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Food Restaurant

Manger alsacien à Strasbourg : le Pont Corbeau

Derrière des vitres en culs de bouteilles se dévoile une winstub familiale où se mêlent authenticité, convivialité et traditions alsaciennes.  

Le cadre du Pont Corbeau est chaleureux et typique : boiseries et chaises en bois avec dossier en cœur, illustrations alsaciennes aux murs (notamment de Tomi Ungerer et Hansi), pichets en poterie de Betschdorf… 

L’ambiance rustique nous plonge dans un autre temps. À l’abri de la devanture, on se sent comme enveloppés dans un cocon, préservés du monde extérieur. Cette winstub est comme une extension du Musée Alsacien, situé juste à côté et dédié aux arts et traditions populaires de la région.  

La carte met à l’honneur les spécialités régionales : choucroute garnie, tête de veau, jambonneau, grumbeereckiechle (galettes de pommes de terre), munster… Les plats goûteux et généreux apportent le réconfort de la cuisine alsacienne.  

Le Pont Corbeau est aussi et surtout une histoire de famille. Depuis plus de 40 ans, Christophe Andt, rejoint par sa fille Coralie, perpétuent et défendent la convivialité et le terroir alsaciens.  Cet ancrage familial ajoute du caractère, une identité forte et un supplément d’âme à cette winstub. 

Père et fille veillent aussi amoureusement sur une belle cave à vins qu’ils ont enrichie au fur et à mesure de leurs rencontres régulières avec les viticulteurs.

Au Pont Corbeau, on ne sert pas seulement des spécialités et des vins locaux. On partage une passion chevillée au corps pour l’Alsace, sa gastronomie et ses produits.  

Au Pont Corbeau
📍21 quai Saint Nicolas, Strasbourg

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Food Restaurant

Un restaurant chaleureux à Strasbourg : l’Éveil des Sens

L’Éveil des Sens : ce nom est à lui tout seul une invitation à la découverte.

Ce restaurant semi-gastronomique est installé dans une petite maison alsacienne au cœur du quartier historique de la Petite France. Le chef propose une cuisine élaborée qui allie habilement originalité et tradition. Chaque assiette, dressée avec soin, est un régal pour les yeux et exhale des parfums délicats. Les associations de saveurs sont profondes et bien équilibrées.

La carte (composée de 4 entrées, 4 plats et 4 desserts) change tous les 2 mois et selon les saisons. Bien que réduite, chacun pourra trouver son bonheur.

L’équipe en salle est bienveillante. L’ambiance est charmante et conviviale. Le décor boisé aux poutres apparentes est chaleureux.

L’Éveil des Sens est le lieu parfait pour un repas en amoureux ou entre amis.

On a aimé l’ambiance tamisée de la salle au premier étage (au dîner), les dressages appétissants, les plats modernes et réconfortants et le bon rapport qualité-prix. Côté plats : la justesse de l’œuf poché, morilles et crème fumée (avec plusieurs morilles entières), les saveurs exotiques du filet de lieu jaune, haricots coco au lait de coco et citron vert et la fraîcheur du tonnelet de riz au lait, yuzu et speculoos.

L’Éveil des Sens
📍Rue des dentelles, Strasbourg

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Voyage

Nos coups de cœur à Stockholm

Comme Oslo, Stockholm fait partie de ces grandes villes d’Europe du Nord à la réputation discrète. Elle n’a pourtant rien d’une belle endormie ennuyeuse.

Son orientation vers l’innovation et les nouvelles technologies ne l’empêche pas d’être en harmonie avec son patrimoine et ses traditions séculaires.

Les rues pavées et les maisons colorées de la vieille ville (où le temps semble s’être arrêté) contrastent habilement avec une riche actualité culturelle, des designers audacieux et une scène gastronomique locale en plein essor.

L’une des caractéristiques majeures de Stockholm est l’omniprésence de l’eau. La « ville qui flotte sur l’eau », aussi appelée « Venise du Nord », est construite sur 14 îles, entre la Mer Baltique (à l’est) et le lac Mälaren (à l’Ouest). En plus d’être comme posée sur l’eau, la ville est entourée par la nature, notamment avec de nombreux espaces verts et le parc de Djurgården, premier parc urbain au monde. C’est certainement cette forte proximité avec la nature qui incite ses 975 000 habitants à adopter un comportement responsable et en fait l’une des capitales les plus écologiques d’Europe.

Stockholm est l’illustration parfaite que les différences ne sont pas forcément contradictoires mais sont une force. Ces ambivalences participent à son identité et créent une douceur de vivre, propice au lâcher-prise.

La capitale suédoise vaut clairement qu’on prenne le temps de la découvrir pour apprécier son charme singulier, le temps d’un week-end prolongé par exemple. Au départ de Strasbourg, elle est accessible en avion, via Francfort ou Paris.

Retour sur nos principaux coups de cœur et quelques incontournables de Stockholm

Les différents points d’intérêt de Stockholm sont relativement proches les uns des autres et peuvent ainsi être facilement reliés à pied. Marcher d’île en île le long de l’eau permet de profiter pleinement des magnifiques panoramas.

Pour changer de perspective, il est possible de faire un petit tour en bateau pour le prix d’un ticket de bus. Notre recommandation : prendre le ferry 80 (bateau de la compagnie de transport SL) de Nybrokajen (au centre-ville) jusqu’à Almänna Gränd (arrêt du parc d’attraction Gröna Lund) ou plus loin Blockhusudden.

Gamla Stan, la vieille ville. Flâner au hasard des rues et des ruelles pavées, particulièrement bien conservées, nous plonge dans le Stockholm d’un autre temps. Le centre historique invite à l’exploration : profiter de l’atmosphère des ruelles étroites, admirer les maisons colorées des XVIIe et XVIIIe siècles et les petits squares cachés. S’attarder devant les vitrines de quelques antiquaires, galeries, cordonniers, menuisiers, artisans joailliers : des métiers et des savoir-faire perpétués à Gamla Stan. À l’écart des principales artères touristiques, s’arrêter dans un café pour prendre un fika (café à la mode suédoise) et déguster un kanelbulle (une brioche roulée à la cannelle). Les incontournables de la vieille ville : Österlånggatan, Vesterlånggatan, Prästgatan et Stortorget.

• Le pont de Skeppsholmen est l’un des ponts caractéristiques de Stockholm, avec ses deux couronnes dorées. Il offre un point de vue magnifique sur la vieille ville. Sur l’autre rive du pont, le tour de Skeppsholmen (l‘îlot aux navires) est une promenade agréable (env. 30 min.) : première étape, l’imposant trois-mâts af Chapman (transformé en auberge de jeunesse), on continue ensuite sur Kastellholmen (l’îlot au château) et vers le belvédère qui offre une belle vue sur l’autre rive. Le quai Norra Brobänken (où sont amarrés des dizaines d’anciens navires bichonnés par leurs propriétaires) permet de rejoindre le pont de Skeppsholmen.

• L’Hôtel de Ville. La silhouette de la tour de l’Hôtel de Ville, avec sa flèche ornée de Trois Couronnes, est l’une des plus connues de Stockholm. Nous avons profité un long moment de la cour intérieure ornée d’arcades et de la vaste terrasse, comme posée à fleur d’eau. Un petit air de Palais des Doges à Venise. Lors de notre visite, un couple avait choisi cet endroit emblématique pour ses photos de mariage. Pour prendre un peu de recul sur la tour, le point de vue depuis Evert Taubes Terrass est idéal.

Strandvägen : une avenue prestigieuse bordée de demeures bourgeoises et d’hôtels particuliers, le long du front de mer. Longue d’1,2 km, elle relie la place Nybroplan à Djurgården.

Djurgården. Ancien terrain de chasse du roi, Djurgården est le premier parc urbain au monde. Ce vaste espace vert (279 ha) offre des kilomètres de promenade paisible au bord de l’eau. Djurgården regroupe aussi des restaurants, des hôtels, un parc d’attraction (Gröna Lund) et des musées majeurs, dont le Musée Vasa, le Musée nordique et Skansen.

• Les Halles Saluhall. Nous avons découvert ces halles au hasard de notre exploration du quartier d’Östermalm (le quartier de l’est). Notre attention a d’abord été attirée par l’impressionnante architecture en briques rouges du bâtiment. À l’intérieur, la structure monumentale en fer forgé a gardé son âme du XIXe siècle. Les étals élégants en bois sculpté et les restaurants proposent des produits frais et appétissants.

À découvrir aussi :

• Le Musée Vasa (à Djurgården) Le Vasa est le navire du XVIIe siècle le mieux conservé au monde. Orné de sculptures ciselées, il est encore constitué à 98 % de ses pièces d’origine.

Skansen (à Djurgården), le plus ancien musée en plein air du monde.

• Le parvis du Palais Royal. Avec plus de 600 pièces, le Palais Royal de Stockholm est l’un des plus grands palais d’Europe. Il est la résidence officielle du roi de Suède.

Fotografiska. Installé dans un bâtiment en briques rouges du début du XXe siècle sur les rives de la mer Baltique, le musée Fotografiska est l’un des plus grands lieux dédiés à la photographie contemporaine.

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Hôtel

Un hôtel à Strasbourg : le LÉONOR

Nous avions remarqué, il y a quelques années, qu’un petit arbre avait poussé sur la façade de l’ancien hôtel de police, au numéro 11 de la rue de la Nuée Bleue à Strasbourg (rue qui relie la place Broglie et les quais de l’Ill). Ce bâtiment, inoccupé de 2010 à 2017, a depuis été entièrement réhabilité après 4 ans de travaux. Le petit arbre installé sur la façade a disparu et le commissariat a été magnifiquement sublimé en hôtel 4 étoiles.

Ouvert depuis fin 2021, l’hôtel LÉONOR a été imaginé comme un lieu de vie ouvert sur la ville. Le contraste entre la façade majestueuse du XIXe siècle et le hall de réception contemporain signent une belle entrée en matière.

Les espaces s’articulent autour d’une cour intérieure à ciel ouvert de 500 m2. L’hôtel dispose d’un bar lounge et d’un restaurant doté de sa propre signature culinaire.

La carte « Anytime » répond à toutes les envies, quel que soit le moment de la journée. Nos coups de cœur : au goûter, Chocolat praliné, glace noisette, un dôme de noisette surmonté de pétales de chocolat et accompagné d’une glace noisette, avec un thé noir fleuri et fruité, Marco Polo, de Mariages Frères. Le comble du luxe : «Stéphanie, t’as un peu de feuille d’or sur la lèvre…».

Le soir, ambiance lounge, autour de cocktails, uppercuts gustatifs gingembre/épices avec Ninette à la Cour (à base de vodka infusée au thé noir, liqueur de gingembre, poire, sirop d’épices, citron jaune) et mezcal/piment avec Les Amants Magnifiques (mezcal, extrait de mangue, teinture au piment, sirop d’agave et citron vert).

La décoration intérieure, signée par Jean-Philippe Nuel, référence mondiale du design d’hôtels de luxe, mêle habilement tradition et modernité. Le studio a désacralisé le lieu pour apporter une approche plus décontractée. Ce dialogue avec l’histoire nourrit l’identité du LÉONOR.

Côté nuit : 116 chambres et suites sont réparties sur 3 étages. 5 niveaux de confort sont proposés : de la chambre classique à la suite.

Dès la réservation, le questionnaire auquel nous avions été invités à répondre par e-mail marquait déjà le début de notre expérience. Tout est prévu pour faciliter notre check-in, s’adapter à nos besoins et à nos envies et agrémenter notre séjour à Strasbourg.

La décoration moderne des chambres allie ocre et teintes chaudes, matières brutes et naturelles, mobilier chiné et conçu sur mesure. Maîtres-mots : sérénité, raffinement, confort et bien-être.

Dans chaque chambre, un mur de papier peint ocre rouge, aux motifs semi-effacés par le temps, rappelle que ce lieu est chargé d’histoire.

L’ancienne demeure du Maréchal Léonor Marie du Maine de Bourg (gouverneur Général d’Alsace, puis Maréchal de France), à qui le LÉONOR doit son nom, a bien changé. Digne héritier de son riche passé, cet hôtel particulier a été transformé avec goût en lieu contemporain agréable et tient parfaitement sa promesse de nouvelle place to live à Strasbourg ! Le petit arbre, qui avait aiguisé notre curiosité, était le signe avant-coureur que quelque chose de singulier allait se passer ici. Mais à l’époque nous ne le savions pas encore.

Nous reviendrons certainement bientôt en mode épicuriens épicurieux pour déguster les plats du restaurant, imaginés par les chefs étoilés Nicolas Stamm-Corby et Serge Schaal, et profiter de la terrasse d’été sur la cour intérieure.

On a aimé

  • La décoration intérieure soignée qui respecte l’esprit des lieux
  • Les équipes de réception et du bar bienveillantes, attentionnées et décontractées
  • L‘ambiance moderne, apaisante et feutrée

Hôtel LÉONOR
📍 11 rue de la Nuée Bleue, Strasbourg

Nous avons séjourné à l’hôtel LÉONOR au cours de l’hiver 2022. Cet article reflète notre avis et n’a fait l’objet d’aucune compensation financière.

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Food Restaurant

Un restaurant gastronomique en Alsace : La Merise

Laubach, petit village de 300 habitants, se dévoile après une demi-heure de route depuis Strasbourg. C’est là, au cœur de la campagne alsacienne, que Cédric et Christelle Deckert ont choisi d’installer leur restaurant gastronomique (2 étoiles Michelin), La Merise.

Lovée dans un environnement paisible et champêtre, cette maison de style alsacien traditionnel est entourée par un verger, un jardin aromatique et plusieurs ruches.

La décoration intérieure est sobre et classique, un assemblage harmonieux de matériaux nobles. L’ambiance est à la fois apaisante et lumineuse.

On se laisse volontiers guider par l’équipe en salle, bienveillante et attentionnée, et par le sommelier qui veille sur une cave de 5000 bouteilles.

La cuisine mise sur l’authenticité, la précision et surtout sur la lisibilité. Cette recherche de lisibilité commence dès les énoncés sur la carte qui sont clairs et facilement compréhensibles.

Chaque assiette est préparée avec soin et finesse. Les produits de saison sont mis à l’honneur et sublimés. Les dressages sont harmonieux, élégants et graphiques. Les plats du menu Découverte se succèdent à un rythme qui permet de profiter pleinement de l’expérience.

Le chef se réapproprie subtilement les classiques et certaines spécialités de son l’enfance, en les mêlant à de multiples influences. Les goûts sont francs, sans mélange ostentatoire. L’équilibre des saveurs est parfaitement maîtrisé.

Devenue en peu de temps une référence gastronomique en Alsace, La Merise enchaîne les distinctions depuis sa création en 2016 : première étoile au Guide Michelin en 2018, deuxième étoile en 2021. Le restaurant a intégré récemment l’association prestigieuse des Grandes Tables du Monde.

On a aimé la justesse des cuissons et la précision des jus. L’audace, l’inventivité des combinaisons et l’harmonie des saveurs. La gourmandise régressive des desserts. Dans le menu Découverte, citons en particulier les parfums délicats et enveloppants du rouget Barbet au curry de Madras, qui nous transportent instantanément sur un marché aux épices du sud de l’Inde, et l’association avec la fraîcheur de la soupe de coco ; la texture fondante de la poitrine de pigeon rôtie et la puissance subtile du jus réduit au gingembre.

La Merise
📍7 rue d’Eschbach, 67580 Laubach

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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : Colmar

Une excursion à moins d’une heure de Strasbourg, à la découverte de Colmar. Riche d’un patrimoine allant du Moyen-Âge au XIXe siècle, cette ville est l’une des perles de l’Alsace.

Colmar est facilement accessible depuis Strasbourg en voiture ou en train. Plus de 40 trajets en train relient directement chaque jour les deux villes, en 40 minutes environ. Nous optons pour le train, certainement poussés par notre conscience écologique et surtout par l’envie de nous affranchir des contraintes de la circulation et du parking.

À notre arrivée à Colmar, un groupe de pigeons parfaitement aligné en rang d’oignon devant la gare fait office de comité d’accueil. Peut-être un clin d’œil à l’ancien nom de la ville, Columbarium, l’endroit où on élève des colombes ?

Depuis la gare, nous rejoignons en un quart d’heure à pied la Petite Venise et les rues piétonnes du centre historique, en passant devant la Cour d’Appel et par le parc du Château d’Eau.

Nous commençons par découvrir les incontournables de la ville : 

• Le quartier pittoresque de la Petite Venise doit certainement son nom à l’alignement des maisons à colombages le long des rives de la rivière Lauch. Ces rangées de maisons au bord de l’eau nous font penser à un village de maisons en pain d’épices. Pour se projeter un peu dans la cité des Doges, des promenades en barque sont proposées sur la rivière.

• Le quai de la Poissonnerie : les pêcheurs professionnels de Colmar résidaient autrefois dans les maisons à colombages de ce quai.

• La Maison Pfister : trésor du XVIe siècle, cette maison bourgeoise est l’un des symboles architecturaux de la ville et le premier exemple de l’architecture de la Renaissance à Colmar.

• La maison Adolph : la plus ancienne maison de la ville.

• Construite entre 1235 et 1365, la collégiale Saint-Martin est l’une des œuvres majeures de l’architecture gothique en Alsace.

• Le Koïfhus (Ancienne Douane) est le plus ancien bâtiment public de Colmar.

• Le marché couvert date de 1865. Son architecture associe briques et charpentes métalliques. Une vingtaine de commerçants y proposent des produits frais et locaux.

Le centre-ville charmant et coloré se prête parfaitement à la flânerie. Les différents points d’intérêt sont facilement accessibles entre eux à pied. C’est véritablement en jouant à nous perdre au hasard des ruelles que nous nous imprégnons de l’âme de la ville.

Colmar compte aussi plusieurs musées, dont le Musée Unterlinden et le Musée Bartholdi :

• le Musée Unterlinden est installé dans un ancien couvent de Dominicains. Inauguré en 1853, il présente des peintures et sculptures du Moyen-Âge au XXIe siècle, dont le célèbre Retable d’Issenheim et des œuvres de Picasso, Monet ou encore Dubuffet.

• le Musée Bartholdi est consacré au sculpteur de la Statue de la Liberté, Auguste Bartholdi, né à Colmar. En hommage à Bartholdi, une réplique de la statue de New-York est installée sur un rond-point à l’entrée nord de Colmar (à 10 minutes en voiture du centre-ville).

 

Colmar inspire les artistes du monde entier. Hayao Miyazaki, l’emblématique réalisateur japonais du studio Ghibli, s’est ainsi inspiré de l’architecture des maisons de Colmar pour son film d’animation Le Château Ambulant (2004). 

Ce n’est pas un hasard si la ville est l’une des destinations touristiques les plus prisées d’Alsace. Sa position au cœur de la célèbre Route des Vins ajoute encore à son intérêt. Les villages de Kaysersberg et Riquewihr sont, par exemple, à 12 et 15 kilomètres.

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Un regard sur

Un regard sur Strasbourg #3 : Cathédrale

La Cathédrale Notre-Dame est un symbole incontournable de Strasbourg. Elle exerce sur nous une forme de magnétisme. Passer par le parvis de la Cathédrale et par la place du Château font partie de nos rituels de promenade au centre-ville. Comme si inconsciemment nous ressentions le besoin de rejoindre cette vieille amie.

Il nous arrive souvent de nous installer un moment place du Château pour observer ce chef d’œuvre de l’art gothique. Presqu’à chaque passage, nous identifions une statue, un bas-relief, un détail de l’architecture que nous n’avions pas encore remarqué. Par beau temps, l’interaction de l’ombre et des reflets du soleil donnent au grès rose des Vosges une teinte particulière.

Imaginer que des milliers d’artisans et des architectes de renom se sont relayés pendant 250 ans pour construire ce monument de plus de 100 000 tonnes de pierre, sans les techniques et technologies dont nous disposons aujourd’hui, impose le respect. Ce gigantesque ouvrage d’art est l’expression d’un savoir-faire ancestral pérennisé au cours des siècles. La Cathédrale a accompagné d’innombrables générations, elle a été témoin de nombreux conflits et de plusieurs guerres. Elle a aussi inspiré des contes et des légendes, comme celle du Vent du Diable.

Observer la Cathédrale replonge parfois Jérôme dans ses souvenirs d’enfance lorsque, depuis une fenêtre d’une salle de classe au dernier étage de son école, il rêvassait en regardant la vue imprenable sur la Cathédrale. Il ne se lassait jamais de l’observer et de voir à quel point la couleur de la pierre évolue au fil des saisons et selon la météo.

La position centrale de la Cathédrale, au cœur du centre-ville de Strasbourg, et son unique flèche, dentelle de pierre majestueuse de 142 mètres, en fait l’un des édifices les plus hauts de la ville et un point de repère visible depuis différents spots. Sa singularité renforce son pouvoir d’attraction sur les visiteurs de passage et les Strasbourgeois. Elle est la véritable icône de la ville : Paris a la Tour Eiffel, Strasbourg a la Cathédrale Notre-Dame. Ce n’est pas un hasard si elle est le monument le plus visité d’Alsace et qu’elle est inscrite, avec la Grande Île, au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988.

Si cette Grande-Dame occupe une place particulière dans notre cœur c’est aussi parce que nous y avons célébré notre mariage, par une belle journée de septembre 2018…

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Saisons

Strasbourg au fil des saisons : la Maison des Ponts Couverts

La Maison des Ponts Couverts est située sur un îlot des Ponts Couverts, dans le quartier historique de la Petite France à Strasbourg. Elle est gardée par deux tours fortifiées du XIVe siècle, vestiges des anciens remparts de la ville.

Au Printemps, la vue de sa tonnelle qui s’orne de glycines en fleurs, avec la Cathédrale Notre-Dame en toile de fond, est très (trop ?) appréciée par les Instagrameurs et les touristes.

Propriété de la Ville de Strasbourg depuis 1960, la Maison des Ponts Couverts est aujourd’hui un point de rencontre parents-enfants.

À chaque saison, Strasbourg se dévoile sous un nouveau visage et révèle un charme, une ambiance particulière.

En explorant Strasbourg, nous nous efforçons de capter la ville dans toutes les lumières et les nuances qu’offrent les saisons tout au long de l’année.

Aux teintes hivernales succèdent le réveil de la nature, puis la douceur estivale et les couleurs flamboyantes de l’Automne.

(Re)découvrez la Maison des Ponts Couverts à différents moments de l’année :

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Historique

Un parcours instructif à travers l’histoire de Strasbourg

Situé au cœur du quartier historique de Strasbourg, à deux pas de la Cathédrale et du Palais Rohan, le Musée Historique retrace l’histoire de Strasbourg du Moyen-Âge à la fin de la 2e Guerre Mondiale et la création des Institutions Européennes. 

Le bâtiment qui abrite aujourd’hui les collections a été construit en 1588 pour les bouchers de Strasbourg. Fermé entre 1987 et 2007, le musée a été entièrement restauré et réaménagé selon une muséographie moderne. 

Un parcours dynamique et interactif accompagne le visiteur pour mieux comprendre et appréhender le passé de Strasbourg, ville frontière au croisement de nombreuses routes et cultures. Il illustre la riche histoire de Strasbourg (commerce, inventions, artisanat, conflits, démocratie) et son évolution (esthétique, architecturale, linguistique et culturelle).

Le Musée propose un cheminement à la fois chronologique et thématique. Sont ainsi abordés le commerce et les corporations de métiers, les armes et armures au XV et XVIe siècles, les relations avec les villes voisines, l’évolution de la nationalité de Strasbourg (tour à tour allemande et française), l’artisanat et la bourgeoisie, les règlements et restrictions de tenues vestimentaires selon les classes sociales, la naissance de l’imprimerie (Gutenberg), l’Humanisme (Érasme) et la Réforme, l’annexion de Strasbourg par Louis XIV, « La Marseillaise » composée par Rouget de Lisle à Strasbourg, Kléber et les guerres de la Révolution, l’Âge d’or de l’Université de Strasbourg (chimie, médecine, zoologie), les deux Guerres Mondiales… Autant d’étapes qui ont façonné la singularité et l’identité de Strasbourg au cours des siècles.

Au premier étage, attardez-vous comme nous autour du gigantesque plan-relief de la ville en 1727 qui montre les modifications apportées aux fortifications après Vauban et essayez de localiser le bâtiment du Musée. (La ville est représentée au 1/600e, la Cathédrale au 1/500e.)

Une attention particulière a été portée à la muséographie et aux présentations interactives, pour « voir la ville avec de nouveaux yeux ». Chaque période historique est identifiée par un code couleur (vert pour l’Antiquité, rouge pour le Moyen-Âge, bleu pour les Temps Modernes…). Les explications sont didactiques et en 3 langues (français, anglais et allemand). Des tablettes tactiles complètent les informations. La présentation des pièces de la collection a été conçue comme une mise en scène. La muséographie offre un parcours sensoriel dans lequel le visiteur est invité à manipuler, à dessiner, à interagir avec le contenu présenté et à essayer des chapeaux ou des accessoires de costumes (comme le bicorne de la Belle Strasbourgeoise dont l’œuvre originale peinte par Nicolas de Largillière est exposée au Musée des Beaux-Arts). 

La combinaison des objets exposés, des peintures, des textes explicatifs et surtout de l’approche interactive et numérique (bornes interactives, QR codes à flasher) permet à chacun de composer sa visite sur mesure.

Musée Historique
📍 2 rue du Vieux Marché aux Poissons, Strasbourg

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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : une randonnée au Hohwald

Depuis le village du Hohwald, partez pour une randonnée agréable entre forêts et paysages à flanc de colline. Une boucle d’environ 9 km pour laquelle il faut compter 2h30 à 3 heures sur des chemins bien balisés et bien entretenus. 

Point de départ : Le Hohwald. La commune du Hohwald compte plusieurs petits parkings gratuits (parking de la poste, parking en face du Grand Hôtel et un autre un peu plus loin sur la rue principale). 

La randonnée commence par la montée rue Herrenhaus, après les toilettes publiques. Un peu raide, elle est la principale difficulté du parcours. 

Le charme des randonnées passe aussi par le côté « chasse au trésor » avec les indications de balisage qui jalonnent l’itinéraire. Pour commencer, suivez les rectangles rouges jusqu’à la cascade de l’Andlau.

Le parcours sillonne la forêt et ses différentes espèces d’arbres, côtoie des roches mousseuses, des souches et des troncs fatigués. Il enjambe, sur des petits ponts en bois, des ruisseaux qui murmurent. À l’automne, le chemin se transforme en tapis de feuilles mordoré.

La descente à la cascade se fait par un sentier escarpé. Mais le (court) aller-retour en vaut la peine, notamment en été pour profiter d’une pause rafraîchissante. La cascade, haute d’une vingtaine de mètres, est entièrement entourée de verdure.

Remontez ensuite sur le chemin et suivez les croix rouges.

Peu après la cascade, en direction de la Chaume des Veaux, la forêt fait place à une partie dégagée à flanc de colline où le parcours tutoie la cime des arbres sur l’autre versant.

On longe des prés herbeux où paissent paisiblement des vaches. La vue sur la ligne de crête du massif des Vosges est idéale pour un pique-nique.

La randonnée se termine par une autre échappée en forêt, qui parait très différente de la première. Cette alternance de plusieurs types de forêt avec des espaces dégagés évite tout risque de monotonie. 

Après les croix rouges, à travers la forêt, suivez les croix bleues pour rejoindre le centre du Hohwald. Le tintement des cloches des vaches en contrebas annonce la proximité du village. 

À la sortie de la forêt, prenez le trottoir vers la droite jusqu’à votre parking. 

Cette randonnée fait du bien, apaise, ressource. Peut-être est-ce lié au fait de passer un long moment sous les arbres, de profiter des bienfaits d’un « bain de forêt » que les japonais appellent Shinrin-yoku.

Pour être à l’aise sur les chemins de randonnée, une paire de bonnes chaussures est recommandée. Cette promenade est accessible en toute saison et avec des enfants. Il suffit d’adapter votre tenue et votre équipement aux conditions météo.

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Voyage

Notre Paris de carte postale

« Capitale de la mode et de la culture », « Ville Lumière », « ville de l’Amour »… Les qualificatifs pour désigner Paris sont nombreux.

La capitale française a toujours inspiré les artistes qu’ils soient écrivains, peintres, photographes ou cinéastes. Jean-Pierre Jeunet a d’ailleurs transformé le quartier de Montmartre en poésie urbaine et a fait de Paris l’un des personnages majeurs de son film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

C’est un peu cette atmosphère douce, bienveillante et innocente que nous sommes venus chercher ou que nous avons essayé de reproduire lors de notre récent séjour à Paris. Mais nous étions aussi conscients que la ville peut provoquer le « Paris Shokogun » (ou Syndrome de Paris), le désenchantement qu’éprouvent certains Japonais en la découvrant. Pour notre plus grand plaisir, cette fois-ci la magie a (presque parfaitement) opéré. 

Rien de tel que de (re)découvrir une ville à pied pour s’imprégner de son atmosphère. Nous avons pris le temps d’explorer à pied les rues de la Capitale, comme nous aimons le faire à Strasbourg, quand nous partons en Strafari.

Tour d’horizon en images de notre Paris de carte postale, des quartiers et des endroits que nous apprécions :

Les passages couverts
Le jardin du Palais Royal et les colonnes de Buren
Le Louvre, le jardin des Tuileries et la place de la Concorde
Le pont Alexandre III et la Seine
La place Vendôme
La tour Eiffel
La butte Montmartre et le Sacré Cœur
Le jardin du Luxembourg
Le Musée d’Orsay
Rooftops et grands magasins
Le Marais
Continuer par un week-end à Strasbourg…

Les passages couverts

Construits au XIXe siècle dans le quartier des grands boulevards et de la Bourse, les passages couverts conservent le cachet du Paris d’un autre temps. On passe successivement de l’un à l’autre : le Passage Verdeau (construit en 1847) avec ses antiquaires et ses vieilles échoppes. Le Passage Jouffroy (1836) se distingue par ses dalles en marbre et sa verrière en ogive. Il abrite notamment le Musée Grévin. Le Passage des Panoramas (1799) est considéré comme le premier passage couvert de Paris. Nous nous prenons au jeu de composer le menu de notre repas idéal à partir des différentes suggestions sur les ardoises accrochées à la devanture les restaurants. 

Tournée vers la culture, la Galerie Colbert (1823) présente la particularité de n’héberger aucune boutique. Elle se caractérise par une rotonde surmontée d’une coupole en verre. 

Avec son sol en mosaïques de motifs colorés et sa verrière qui laisse passer la lumière, sa voisine, la Galerie Vivienne (1823), est l’une des galeries couvertes les plus emblématiques de Paris. La librairie Jousseaume nous fait voyager au XIXe siècle, à la recherche de notre prochaine lecture parmi les livres à la reliure en cuir et lettres dorées.

Stéphanie se prend à rêver. Elle s’imagine vivre dans une belle demeure au-dessus d’un passage et regarder les gens flâner sous la verrière. Elle s’attend à tout moment à apercevoir un homme en costume trois pièces coiffé d’un haut de forme qui accompagne une femme en robe ample délicatement ornée de parements en dentelle.

Le jardin du Palais Royal et les colonnes de Buren

Créé par le Cardinal de Richelieu en 1633, le Palais Royal accueillait les familles royales jusqu’à la construction du Château de Versailles. 

Alors que nous cherchons un banc pour nous installer dans le jardin et dévorer notre Parisien (on parle bien-sûr du sandwich jambon-beurre), nous nous rendons compte que des pensées philosophiques sont inscrites sur le dossier de plusieurs bancs. Nous passons d’un banc à l’un à l’autre et choisissons la mieux adaptée à notre activité du moment : « Tu manges le souvenir avec la cuillère de l’oubli. » Plutôt notre éclair vanille avec une cuillère recyclable…

Nous rejoignons ensuite les 260 colonnes octogonales rayées de noir et de blanc réalisées par l’artiste Daniel Buren. La magie du lieu incite chacun à s’approprier les colonnes selon son envie. Les enfants les transforment en montagnes à gravir, en parcours de pierres au-dessus d’une rivière imaginaire ou en poteaux de slalom géant. Les plus grands s’installent sur les colonnes pour se reposer, discuter, prendre le soleil ou les utilisent comme décor pour leur selfie. Il faut avouer que nous n’avions pas joué à saute-mouton depuis longtemps. « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants » avait dit Antoine de Saint-Exupéry. Les colonnes de Buren en sont l’illustration parfaite.

Alors que nous quittons l’esplanade, nous croisons un couple de jeunes mariés, accompagnés par un photographe, à la recherche de l’endroit parfait pour immortaliser leur Grand Jour. Le marié, élégamment habillé de noir et de blanc, se tient droit comme un piquet lorsqu’il prend la pose. Sa silhouette se confond presque avec une colonne.

Le Louvre, le jardin des Tuileries et la place de la Concorde

La cour Napoléon offre un contraste architectural saisissant entre le palais chargé d’histoire qui abrite l’un des musées les plus connus au monde et la pyramide composée de 603 losanges et 70 triangles en verre, conçue dans les années 1980 par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei.

Juste à côté, le jardin des Tuileries invite à la promenade et à la flânerie au bord des bassins. Il a été redessiné par le jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre, pour lui donner son aspect actuel de jardin à la française. L’allée principale suit une perspective qui mène à la place de la Concorde puis à l’Arc de Triomphe. 

Côté Seine, la Terrasse du Bord de l’eau est une très belle découverte. Cette terrasse arborée en hauteur, offre un point de vue insolite sur la façade du palais du Louvre d’un côté et la place de la Concorde, de l’autre. À mesure que l’on s’éloigne du palais du Louvre, la Seine apparait et le jardin se dévoile en contrebas.

Située au pied des Champs-Elysées et bordée d’hôtels prestigieux, la place de la Concorde est la plus grande place de Paris. Elle se caractérise par l’Obélisque de Louxor (qui remonte à la civilisation égyptienne antique) et ses deux fontaines monumentales (la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves).

Le pont Alexandre III et la Seine

Inauguré à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, le pont Alexandre III enjambe la Seine pour relier les Invalides aux Grand et Petit Palais. Il se distingue par ses pylônes monumentaux ornementés de pégases de bronze dorés. Il doit son nom au Tsar Alexandre III qui conclut avec le Président français Sadi Carnot l’Alliance Franco-Russe (1891-1893).

Depuis le milieu du pont, au-dessus de la tête d’une statue de nymphe, nous profitons de la perspective sur la tour Eiffel alors entourée d’un halo de brume automnale. En un instant, le soleil fait son apparition et la brume se dissipe. 

La place Vendôme

La place Vendôme est le cœur parisien de la haute joaillerie. La colonne Vendôme, au milieu de la place, fut érigée par Napoléon Ier pour commémorer la bataille d’Austerlitz. Elle a été coulée dans le bronze de canons pris aux armées russe et autrichienne.

Alors que Jérôme prend des photos de la colonne qui se détache sur le ciel bleu, Stéphanie flâne devant les vitrines des joailleries. Elle a un coup de cœur pour une paire de boucles d’oreilles en or jaune soulignées de saphirs bleus. 

La tour Eiffel 

Construite par Gustave Eiffel à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, la tour Eiffel est le monument iconique de Paris par excellence. Elle est un marqueur graphique de la ville. De jour, dans tous les quartiers à proximité, on scrute le ciel pour chercher sa silhouette. De nuit, sa robe dorée et son phare qui balaie l’horizon identifient sa présence. Le scintillement, pendant 5 minutes au début de chaque heure, sublime les illuminations.

Deux points de vue dégagés pour observer cette dentelle d’acier haute de 324 mètres : le Champ de Mars et le Trocadéro, de l’autre côté de la Seine. 

L’angle de la rue de l’Université et de l’avenue de la Bourdonnais est aussi un spot apprécié par les Instagrameurs. 

Par beau temps, les escaliers ou les ascenseurs de la tour permettent de prendre de la hauteur et de découvrir Paris sous un autre angle depuis le 2e étage ou le sommet.  Pour profiter pleinement de l’expérience, la tour Eiffel propose différents restaurants et boutiques. Pensez à réserver votre billet avant votre visite.

Pour voir la tour sous un autre angle, nous vous recommandons de prendre la ligne 6 du métro, en partie aérienne. L’effet travelling sur la tour Eiffel, en particulier lorsque le métro traverse la Seine sur le pont de Bir-Hakeim, est saisissant.

La butte Montmartre et le Sacré Cœur 

Depuis la Basilique du Sacré-Cœur, positionnée au sommet de la butte Montmartre (le point le plus élevé de Paris), le panorama sur Paris est magnifique. De style romano-byzantin, elle est reconnaissable à la couleur blanche de sa façade en travertin, pierre choisie pour ses qualités d’auto-nettoiement au contact de l’eau.

Nous sommes restés un long moment là-haut à observer cette vue et essayer d’identifier les monuments qui se dévoilaient devant nous. Juste avant notre départ, le ciel s’est embrasé d’un coucher de soleil aux teintes rose-orangé. Un pur délice ! Ce spectacle valait amplement l’effort de la montée des dizaines de marches pour rejoindre le sommet de la butte. À noter qu’il est aussi possible d’atteindre la basilique en funiculaire.

La place du Tertre, juste à côté, accueille artistes peintres et portraitistes. 

Avant eux, des artistes illustres, comme André de Toulouse-Lautrec, Juan Miro ou Vincent Van Gogh, ont vécu à Montmartre. Le Bateau-Lavoir est l’une des résidences d’artistes les plus célèbres de Paris. Pablo Picasso, André Matisse, Amedeo Modigliani, Guillaume Apollinaire et Jean Cocteau y avaient installé leurs ateliers.

Montmartre est aussi connu comme le quartier des cabarets parisiens : le Lapin-Agile, chez Michou ou le célèbre Moulin Rouge. Le cabaret Patachou a vu débuter Georges Brassens, Jacques Brel et Charles Aznavour. 

Nous redescendons par les ruelles escarpées et les escaliers du quartier animé des Abbesses.

Le jardin du Luxembourg 

D’une superficie de 25 hectares, le jardin du Luxembourg est le jardin du palais du Luxembourg qui abrite le Sénat. Le palais a été construit à la demande de Marie de Médicis et s’inspire du Palais Pitti à Florence. 

Situé en bordure de Saint-Germain-des-Prés et du quartier Latin, il est prisé par les Parisiens pour leurs promenades et leur jogging dominical. Le jardin propose différentes activités pour tous les âges et selon les saisons : théâtre de marionnettes, location de voiliers, manège, promenade à poneys, jeu de paume, expositions, kiosque à musique, rucher, tennis, verger…

Le Musée d’Orsay

Le Musée d’Orsay a pris place en 1986 dans l’ancienne gare d’Orsay, un bâtiment construit pour l’Exposition Universelle de 1900. L’architecture du musée est elle-même une œuvre d’art à part entière. 

Le musée représente différentes formes d’expression artistique d’Occident de 1848 à 1914 : peinture, architecture, sculpture, arts décoratifs, photographie. Il est connu dans le monde entier pour sa riche collection d’œuvres impressionnistes (Van Gogh, Manet, Cézanne, Monet, Renoir, Degas, Caillebotte, Pissarro, Sisley, Morisot, Signac…).

Au premier étage, avant d’entrer dans les salles consacrées aux artistes impressionnistes, les visiteurs s’activent devant le cadran en verre de l’horloge monumentale, avec la perspective des toits de Paris et le Sacré Cœur en toile de fond. Cette scène est comme un sas de décompression avant de vivre un grand moment. 

Chaque fois qu’il vient à Paris, Jérôme aime visiter le Musée d’Orsay. S’attarder devant les œuvres, impressionnistes notamment, de Paul Signac en particulier. Ces œuvres sont merveilleusement sublimées dans cette ancienne gare transformée en écrin.

Prendre le temps de contempler une œuvre dans son ensemble, s’en rapprocher pour observer certains détails et s’en imprégner encore un moment avant de passer à la suivante est pour lui une forme de méditation apaisante.

Rooftops et grands magasins 

Sur le boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps valent le détour, pas seulement pour les amateurs de shopping :

• Les Galeries Lafayette : la gigantesque coupole intérieure et la terrasse panoramique (rooftop) qui offre une vue sur les toits et les monuments de Paris. 

• Notre coup de cœur : la vue depuis la terrasse panoramique au 7e étage du Printemps entourée de rotondes d’angle en pierre de taille. Un petit bijou d’architecture urbaine et une plongée dans le Paris d’un autre temps ! Le panorama sur l’Opéra Garnier, le Panthéon, la tour Eiffel, le dôme des Invalides et les toits de Paris est unique. 

Autre temple du shopping et de l’art de vivre à la française, la Samaritaine, rouvert cet été après 16 ans de travaux. Une visite de ce chef d’œuvre de l’Art Nouveau s’impose.

La verrière, la structure Eiffel et la fresque des paons (longue de 115 mètres) sont remarquables.

Le Marais

Le quartier du marais nous donne l’impression d’un petit village en plein cœur de Paris. Malgré son côté touristique, une vraie vie de quartier semble encore y être préservée. 

Le Marais est connu pour sa grande diversité, sa longue histoire, sa richesse architecturale et culturelle et son animation. On y trouve une combinaison harmonieuse de cafés, bars, petites boutiques, galeries d’art, ruelles pavées et de monuments ou de lieux connus dans le monde entier. 

Parmi les incontournables du Marais :

• L’Hôtel de Ville avec son architecture néo renaissance

• Le Centre Pompidou : ce musée déploie sur 6 niveaux de nombreux espaces entièrement dédiés à la culture et à l’art. Sa collection d’art moderne et contemporain est la plus importante d’Europe. 

• Le Musée Picasso consacré à la vie et à l’œuvre du peintre espagnol

• La place des Vosges. Écrin de verdure entouré de bâtiments en briques, elle est la plus ancienne place de Paris. Victor Hugo, Madame de Sévigné et Colette notamment y ont habité.

• Le quartier juif et la rue des Rosiers : rue légendaire avec ses petits commerces, restaurants de falafels, boulangeries et épiceries juives. 

• Les maisons à colombages du XVIe siècle, rue François Miron (comme un morceau d’Alsace à Paris) et la maison de Nicolas Flamel, rue de Montmorency. Achevée en 1407, elle est la plus ancienne maison de Paris. 

• Les boutiques d’antiquaires du Village St Paul-Le Marais. Si Stéphanie n’était pas traductrice, elle serait certainement devenue antiquaire.

Continuer par un week-end à Strasbourg…

Pourquoi ne pas prolonger un séjour à Paris par un week-end à Strasbourg ?  Ville européenne, dynamique et dotée d’un riche patrimoine (inscrit à l’UNESCO), elle dispose de nombreux atouts. Strasbourg est à seulement 1h50 de train de Paris. Le temps de regarder un bon film ou de dévorer quelques chapitres du livre qui traine sur votre table de nuit depuis des semaines. Découvrez notre guide pour votre première visite à Strasbourg !

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Café Food Salon de thé

Un brunch raffiné à Strasbourg : l’Hôtel Maison Rouge

Situé à proximité de la Petite France, de la Cathédrale et à deux pas de la place Kléber, l’Hôtel Maison Rouge est un hôtel emblématique de Strasbourg. Il a fait peau neuve après trois ans de rénovation intégrale.

Cet établissement 5 étoiles de 131 chambres propose un brunch chaque dimanche de 11h à 15h, accessible aux clients de l’hôtel et aux personnes extérieures.

Après avoir passé la réception de l’hôtel, on monte au premier étage pour atteindre les Salons Mistinguett. L’escalier dévoile de magnifiques vitraux représentant des villes et villages alsaciens.

La décoration des Salons Mistinguett est particulièrement élégante. Un mariage surprenant et harmonieux de couleurs (rose poudré, émeraude, jaune or, plantes vivaces, carrelage noir et blanc) et de matières (mobilier en marbre, sièges en velours, luminaires épurés en métal). Le parti-pris de mêler les traditions et codes alsaciens à des touches Art déco des années 20 fonctionne à merveille. L’ambiance feutrée, les sièges confortables en velours et la playlist jazzy apaisante nous enveloppent pour un moment agréable.

Le brunch du dimanche associe buffet, plats servis à table, boissons froides et chaudes, dans une formule à volonté à 48€ par personne.
Le buffet offre un large choix de douceurs sucrées (viennoiseries, brioches, cakes, muffins, cookies, pains, salade de fruits frais, yaourts, pâtisseries…), de mets salés (saumon fumé, crevettes, magret de canard, plats chauds, pains fromages, poulet mariné, légumes rôtis…) et de boissons froides (jus de fruits frais pressés, eaux).
Les gourmandises sucrées (pancakes, brioche perdue, bircher muesli) ou salées (gravlax de truite, avocado toast, œufs sous toutes leurs formes) et les boissons chaudes (différents types de cafés, chocolat chaud, sélection de thés et infusions) sont servies à table.

Malgré le standing de l’établissement, l’approche de l’équipe en salle n’est ni hautaine, ni obséquieuse. Bien au contraire. La tradition de l’art de recevoir fait partie de l’esprit des lieux, dont le passé prestigieux remonte à 1387 et l’héritage est parfaitement maîtrisé. Toute l’équipe est aux petits soins pour contribuer pleinement au bien-être des convives.

On a aimé la décoration dans le style Art déco revisité, l’équipe en salle très attentionnée, le chocolat chaud et le cappuccino à la mousse de lait onctueuse, le thé Earl Grey aux notes douces et parfumées, les œufs Bénédicte, le gravlax de truite sur dampfnudel et la brioche perdue qui inciterait à ajouter le terme « moelleusité » dans le dictionnaire.

Le brunch de l’Hôtel Maison Rouge : une nouvelle expérience de la finesse et du raffinement, pour profiter d’un moment de détente à Strasbourg.

La réservation est recommandée.

Maison Rouge Strasbourg Hôtel & Spa, Autograph Collection
📍 4 rue des Francs-Bourgeois, Strasbourg


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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : Mittelbergheim

Une excursion à moins de 100 km de Strasbourg, à travers le vignoble de Mittelbergheim.

La découverte de Kaysersberg et de Riquewihr, deux villages emblématiques sur la Route des Vins d’Alsace, nous a incités à prolonger notre exploration des vignobles alsaciens.

Mittelbergheim est un charmant petit village viticole accroché à flanc de colline, à une trentaine de kilomètres de Strasbourg.

Le point de départ de notre promenade est le petit parking du Zotzenberg (gratuit), tout en haut du village, qui donne directement sur le vignoble.

En entrant dans les vignes, à la fourche, nous prenons à gauche sur le sentier goudronné qui sillonne à travers le vignoble. Les deux tours du Château d’Andlau se dévoilent en toile de fond.

Au bout du sentier, nous montons vers la droite et prenons ensuite encore à droite. Le chemin offre alors un point de vue privilégié sur Mittelbergheim et les deux clochers du village.

Nous passons devant le coin à pique-nique et le terrain de pétanque du Rippelsholz et tournons ensuite à droite.

Un chemin de terre vers la droite mène à un point de vue spectaculaire : le sentier viticole, comme un ruban au milieu des vignes, le Château d’Andlau au loin et la plaine d’Alsace en arrière-plan. Comme un petit air de Toscane en Alsace… L’atmosphère calme et sereine est propice à la contemplation et à la rêverie.

Nous revenons sur nos pas et rejoignons notre point de départ.

La boucle goudronnée de moins de 2 km est facilement accessible, à tout âge. Le paysage exceptionnel incite à faire de nombreux arrêts. Les amateurs de photos seront comblés.

La découverte de ce panorama de vignes et de champs dorés à perte de vue, baigné par la lumière rasante d’une fin d’après-midi d’Automne a été pour nous un véritable coup de cœur.

En quittant le parking du Zotzenberg, nous en profitons pour découvrir les maisons de style Renaissance et faire une dégustation dans l’une des caves à vin du village.

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Food Restaurant

Un restaurant gastronomique en Alsace : L’Auberge de l’Ill

L’Auberge de l’Ill est un restaurant gastronomique (2 étoiles Michelin) niché au cœur d’un village alsacien près de Colmar et de la Route des Vins, à moins d’une heure de route de Strasbourg.

On prend place dans la « pièce alsacienne » à l’ambiance feutrée pour une symphonie en quatre plats. La marqueterie, représentant un paysage de Ried illustré de joncs, roseaux, cigognes et hérons, fait écho à la rivière toute proche.

L’équipe en salle est attentive et discrète. Chacun assume son rôle avec application dans un ballet bien réglé.

Les dressages sont élégants. Les assiettes délicates, généreuses et goûteuses sont empreintes de la tradition culinaire qui anime la famille Haeberlin depuis plus de 150 ans. Chaque plat est tout en équilibre et élégance. On prend le temps de mâcher lentement chaque bouchée pour s’imprégner pleinement des saveurs. La partition du chef Marc Haeberlin et de sa brigade est maîtrisée avec justesse.

On a aimé les nombreuses petites attentions et le soin porté aux détails, l’inspiration puisée dans les produits locaux et l’histoire familiale qui fait la fierté de la Maison. Côté menu, mention spéciale pour le beurre Bordier de Saint-Malo et les différents pains frais, le filet de bar poêlé accompagné d’une nage de moules (qui a fait aimer les moules de bouchot à Stéphanie) et la gourmandise de la barre chocolatée à la noisette du Piémont et glace à la vanille de Tahiti.

L’Auberge de l’Ill
📍2 rue de Collonges au Mont d’Or, 68970 Illhaeusern

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Événement

Le Marché de Noël de Strasbourg 2021

Alors qu’en 2020 le Marché de Noël de Strasbourg a été annulé en raison de la pandémie, la féerie s’empare à nouveau de la Capitale de Noël, du 26 novembre au 26 décembre 2021. Cette édition marque une nouvelle étape dans la tradition de Noël à Strasbourg, dont le « Marché de l’Enfant Jésus » (Christkindelsmärik, en alsacien) remonte à 1570.

La période de Noël approche, Strasbourg se pare de ses habits de fête. Les places où sont installés les marchés exhalent des parfums de vin chaud, de friandises et de tartes flambées.

Pour l’édition 2021, 314 chalets, implantés sur 13 sites au centre-ville (avec un espacement plus important que lors des éditions précédentes) mettent à l’honneur l’artisanat et les spécialités locales. La place Broglie, la place de la Cathédrale, le Carré d’Or et la place Kléber sont des spots incontournables.

Place Broglie

La Place Broglie est l’un des sites historiques du marché de Noël. Cette année, en plus des chalets, un mapping, baptisé « L’Hôtel des Contes » est projeté sur la façade de l’Hôtel de Ville et présente la légende du Christkindel et l’histoire du Saint-Nicolas.

Lorsqu’il était petit, Jérôme aimait dévorer une gaufre à La Gaufre Lorraine. Les gaufres étaient préparées sur place et servies encore fumantes, tout juste sorties du moule. Il croquait à pleines dents dans la pâte moelleuse et croustillante. Il mangeait si vite que ses mains avaient à peine le temps de se réchauffer. L’épaisse couche de sucre glace qui recouvrait les carreaux finissait toujours par se répandre sur ses vêtements. Ce stand a depuis longtemps disparu de la place Broglie… mais pas le plaisir de se plonger dans ces souvenirs délicieux.

Place de la Cathédrale et place du Château

Blotti au pied de la Cathédrale, le marché de la place de la Cathédrale est pour nous le plus emblématique de Strasbourg. Sur cette place étroite, les petits chalets en bois entourés de bâtiments et de ruelles typiques, avec la Maison Kammerzell et la cathédrale en toile de fond, forment comme un cocon en pleine ville. C’est véritablement là et dans le Carré d’Or que vibre l’esprit de Noël.

La Crèche de Noël à l’intérieur de la Cathédrale est remarquable. Longue de 18 mètres, cette crèche de 1907 présente 5 scènes, de l’Annonciation à la présentation au Temple (à découvrir jusqu’au 10 janvier 2022).

La place du Château offre une autre perspective sur la cathédrale.

Place Kléber

La place Kléber accueille le Grand Sapin de Noël et le « Village du partage » (avec des stands de 90 associations).

Cette année, la décoration du sapin monumental (30 mètres de haut, 7 tonnes et 12 mètres d’envergure) revisite des traditions ancestrales : formes en bois brut, boules rouges et blanches (rappelant qu’autrefois on utilisait des pommes pour décorer le sapin), silhouettes évoquant les emporte-pièces à bredele (petits gâteaux de Noël préparés en Alsace pendant l’Avent).

Un écrin de lumière

Dès que la nuit tombe, les lumières se mettent à scintiller. 33 kilomètres de guirlandes et des centaines de décorations lumineuses éclairent la ville.

Un parcours d’illuminations offre une plongée dans la magie de Noël.

• La promenade aux étoiles souligne le thème de cette édition, « Allumons les étoiles », et la richesse du patrimoine de Strasbourg. Le parcours composé de plus de 600 étoiles relie le Square Louise-Weiss (Petite France) au pont Sainte-Madeleine, en passant notamment par la place du Marché aux Poissons et le quai des Bateliers.

• Toute la ville se transforme en écrin de lumière avec les décorations réalisées par les commerçants et la Ville de Strasbourg.

L’axe principal du cheminement mène de la rue du Vieux-Marché-aux-Poissons jusqu’au Grand Sapin de la place Kléber.

Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, la Porte des Lumières marque l’entrée de la Capitale de Noël.

Rue Mercière, des anges musiciens incitent à passer par la place de la Cathédrale.

Les ruelles du Carré d’Or (rue des Orfèvres, rue du Sanglier, rue du Chaudron) revêtent leurs plus beaux atours. Les illuminations qui associent lumière jaune orangée, guirlandes scintillantes, étoiles rouges et boules dorées donnent vie à l’enchantement de Noël dans ces ruelles étroites autour de la Cathédrale.

Rue des Grandes Arcades, des boules scintillantes, alternent avec des rideaux rouges pour mener jusqu’au Grand Sapin de la place Kléber.

Rue des Hallebardes des mannele (bonhommes, en alsacien) géants guident vers la cathédrale et la place Gutenberg.

Rue des Tonneliers, 22 tonneaux lumineux suspendus rappellent l’histoire de la rue.

Rue du Maroquin, la décoration des façades des restaurants vaut aussi le détour.

Et aussi…

Square Louise-Weiss (Petite France), du 27 novembre au 26 décembre, les ateliers du « Village de l’Avent » invitent à fabriquer décorations de Noël et cartes de vœux (nombre de places limité). Cet espace sera remplacé, du 27 décembre au 2 janvier, par le « Village de l’après » qui donnera alors des bons plans pour bien commencer l’année.

• Le marché Off (place Grimmeisen à la Petite France) propose de fêter Noël autrement en « donnant du sens à vos achats ». Ce marché éthique, solidaire et responsable met en avant les produits bios, issus du commerce équitable, de coopératives ou réalisés par des artisans indépendants. Les chalets en bois sont remplacés par des conteneurs industriels et une halle répartie en 2 espaces (ateliers, animations et conférences / bar avec une scène pour les spectacles).

• Différentes animations ponctuelles sont prévues pendant la période du marché de Noël : spectacle « 1,2,3,4… Allumons les étoiles » près du Barrage Vauban (chaque samedi à 18h), brocante (Grande Salle de l’Aubette), tour du monde des traditions de Noël (cour Saint-Nicolas), ateliers DIY (5e lieu), visites guidées, conférences et concerts.

Découvrez le détail du programme des festivités et les mesures sanitaires et de sécurité sur le site de Strasbourg, Capitale de Noël

Si vous souhaitez prolonger l’expérience, d’autres communes alsaciennes proposent aussi un marché de Noël : Haguenau, Wissembourg, Saverne, Obernai, Barr, Molsheim, Sélestat, Colmar, Riquewihr…

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Food Restaurant

Un écrin culinaire à Strasbourg : Honesty

Dès l’entrée dans le restaurant, le ton est donné. De l’élégance et du cachet.

On monte un escalier étroit pour accéder à la salle sobre et intimiste. La décoration prône les matières nobles et la lumière tamisée.

Au déjeuner, le menu se compose de 2 entrées, 3 plats et 2 desserts ; 3 entrées, 5 plats et 3 desserts le soir et le week-end. On pourra choisir entre un plat seul et une formule entrée-plat/plat-dessert ou entrée-plat-dessert.

La cuisine est moderne, créative et féminine. Les plats sont préparés avec des produits frais, de qualité, travaillés dans leur intégralité. Chaque assiette naît d’une recherche d’harmonie et d’équilibre des saveurs. Les cuissons sont maîtrisées avec justesse. Des bouchées de dégustation (mise en bouche, consommé, entremet) séparent habilement chaque moment du repas, reprenant ainsi les codes des restaurants gastronomiques.

Le souci du détail se concrétise à tous les niveaux : depuis la finesse du dressage et le soin porté aux accompagnements jusque dans le choix des sièges (particulièrement confortables) et de la vaisselle.

La carte change tous les mois au gré des saisons et de l’inspiration de la cheffe.

Honesty est le juste milieu entre restaurant gastronomique et brasserie. L’ambiance de la petite salle est chaleureuse et décontractée. C’est un lieu où se laisse prendre le temps de profiter d’un repas savoureux. Un moment de cocooning, à deux ou entre amis.

On ressent la connivence et la complémentarité du duo entre Tiffany la cheffe et Chloé en salle. Agréable et attentionnée, Chloé participe pleinement à la réussite de l’expérience.

Ce restaurant est l’illustration parfaite que l’honnêteté et la sincérité ont du bon. Une bonne pioche à Strasbourg.

Honesty
📍 2 quai Finkwiller, Strasbourg

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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : Kaysersberg et Riquewihr

Une excursion à moins de 100 km de Strasbourg, à la découverte de 2 villages alsaciens emblématiques, sur la Route des Vins d’Alsace.

Nous quittons Strasbourg par un matin d’automne où le soleil peine à percer les nuages bas. En un instant, le brouillard se lève, comme si soudain quelqu’un avait tiré un épais rideau.

Après une petite heure de route, les coteaux des vignobles dorés de la Route des Vins d’Alsace se dévoilent devant nous pour nous mener à Kaysersberg.

Le parking P5 (payant) permet d’accéder directement à l’entrée du village.

Sillonner les rues de ce village pittoresque avec ses maisons à colombages colorées nous plonge dans un autre temps. Ce n’est pas un hasard si Kaysersberg a été élu « Village préféré des Français en 2017« .

Les restaurants, confiseries, fromageries, boulangeries, salons de thé, épiceries, boutiques et ateliers d’artisanat (verrerie, poterie, tissu) et caves de dégustation de vins d’Alsace jouent pleinement la carte de la gastronomie et de la culture locales.

Les incontournables : l’église (XIIe-XVe siècles) et le retable en bois, le pont fortifié de 1514 et les vieilles maisons au bord de la Weiss, le Badhus (Maison des bains) de 1600 et le Château.

Depuis le centre historique, près du Badhus, un sentier et quelques marches mènent au château du XIIIe siècle. Notre recommandation : une fois arrivé au Château, continuez à monter les marches puis prenez à droite pour atteindre un point de vue exceptionnel sur le château, les vignes et le village de Kaysersberg en contrebas. De là, vous pourrez redescendre au village sur un sentier à travers les vignes ou en reprenant le même chemin qu’à l’aller.

Après Kaysersberg, nous continuons sur la Route des Vins d’Alsace, ruban de bitume mythique qui serpente à travers vignobles et villages, jusqu’à Riquewihr.

Plusieurs parkings (payants) sont situés à proximité de l’entrée du village. Comme à Kaysersberg, le centre historique de Riquewihr donne directement sur le vignoble. Riquewihr est tout aussi charmant et coloré, mais plus petit.

Le passage sous le porche de l’Hôtel de Ville marque l’entrée de la vieille ville. Nous remontons lentement la rue principale jusqu’aux remparts. Des parfums de nougat, de biscuits (bredele) et de macarons (rochers) coco s’échappent des petites échoppes. Les amateurs d’art pourront visiter l’une des galeries et les amateurs de vins pourront profiter d’une dégustation dans une cave. De part et d’autre de la rue principale, d’étroites ruelles invitent à l’exploration, avec la sensation de se promener dans un village de carte postale.

Avant de rentrer à Strasbourg, nous nous imprégnons une dernière fois des paysages et de l’atmosphère de la Route des Vins, en passant par d’autres villages typiques et vignobles réputés, comme Hunawihr, Ribeauvillé et Bergheim.

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Tomi Ungerer

Le premier musée en France consacré à Tomi Ungerer et au dessin d’illustration du XXe siècle à aujourd’hui.

Le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration propose un parcours à travers l’œuvre du dessinateur et illustrateur d’origine alsacienne Tomi Ungerer et plus largement l’art de l’illustration. Ouvert en 2007, il est le musée le plus récent de Strasbourg.

Les collections réunissent un fond de 14 000 dessins et 1 500 jouets que Tomi Ungerer a donnés à Strasbourg ainsi que plus de 2 000 œuvres graphiques réalisées par 122 artistes français et étrangers.

Le musée est installé au cœur du quartier historique de la Neustadt, dans la Villa Greiner, un hôtel particulier construit à la fin du XIXe siècle. 

Le parcours, thématique, est réparti sur trois niveaux d’exposition :

  • Le rez-de-chaussée présente des dessins originaux de livres pour enfants et notamment les œuvres les plus connues de Tomi Ungerer comme Les Trois Brigands ou Jean de la Lune ainsi que des jouets et des planches de bandes dessinées.
  • Le premier étage est consacré aux dessins satiriques et publicitaires.
  • Le rez-de-jardin est dédié aux dessins érotiques (pour un public adulte).

Trois accrochages différents sont réalisés chaque année afin de de préserver les œuvres sur papier des agressions de la lumière et de présenter la diversité de la collection. Les dessins originaux de Tomi Ungerer sont ainsi mis en regard avec ceux de Bosc, Pascal Lemaître, R.O Blechmann, Milton Glaser, Michel Cambon, Maurice Henry…

Le parcours thématique souligne l’inventivité, la pluralité et la richesse de l’œuvre de Tomi Ungerer et des autres artistes présentés. Il témoigne aussi de leur grande capacité d’adaptation aux différents genres, supports et techniques qu’ils abordent.

Qu’il soit raffiné, comique, critique, provocateur ou truculent, le dessin transmet un vocabulaire d’expression et une vision de la société que chacun peut interpréter. Il est le lien direct et personnel que l’auteur trace avec le spectateur. Par la magie du trait, l’artiste peut se changer à sa guise en humoriste, poète et conteur pour enfant, graphiste, satiriste, caricaturiste… Une galerie de costumes que Tomi Ungerer a portés à la perfection jusqu’à sa disparition en 2019.

Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration
📍 2 avenue de la Marseillaise, Strasbourg

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Food Restaurant

Le paradis des amateurs de fromage à Strasbourg : La Cloche à Fromage

La Cloche à Fromage est un incontournable à Strasbourg pour les amateurs de fromage.

Dès l’entrée du restaurant, une agréable odeur de fromage, semblable à celle qui exhale dans une cave d’affinage, happe notre odorat. Présage d’un moment qui va ravir nos sens…

Notre regard est attiré par la cloche à fromage géante qui peut contenir jusqu’à 90 variétés différentes de fromages. Lors de la création du restaurant en 1988, elle a été classée plus grande cloche à fromage du monde par le Guinness Book des Records. La version d’origine a été remplacée en 2016 par un modèle toujours aussi grand, mais plus performant et qui respecte les normes actuelles.

Au menu : des plateaux de dégustation classés par thème, plusieurs déclinaisons de fondue (à volonté) et de raclette servie sur four et des spécialités à base de fromage. Différents plats de saison, avec ou sans fromage, sont aussi proposés à la carte.

La décoration harmonieuse de la salle nous évoque un restaurant d’alpage urbain, rehaussé de quelques touches industrielles. L’atmosphère est chaleureuse et très conviviale. Le directeur du restaurant joue parfaitement son rôle d’ambianceur de salle et de maître de cérémonie fromager. L’équipe qui l’accompagne en salle est attentive et parle au moins trois langues (français, allemand, anglais).

Les fromages sont élevés dans la cave d’affinage maison. Le maître fromager prépare les plats et les plateaux avec soin, directement à côté de la cloche. À l’image d’un peintre en saveurs, il l’utilise comme une palette pour ses créations.

On a aimé la fondue traditionnelle (au gruyère, emmental, comté, vin blanc et flambée au kirsch) et les explications du maître fromager. Intarissable sur les différents terroirs, appellations et variétés de fromages, il conte, avec verve et passion, la farandole des fromages qui composent le plateau, à déguster du plus doux au plus corsé.

La réservation est recommandée.

La Cloche à Fromage
📍 27 rue des Tonneliers, Strasbourg

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Strasbourg insolite

Strasbourg insolite : le Vent du Diable

Une légende raconte que le Diable sillonnait le monde à cheval sur le Vent. Lors de son passage à Strasbourg, il vit son portrait sculpté sur la façade de la Cathédrale. Flatté et curieux, il entra à l’intérieur pour voir si d’autres sculptures le représentaient. Mais il en fut chassé et s’enfuit si vite qu’il oublia le Vent. 

Depuis ce jour, le Vent tourne autour de la Cathédrale en attendant impatiemment que le Diable en sorte.

C’est ainsi que le vent souffle presque en permanence autour de la Cathédrale de Strasbourg.