant en 1988, elle a été classée plus grande cloche à fromage du monde par le Guinness Book des Records. La version d’origine a été remplacée en 2016 par un modèle toujours aussi grand, mais plus performant et qui respecte les normes actuelles.

Au menu : des plateaux de dégustation classés par thème, plusieurs déclinaisons de fondue (à volonté) et de raclette servie sur four et des spécialités à base de fromage. Différents plats de saison, avec ou sans fromage, sont aussi proposés à la carte.

La décoration harmonieuse de la salle nous évoque un restaurant d’alpage urbain, rehaussé de quelques touches industrielles. L’atmosphère est chaleureuse et très conviviale. Le directeur du restaurant joue parfaitement son rôle d’ambianceur de salle et de maître de cérémonie fromager. L’équipe qui l’accompagne en salle est attentive et parle au moins trois langues (français, allemand, anglais).

Les fromages sont élevés dans la cave d’affinage maison. Le maître fromager prépare les plats et les plateaux avec soin, directement à côté de la cloche. À l’image d’un peintre en saveurs, il l’utilise comme une palette pour ses créations.

On a aimé la fondue traditionnelle (au gruyère, emmental, comté, vin blanc et flambée au kirsch) et les explications du maître fromager. Intarissable sur les différents terroirs, appellations et variétés de fromages, il conte, avec verve et passion, la farandole des fromages qui composent le plateau, à déguster du plus doux au plus corsé.

La réservation est recommandée.

La Cloche à Fromage
📍 27 rue des Tonneliers, Strasbourg

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Strasbourg insolite

Strasbourg insolite : le Vent du Diable

Une légende raconte que le Diable sillonnait le monde à cheval sur le Vent. Lors de son passage à Strasbourg, il vit son portrait sculpté sur la façade de la Cathédrale. Flatté et curieux, il entra à l’intérieur pour voir si d’autres sculptures le représentaient. Mais il en fut chassé et s’enfuit si vite qu’il oublia le Vent. 

Depuis ce jour, le Vent tourne autour de la Cathédrale en attendant impatiemment que le Diable en sorte.

C’est ainsi que le vent souffle presque en permanence autour de la Cathédrale de Strasbourg.

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Alsacien

Une plongée dans le passé de l’Alsace des XVIIIe et XIXe siècles.

Le Musée Alsacien de Strasbourg est l’un des plus importants musées d’arts et de traditions populaires régionaux de France. Il propose un parcours à travers d’anciennes maisons alsaciennes reliées par des escaliers et des coursives en bois. Une plongée dans les traditions et les arts populaires en Alsace du XVIIIe et XIXe siècles.

Les reconstitutions des pièces d’un foyer alsacien (cuisine, pièce commune ou stub), d’ateliers d’artisans ou d’une officine de pharmacien et de nombreux meubles, costumes et objets (plus de 5000 exposés) témoignent de la vie rurale et domestique en Alsace à cette époque.

Le musée aborde aussi différentes thématiques : la poterie traditionnelle (Betschdorf et Soufflenheim), les âges de la vie (baptême, berceau, jouets, mariage), l’agriculture et l’artisanat ou les rites religieux en Alsace (plusieurs salles sont dédiées aux religions historiques majeures en Alsace et présentent des imageries, calligraphies et ex-voto).

Les maisons à colombages qui abritent le musée participent elles-mêmes à cette plongée dans le passé. Le visiteur alterne parcours à l’intérieur et déambulation sur les coursives extérieures en bois qui serpentent le long des façades. Le craquement du plancher sous les pas et le passage régulier de l’intérieur vers l’extérieur offrent une immersion dans l’atmosphère historique de ces demeures d’un autre temps. En cours de visite, quelques fenêtres invitent à profiter de la vue sur l’Ill, l’Ancienne Douane (sur l’autre rive de l’Ill) et la Cathédrale Notre-Dame. L’espace dédié aux expositions temporaires accueille une nouvelle exposition thématique par an.

Musée Alsacien
📍 23-25 quai Saint-Nicolas, Strasbourg

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Balade

Se promener à Strasbourg : jardin botanique

Le Jardin botanique de Strasbourg offre une parenthèse apaisante dans un écrin de verdure, en pleine ville. Il propose un parcours à travers 6000 espèces végétales du monde entier, bichonnées par des botanistes et jardiniers experts. Des espèces rares ou plus communes, des herbes aromatiques, des fleurs et un arboretum de plus de 2000 espèces d’arbres et arbustes (séquoia géant, faux noyer du Caucase, cyprès chauve…).

Le jardin s’étend sur 3,5 hectares dans le quartier de la Neustadt. Créé en 1619, il était initialement situé dans le quartier de la Krutenau (au sud-ouest du campus universitaire historique). Il a ensuite été déplacé sous le règne de l’Empereur d’Allemagne Guillaume Ier. Le jardin botanique actuel, inauguré en 1884, s’inscrivait dans le projet de construction de l’Université impériale allemande, initié en 1880.

Dès l’entrée, on s’attarde autour des petits bassins à nénuphars dans lesquels s’agitent des grenouilles farouches. Par beau temps, certaines se prélassent au soleil.

Échappez-vous un moment dans la serre tropicale. Une sélection d’espèces exotiques (palmiers, grands ficus, monsteras aux feuilles gigantesques…) s’épanouit dans un environnement chaud et humide. Les jours de grande canicule, en ressortant, on a presque l’impression qu’il fait frais à l’extérieur.

Ce jardin paisible est idéal pour se ressourcer et arrêter la course du temps. On bouquine à l’ombre du feuillage d’un arbre séculaire. On s’installe sur l’un des nombreux bancs. On flâne sur le chemin qui serpente autour de la serre de Bary, contourne l’observatoire astronomique, puis tortille le long d’un étang et passe à côté de plusieurs petites bambouseraies.

Le clocher de l’église Saint-Maurice en arrière-plan se reflète à plusieurs reprises à la surface lisse de l’étang. Ce miroir immobile est seulement interrompu par les ondulations d’un poisson remonté à la surface.

On éprouve la sensation agréable d’être comme enveloppé dans une couverture végétale bienveillante. On s’imprègne de l’atmosphère de ce lieu où règnent une sérénité et une quiétude comparables à celles qui infusent dans certains jardins japonais.

  • Le Jardin botanique de Strasbourg est un jardin universitaire généralement accessible au public l’après-midi : vérifiez au préalable les horaires d’ouverture. L’entrée est gratuite.
  • Pour les activités sportives ou un pique-nique, privilégiez un autre parc à proximité (Orangerie, Contades ou le jardin de l’Université juste à côté).
  • L’entrée du jardin se fait par l’allée Anton de Bary, petite rue piétonne perpendiculaire à la rue Goethe et à la rue de l’Université.

🔗 Plus d’infos et horaires d’ouverture

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Voyage

Hôtel collection : Amerikalinjen, Oslo

Idéalement placé au cœur du centre-ville d’OsloAmerikalinjen est un boutique-hôtel 4* dans l’ancien bâtiment de la Norwegian America Line, paquebots mythiques qui reliaient au XXe siècle la Norvège à l’Amerique. 

Le bâtiment de style néo-baroque a été construit en 1919, à l’époque où les voyages transatlantiques en paquebot cristallisaient les espoirs de milliers de Norvégiens, vers un nouveau monde d’opportunités, symbolisé par le Rêve Américain. 

La façade rouge du bâtiment est ornée d’éléments marins de la mythologie grecques (tritons, néréides).

La réhabilitation de l’intérieur, particulièrement réussie, conserve l’esprit du lieu, tout en apportant une touche élégante de modernité. Le design est soigné, raffiné et fonctionnel. Rien n’est superflu, ni ostentatoire. Tout a été pensé pour agrémenter et simplifier le séjour du voyageur.

L’esthétique harmonieuse des différents espaces – réception, salon, bar (Pier 42), brasserie (Atlas) et chambres – s’inscrit dans l’héritage des paquebots du XXe siècle. Elle associe luxe (matériaux nobles comme le velours, le cuir ou le marbre) et minimalisme urbain (carrelage métro, palette monochrome et accents de couleur, miroirs patinés et luminaires de style industriel). De grandes malles servent de tables basses dans le salon de la réception.

Un espace commun au premier étage (2e étage norvégien) a été aménagé avec les éléments de l’intérieur du dernier navire de la Ligne. 

Les chambres sont très confortables et élégantes. La décoration est, elle aussi, inspirée des cabines des paquebots qui reliaient la Norvège et l’Amérique : grand lit, bureau, détails en noir et blanc, bois blond, objets et luminaires de designers norvégiens, douche à l’italienne. Blottis sous les couvertures d’un lit moelleux, on a la sensation de s’endormir paisiblement à bord d’un navire immobile. 

L’équipe (réception, petit déjeuner) est accueillante, attentive et réactive. Le petit déjeuner (actuellement servi à table en raison des mesures sanitaires) est copieux et varié. Une attention particulière est portée aux allergies et intolérances alimentaires des convives. 

L’hôtel Amerikalinjen est le lieu parfait pour un moment cocooning. On peut y séjourner une ou plusieurs nuits ou s’imprégner de l’atmosphère lors d’un diner à la brasserie Atlas ou en prenant un verre au bar Pier 42.

On a aimé

  • L’emplacement en plein cœur du centre-ville d’Oslo : juste en face de la gare ferroviaire et à deux pas de l’Opéra et du quartier vibrant de Bjørvika
  • La décoration et l’esthétique maritime du lieu (et notamment le jardin d’hiver où il fait bon prendre le petit déjeuner)
  • La disponibilité chaleureuse de l’équipe

Hôtel Amerikalinjen
📍 Jernbanetorget 2, Oslo
🔗 Voir le site (en anglais)

Nous avons séjourné à l’hôtel Amerikalinjen au cours de l’été 2021. Cet article reflète notre avis et n’a fait l’objet d’aucune compensation financière.

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le MAMCS

« Joyeuses frictions » de 1870 à nos jours.

Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS pour les intimes) est l’un des seuls musées français à présenter un parcours représentatif de l’art d’Europe occidentale de 1870 à nos jours.

Le bâtiment de 13 000 m2 dialogue avec l’Ill et le quartier historique de la Petite France. Comme le souligne son architecte Adrien Fainsilber : « les relations avec l’eau, la lumière et la ville historique ont fortement marqué l’organisation du site et celle du musée. » Particularité du bâtiment : sa vaste nef centrale en partie vitrée, imaginée comme une « rue intérieure ». Véritable colonne vertébrale du musée, elle permet un parcours à la fois ouvert et lisible.

Lors de son inauguration en 1998, les deux étages du musée se répartissaient entre le rez-de-chaussée consacré à l’art moderne et aux expositions temporaires et les quatre grandes salles du premier étage dédiées à l’art contemporain.

En 2018 le MAMCS a célébré ses 20 ans. Le parcours de visite des collections permanentes sur les deux niveaux a été entièrement repensé avec un nouvel accrochage intitulé « Joyeuses frictions ». Cette nouvelle approche s’est construite autour des artistes marquants de la collection : Doré, Monet, Signac, Pissarro, Sisley, Rodin, Arp, Kandinsky, Kupka, Picasso, Séchas, Brauner…

L’art moderne et l’art contemporain sont désormais associés au rez-de-chaussée et au premier étage. Les différentes techniques (peinture, sculpture, dessin, gravure, photographie, installation, vidéo) sont réunies et classées selon une dizaine de sections thématiques. Des espaces, comme le Studio, ont été créés au cœur du parcours de visite et invitent le visiteur à l’interactivité. Trois à quatre expositions temporaires sont organisées chaque année. À découvrir aussi : la fresque extérieure « From the Air We Share » du collectif FAILE qui s’étend sur 1000 m2 devant l’entrée du musée.

En plus des espaces d’exposition, le MAMCS compte aussi un auditorium, une librairie-boutique, une bibliothèque et un café. Ne manquez pas la terrasse de l’Art Café qui offre un panorama unique sur le Barrage Vauban, la Petite France et la Cathédrale Notre-Dame.

Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
📍 1 place Hans Jean Arp, Strasbourg

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Strasbourg insolite

Strasbourg insolite : la Maison Égyptienne

La Maison Égyptienne, située dans le quartier de la Neustadt (10 rue du Général Rapp) a été dessinée par le jeune architecte autodidacte Franz Scheyder au début du XXe siècle. Son style mêle l’Art Nouveau à une interprétation idéalisée de l’art de l’Egypte ancienne. Cette maison insolite se caractérise notamment par une grande fresque centrale et des balcons en fer forgé décorés de chauves-souris stylisées.

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Top

Top 5 des choses à voir à Strasbourg

Vous cherchez une ville agréable et dynamique où passer un week-end en famille, entre amis, en solo ou en amoureux ? Strasbourg est la destination idéale !


Strasbourg est une ville à taille humaine. Ni trop grande, ni trop petite. Les différents points d’intérêt peuvent être facilement reliés à pied ou à vélo. La Grande Île (le centre historique entouré par la rivière Ill, pour simplifier) et le quartier de la Neustadt sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. À proximité directe de l’Allemagne (accessible en tram), Strasbourg est une ville internationale qui accueille de nombreuses Institutions Européennes.


Pour ne rien manquer des visites essentielles lors de votre première exploration, voici les 5 incontournables de Strasbourg :

• La Cathédrale Notre-Dame
la Petite France
• la Neustadt
• le quartier européen et l’Orangerie
• l’Ill et ses quais

Envie de vous laisser guider ?

La Cathédrale Notre-Dame. Ce joyau gothique de dentelle de pierre doté d’une seule flèche de 142 mètres fut jusqu’au XIXe siècle l’édifice le plus élevé de la chrétienté. Profitez de sa façade depuis la rue Mercière, le parvis et la place du Château, glissez-vous à l’intérieur pour voir la rosace, les statues remarquables et l’horloge astronomique ou prenez de la hauteur en montant à la plateforme. On vous en dit plus ici

La Petite France. Ce quartier pittoresque du vieux Strasbourg au bord de l’Ill a accueilli les meuniers et tanneurs à partir du Moyen-Âge. Promenez-vous dans les ruelles pavées entre les maisons à colombages. Ne manquez pas les Ponts Couverts, le Barrage Vauban et sa terrasse ainsi que le Musée d’Art Moderne. On vous en dit plus ici

La Neustadt. L’ancien quartier impérial allemand est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2017. L’avenue de la Liberté qui relie le Palais Universitaire à la place de la République mêle différents styles architecturaux. Les bâtiments du Palais du Rhin, du Théâtre National (TNS) et de la Bibliothèque Nationale (BNU) sont emblématiques de la Neustadt. On vous en dit plus ici

Le quartier européen et le parc de l’Orangerie. Strasbourg regroupe plusieurs institutions Européennes dont le Parlement Européen, le Conseil de l’Europe ou la Cour Européenne des Droits de l’Homme. L’architecture du Parlement Européen, dont la structure particulière représente l’Europe en cours de construction, marque ce quartier de son empreinte. Avec ses 26 hectares, le parc de l’Orangerie est le plus ancien poumon vert de Strasbourg. On vous en dit plus ici

L’Ill et ses quais. Les quais et les berges de l’Ill, la rivière qui entoure Strasbourg, se prêtent à la promenade au fil de l’eau. Le quai des Bateliers, entièrement piéton, est propice à la flânerie. Si la météo le permet, un tour des berges de l’Ill s’impose. Vous pourrez aussi découvrir la ville en bateau-mouche. On vous en dit plus ici

Laissez-vous guider !

Nous avons préparé pour vous un itinéraire complet, idéal pour une première découverte de Strasbourg un samedi et un dimanche. Tout est prêt : des explications synthétiques (pas trop, juste ce qu’il faut), des liens utiles, des bonnes adresses et un tracé à suivre sur Google Maps.

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Café Food Restaurant

Manger healthy à Strasbourg : Le Café potager 

Le Café potager est un « fast good » au centre-ville de Strasbourg.

Les plats froids ou chauds (salades, bowls, quiches) sont répartis sur le comptoir. Différentes options végétariennes, vegan ou sans gluten sont aussi prévues. Avec la formule déjeuner ou brunch, le plat est accompagné d’une entrée ou d’un dessert (tartes, cheesecake, salade de fruits, cookie, panna cotta…)

Le café de différentes origines est torréfié à Strasbourg et décliné sous différentes formes (americano, cold brew, espresso, moccacino, latte macchiato…). Le thé chaud ou glacé vient du Thé des Muses. On peut aussi opter pour un jus de fruits frais, une limonade ou une citronnade.

Les plats sont goûteux et préparés avec des produits frais. L’équipe de baristas est souriante et accueillante.

On peut profiter du repas à l’intérieur, en terrasse sur la rue des Francs-Bourgeois l’été ou à emporter.

À l’intérieur, on a aimé le cadre verdoyant rehaussé de bois clair, de métal et de bulbes lumineux.

À noter : le wifi gratuit et les prises pour recharger téléphone ou ordinateur.

Le Café potager
📍 5 rue des Francs-Bourgeois, Strasbourg

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée des Beaux Arts

Un aperçu de 500 ans de peinture en Europe.

Le Musée des Beaux-Arts est situé au premier étage du Palais Rohan, qui abrite aussi le Musée des Arts décoratifs et le Musée Archéologique. Conçu sur le modèle des grands hôtels parisiens entre cour et jardin, le Palais Rohan a été construit entre 1732 et 1742 d’après les plans du Premier architecte du Roi pour le cardinal de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg. Après la Révolution, le Palais a servi de résidence impériale et royale puis est devenu un musée après 1870.

Le Musée des Beaux-Arts présente un aperçu de la peinture en Europe depuis le Moyen-Âge jusqu’à 1870. Les vingt salles du Musée retracent ainsi cinq siècles de peinture, dont les Primitifs de la peinture européenne, la Renaissance italienne, les scènes de genre et les paysages nordiques, les natures mortes et vanités, les paysages hollandais du XVIIe siècle, la Nature et les portraits du XIXe siècle, avec notamment des œuvres de Giotto, Titien, El Greco, Botticelli, Raphaël, Rubens, Goya, van Dyck, Delacroix, Chassériau, Corot ou encore Courbet.

L’architecture raffinée du Palais sert d’écrin à la collection du Musée. Les murs aux couleurs vives et l’éclairage soigné mettent en valeur les œuvres, accentuent les teintes et soulignent les contrastes. Le plancher blond, qui craque sous les pas, contribue lui aussi à plonger le visiteur dans un autre temps. En plus des œuvres, les fenêtres qui donnent sur la cour d’honneur du Palais Rohan, la façade et la flèche imposante de la Cathédrale attirent le regard.

Comme d’autres visiteurs certainement, nous avons été saisis par le magnétisme de La Belle Strasbourgeoise de Nicolas de Largillière. Ce portrait, peint en 1703 et reconnaissable à son imposant bicorne, est l’un des chefs-d’œuvre du Musée. Il se dévoile progressivement au bout d’un long corridor ornemental aux murs bleu cobalt rehaussés de moulures, de dorures et de colonnes corinthiennes. Nous avons ainsi vécu la concrétisation parfaite de ce qu’avait affirmé Roger de Piles en 1708 : « La véritable peinture doit appeler son spectateur … et le spectateur, surpris, doit aller à elle, comme pour entrer en conversation. »

Musée des Beaux-Arts
📍 2 place du Château, Strasbourg

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Balade

Chevaucher la frontière au Jardin des Deux Rives

Le Jardin des Deux Rives s’étend sur 150 hectares et se compose de deux demi-jardins de chaque côté du Rhin, reliés par une passerelle haubanée. Inauguré en 2004, ce parc paysager transfrontalier symbolise l’amitié franco-allemande.

Côté français, à Strasbourg, on entre en longeant le centre équestre ou en remontant le Sentier des planètes (au milieu). Sur ce parcours de 281 mètres, le système solaire est réduit 16 milliards de fois pour donner un aperçu des distances qui séparent le Soleil des différentes planètes du système solaire.

L’exploration du Jardin dévoile :
– un mur d’eau (en demi-cercle, de part et d’autre de l’axe central)
– des jardins thématiques et éphémères qui invitent à la rêverie
– une grande pelouse qui accueille des expositions florales et des événements culturels en été (concerts de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg ou cinéma en plein air)
– un parcours de sculptures (de Sylvie Blocher, Andrea Blum, Tadashi Kawamata, Philippe Lepeut et Akio Suzuki) qui se poursuit côté allemand
– des tables de pique-nique
– des aires de jeux
– un boulodrome.

• On traverse la Passerelle des Deux Rives (réservée aux piétons et aux cyclistes) qui enjambe le Rhin. Cette passerelle haubanée de l’architecte Marc Mimram a été conçue comme un trait d’union entre la France et l’Allemagne. Ses deux tabliers se rejoignent pour former une plateforme centrale au milieu du Rhin. On s’y attarde un moment pour profiter de la vue ou observer le passage d’une péniche.

Côté allemand, à Kehl, une promenade paisible, asphaltée, ombragée et bien entretenue (der blaue Weg) serpente au bord de l’eau.

Chacun peut profiter du Jardin selon son envie :
– plutôt contemplatif : le chemin est émaillé de bancs à intervalles réguliers
sportif : profitez du parcours d’agrès
amateur de plantes : explorez le Jardin Biblique
ufologue : entrez dans une soucoupe volante (UFO, un espace d’exposition)
amateurs d’art : admirez les sculptures, dont Begegnung de Josef Fromm (qui symbolise notamment la rencontre franco-allemande) et les Roses Frontalières de Thomas Rother (en hommage aux résistants français assassinés quelques heures après la libération de Strasbourg en 1944).

On peut s’éloigner un moment du bord de l’eau pour prendre de la hauteur et monter sur la Tour du sapin blanc (Weisstannenturm). À une hauteur de 44 mètres, cette tour offre un beau point de vue sur le Rhin, la Cathédrale de Strasbourg et par temps clair jusqu’à la Forêt Noire et les Vosges.

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Top

Nos 15 coups de cœur street art à Strasbourg

Avant de nous lancer dans un « safari street art » à Strasbourg, nous définissons généralement un périmètre de plusieurs rues. Nous scrutons alors tout autour de nous à la recherche d’un collage, d’un graffiti, d’une fresque ou d’une peinture sur un coffret électrique. Comme si nous cherchions à observer des animaux sauvages pendant un safari-photo en Afrique. Quand nous repérons un spot, nous prenons le temps de regarder l’œuvre attentivement. Nous essayons d’en déchiffrer les codes et nous la capturons en photo pour en conserver un instantané.

Nous apprécions le street art pour sa créativité et son accessibilité dans les lieux publics. Cette forme d’expression artistique fait bien plus que d’apporter de la couleur et de mettre en scène l’environnement urbain.

Voici nos 15 œuvres coups de cœur à Strasbourg

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Saisons

La floraison des glycines à Strasbourg

Après les magnolias en fleur, la floraison des glycines est un marqueur de l’arrivée du printemps et du début de l’été. Certaines façades se parent de terrasses rampantes colorées, d’escaliers en colimaçon naturels, de cascades pétillantes de mauve ou de blanc. Les tonnelles s’habillent de leur robe printanière et se prélassent au soleil. Chaque année, ces grappes grimpantes séduisent les photographes, les esthètes et les amateurs de fleurs. Elles attirent aussi les abeilles et les bourdons qui se délectent de leur nectar.

Retour en images sur la floraison des glycines à Strasbourg :

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Strasbourg insolite

Strasbourg insolite : le Büchmesser

Situé à l’angle de la rue Mercière et de la place de la Cathédrale, le pilier mesureur de ventre, « Büchmesser » en alsacien, date de 1567 et a été restauré en 2016.

Ce pilier en grès rose, emblématique de Strasbourg, est l’héritage d’une tradition qui remonte au XIVe siècle. 

Les bourgeois membres du Conseil de la ville, l’utilisaient comme gabarit pour mesurer leur embonpoint chaque année lors du Schwoertag, jour où ils juraient fidélité à la Constitution. Après cette cérémonie, ils rendaient visite aux différentes corporations et participaient à un banquet. Ensuite, s’ils n’arrivaient pas à passer de profil dans l’espace entre ce pilier et le mur de la maison, le moment était venu pour eux de faire un régime. 

Essayez, vous aussi, de vous glisser entre le pilier mesureur de ventre et le mur. Le passage fait 35 centimètres ! 

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Saisons

12 lieux pour voir les magnolias en fleur à Strasbourg

Chaque année au Printemps, à différents endroits de Strasbourg, les arbres se transforment en nuages de rose et de blanc. La nature nous offre, pour quelques jours seulement, ces témoignages de beauté éphémère.

Les magnolias en fleur sont le signe anonciateur du retour du Printemps et de l’arrivée l’imminente de la douceur estivale.

Les strasbourgeois et les visiteurs de passage se pressent pour les admirer, les photographier, faire des selfies ou s’installent simplement au pied d’un arbre pour profiter de la belle saison.

Nous avons identifié 12 points de vue privilégiés, accessibles librement sur l’espace public, pour observer les magnolias en fleur à Strasbourg :

🌐 Agrandir la carte »

• Place de la République, dans le jardin au milieu de la place : plusieurs magnolias aux extrémités nord et sud du parc. Certainement l’un des spots les plus beaux et les plus prisés pour voir les magnolias en fleur à Strasbourg.

• Quai Koch, en contrebas du pont Royal. Au bord de l’eau, un point de vue idéal sur l’église Saint-Paul.

• Place Brant, près de l’arrêt de bus, devant le café Brant. Ce grand magnolia met en valeur la place Brant. La vue vers le Palais Universitaire est particulièrement insolite.

• Place Broglie, dans le jardin du Palais du Gouverneur militaire 

• Parc de Contades, au nord-est du parc, près de la passerelle des Arquebusiers. Un très joli coin pour profiter du calme de ce parc.

• Parc de l’Orangerie, autour du Pavillon Joséphine

• Lycée des Pontonniers, visible depuis le pont Saint-Etienne et les berges de l’Ill en contrebas

• À l’arrière de l’église Saint-Pierre le Jeune catholique, au croisement de la rue Saint-Arbogast et de la rue du Général de Castelnau

• Au niveau du 5 rue Fischart (bâtiment des anciennes Archives Départementales)

• À l’angle du quai Lézay-Marnésia et de la rue des Récollets, dans un jardin visible depuis la rue

• Sur le Campus de l’Esplanade, entre la Faculté des langues et l’Institut de Chimie biologique 

• Place de l’Étoile, au niveau de l’entrée principale de l’Hôtel de Ville