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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : une randonnée au Hohwald

Depuis le village du Hohwald, partez pour une randonnée agréable entre forêts et paysages à flanc de colline. Une boucle d’environ 9 km pour laquelle il faut compter 2h30 à 3 heures sur des chemins bien balisés et bien entretenus. 

Point de départ : Le Hohwald. La commune du Hohwald compte plusieurs petits parkings gratuits (parking de la poste, parking en face du Grand Hôtel et un autre un peu plus loin sur la rue principale). 

La randonnée commence par la montée rue Herrenhaus, après les toilettes publiques. Un peu raide, elle est la principale difficulté du parcours. 

Le charme des randonnées passe aussi par le côté « chasse au trésor » avec les indications de balisage qui jalonnent l’itinéraire. Pour commencer, suivez les rectangles rouges jusqu’à la cascade de l’Andlau.

Le parcours sillonne la forêt et ses différentes espèces d’arbres, côtoie des roches mousseuses, des souches et des troncs fatigués. Il enjambe, sur des petits ponts en bois, des ruisseaux qui murmurent. À l’automne, le chemin se transforme en tapis de feuilles mordoré.

La descente à la cascade se fait par un sentier escarpé. Mais le (court) aller-retour en vaut la peine, notamment en été pour profiter d’une pause rafraîchissante. La cascade, haute d’une vingtaine de mètres, est entièrement entourée de verdure.

Remontez ensuite sur le chemin et suivez les croix rouges.

Peu après la cascade, en direction de la Chaume des Veaux, la forêt fait place à une partie dégagée à flanc de colline où le parcours tutoie la cime des arbres sur l’autre versant.

On longe des prés herbeux où paissent paisiblement des vaches. La vue sur la ligne de crête du massif des Vosges est idéale pour un pique-nique.

La randonnée se termine par une autre échappée en forêt, qui parait très différente de la première. Cette alternance de plusieurs types de forêt avec des espaces dégagés évite tout risque de monotonie. 

Après les croix rouges, à travers la forêt, suivez les croix bleues pour rejoindre le centre du Hohwald. Le tintement des cloches des vaches en contrebas annonce la proximité du village. 

À la sortie de la forêt, prenez le trottoir vers la droite jusqu’à votre parking. 

Cette randonnée fait du bien, apaise, ressource. Peut-être est-ce lié au fait de passer un long moment sous les arbres, de profiter des bienfaits d’un « bain de forêt » que les japonais appellent Shinrin-yoku.

Pour être à l’aise sur les chemins de randonnée, une paire de bonnes chaussures est recommandée. Cette promenade est accessible en toute saison et avec des enfants. Il suffit d’adapter votre tenue et votre équipement aux conditions météo.

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Voyage

Notre Paris de carte postale

« Capitale de la mode et de la culture », « Ville Lumière », « ville de l’Amour »… Les qualificatifs pour désigner Paris sont nombreux.

La capitale française a toujours inspiré les artistes qu’ils soient écrivains, peintres, photographes ou cinéastes. Jean-Pierre Jeunet a d’ailleurs transformé le quartier de Montmartre en poésie urbaine et a fait de Paris l’un des personnages majeurs de son film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

C’est un peu cette atmosphère douce, bienveillante et innocente que nous sommes venus chercher ou que nous avons essayé de reproduire lors de notre récent séjour à Paris. Mais nous étions aussi conscients que la ville peut provoquer le « Paris Shokogun » (ou Syndrome de Paris), le désenchantement qu’éprouvent certains Japonais en la découvrant. Pour notre plus grand plaisir, cette fois-ci la magie a (presque parfaitement) opéré. 

Rien de tel que de (re)découvrir une ville à pied pour s’imprégner de son atmosphère. Nous avons pris le temps d’explorer à pied les rues de la Capitale, comme nous aimons le faire à Strasbourg, quand nous partons en Strafari.

Tour d’horizon en images de notre Paris de carte postale, des quartiers et des endroits que nous apprécions :

Les passages couverts
Le jardin du Palais Royal et les colonnes de Buren
Le Louvre, le jardin des Tuileries et la place de la Concorde
Le pont Alexandre III et la Seine
La place Vendôme
La tour Eiffel
La butte Montmartre et le Sacré Cœur
Le jardin du Luxembourg
Le Musée d’Orsay
Rooftops et grands magasins
Le Marais
Continuer par un week-end à Strasbourg…

Les passages couverts

Construits au XIXe siècle dans le quartier des grands boulevards et de la Bourse, les passages couverts conservent le cachet du Paris d’un autre temps. On passe successivement de l’un à l’autre : le Passage Verdeau (construit en 1847) avec ses antiquaires et ses vieilles échoppes. Le Passage Jouffroy (1836) se distingue par ses dalles en marbre et sa verrière en ogive. Il abrite notamment le Musée Grévin. Le Passage des Panoramas (1799) est considéré comme le premier passage couvert de Paris. Nous nous prenons au jeu de composer le menu de notre repas idéal à partir des différentes suggestions sur les ardoises accrochées à la devanture les restaurants. 

Tournée vers la culture, la Galerie Colbert (1823) présente la particularité de n’héberger aucune boutique. Elle se caractérise par une rotonde surmontée d’une coupole en verre. 

Avec son sol en mosaïques de motifs colorés et sa verrière qui laisse passer la lumière, sa voisine, la Galerie Vivienne (1823), est l’une des galeries couvertes les plus emblématiques de Paris. La librairie Jousseaume nous fait voyager au XIXe siècle, à la recherche de notre prochaine lecture parmi les livres à la reliure en cuir et lettres dorées.

Stéphanie se prend à rêver. Elle s’imagine vivre dans une belle demeure au-dessus d’un passage et regarder les gens flâner sous la verrière. Elle s’attend à tout moment à apercevoir un homme en costume trois pièces coiffé d’un haut de forme qui accompagne une femme en robe ample délicatement ornée de parements en dentelle.

Le jardin du Palais Royal et les colonnes de Buren

Créé par le Cardinal de Richelieu en 1633, le Palais Royal accueillait les familles royales jusqu’à la construction du Château de Versailles. 

Alors que nous cherchons un banc pour nous installer dans le jardin et dévorer notre Parisien (on parle bien-sûr du sandwich jambon-beurre), nous nous rendons compte que des pensées philosophiques sont inscrites sur le dossier de plusieurs bancs. Nous passons d’un banc à l’un à l’autre et choisissons la mieux adaptée à notre activité du moment : « Tu manges le souvenir avec la cuillère de l’oubli. » Plutôt notre éclair vanille avec une cuillère recyclable…

Nous rejoignons ensuite les 260 colonnes octogonales rayées de noir et de blanc réalisées par l’artiste Daniel Buren. La magie du lieu incite chacun à s’approprier les colonnes selon son envie. Les enfants les transforment en montagnes à gravir, en parcours de pierres au-dessus d’une rivière imaginaire ou en poteaux de slalom géant. Les plus grands s’installent sur les colonnes pour se reposer, discuter, prendre le soleil ou les utilisent comme décor pour leur selfie. Il faut avouer que nous n’avions pas joué à saute-mouton depuis longtemps. « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants » avait dit Antoine de Saint-Exupéry. Les colonnes de Buren en sont l’illustration parfaite.

Alors que nous quittons l’esplanade, nous croisons un couple de jeunes mariés, accompagnés par un photographe, à la recherche de l’endroit parfait pour immortaliser leur Grand Jour. Le marié, élégamment habillé de noir et de blanc, se tient droit comme un piquet lorsqu’il prend la pose. Sa silhouette se confond presque avec une colonne.

Le Louvre, le jardin des Tuileries et la place de la Concorde

La cour Napoléon offre un contraste architectural saisissant entre le palais chargé d’histoire qui abrite l’un des musées les plus connus au monde et la pyramide composée de 603 losanges et 70 triangles en verre, conçue dans les années 1980 par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei.

Juste à côté, le jardin des Tuileries invite à la promenade et à la flânerie au bord des bassins. Il a été redessiné par le jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre, pour lui donner son aspect actuel de jardin à la française. L’allée principale suit une perspective qui mène à la place de la Concorde puis à l’Arc de Triomphe. 

Côté Seine, la Terrasse du Bord de l’eau est une très belle découverte. Cette terrasse arborée en hauteur, offre un point de vue insolite sur la façade du palais du Louvre d’un côté et la place de la Concorde, de l’autre. À mesure que l’on s’éloigne du palais du Louvre, la Seine apparait et le jardin se dévoile en contrebas.

Située au pied des Champs-Elysées et bordée d’hôtels prestigieux, la place de la Concorde est la plus grande place de Paris. Elle se caractérise par l’Obélisque de Louxor (qui remonte à la civilisation égyptienne antique) et ses deux fontaines monumentales (la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves).

Le pont Alexandre III et la Seine

Inauguré à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, le pont Alexandre III enjambe la Seine pour relier les Invalides aux Grand et Petit Palais. Il se distingue par ses pylônes monumentaux ornementés de pégases de bronze dorés. Il doit son nom au Tsar Alexandre III qui conclut avec le Président français Sadi Carnot l’Alliance Franco-Russe (1891-1893).

Depuis le milieu du pont, au-dessus de la tête d’une statue de nymphe, nous profitons de la perspective sur la tour Eiffel alors entourée d’un halo de brume automnale. En un instant, le soleil fait son apparition et la brume se dissipe. 

La place Vendôme

La place Vendôme est le cœur parisien de la haute joaillerie. La colonne Vendôme, au milieu de la place, fut érigée par Napoléon Ier pour commémorer la bataille d’Austerlitz. Elle a été coulée dans le bronze de canons pris aux armées russe et autrichienne.

Alors que Jérôme prend des photos de la colonne qui se détache sur le ciel bleu, Stéphanie flâne devant les vitrines des joailleries. Elle a un coup de cœur pour une paire de boucles d’oreilles en or jaune soulignées de saphirs bleus. 

La tour Eiffel 

Construite par Gustave Eiffel à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, la tour Eiffel est le monument iconique de Paris par excellence. Elle est un marqueur graphique de la ville. De jour, dans tous les quartiers à proximité, on scrute le ciel pour chercher sa silhouette. De nuit, sa robe dorée et son phare qui balaie l’horizon identifient sa présence. Le scintillement, pendant 5 minutes au début de chaque heure, sublime les illuminations.

Deux points de vue dégagés pour observer cette dentelle d’acier haute de 324 mètres : le Champ de Mars et le Trocadéro, de l’autre côté de la Seine. 

L’angle de la rue de l’Université et de l’avenue de la Bourdonnais est aussi un spot apprécié par les Instagrameurs. 

Par beau temps, les escaliers ou les ascenseurs de la tour permettent de prendre de la hauteur et de découvrir Paris sous un autre angle depuis le 2e étage ou le sommet.  Pour profiter pleinement de l’expérience, la tour Eiffel propose différents restaurants et boutiques. Pensez à réserver votre billet avant votre visite.

Pour voir la tour sous un autre angle, nous vous recommandons de prendre la ligne 6 du métro, en partie aérienne. L’effet travelling sur la tour Eiffel, en particulier lorsque le métro traverse la Seine sur le pont de Bir-Hakeim, est saisissant.

La butte Montmartre et le Sacré Cœur 

Depuis la Basilique du Sacré-Cœur, positionnée au sommet de la butte Montmartre (le point le plus élevé de Paris), le panorama sur Paris est magnifique. De style romano-byzantin, elle est reconnaissable à la couleur blanche de sa façade en travertin, pierre choisie pour ses qualités d’auto-nettoiement au contact de l’eau.

Nous sommes restés un long moment là-haut à observer cette vue et essayer d’identifier les monuments qui se dévoilaient devant nous. Juste avant notre départ, le ciel s’est embrasé d’un coucher de soleil aux teintes rose-orangé. Un pur délice ! Ce spectacle valait amplement l’effort de la montée des dizaines de marches pour rejoindre le sommet de la butte. À noter qu’il est aussi possible d’atteindre la basilique en funiculaire.

La place du Tertre, juste à côté, accueille artistes peintres et portraitistes. 

Avant eux, des artistes illustres, comme André de Toulouse-Lautrec, Juan Miro ou Vincent Van Gogh, ont vécu à Montmartre. Le Bateau-Lavoir est l’une des résidences d’artistes les plus célèbres de Paris. Pablo Picasso, André Matisse, Amedeo Modigliani, Guillaume Apollinaire et Jean Cocteau y avaient installé leurs ateliers.

Montmartre est aussi connu comme le quartier des cabarets parisiens : le Lapin-Agile, chez Michou ou le célèbre Moulin Rouge. Le cabaret Patachou a vu débuter Georges Brassens, Jacques Brel et Charles Aznavour. 

Nous redescendons par les ruelles escarpées et les escaliers du quartier animé des Abbesses.

Le jardin du Luxembourg 

D’une superficie de 25 hectares, le jardin du Luxembourg est le jardin du palais du Luxembourg qui abrite le Sénat. Le palais a été construit à la demande de Marie de Médicis et s’inspire du Palais Pitti à Florence. 

Situé en bordure de Saint-Germain-des-Prés et du quartier Latin, il est prisé par les Parisiens pour leurs promenades et leur jogging dominical. Le jardin propose différentes activités pour tous les âges et selon les saisons : théâtre de marionnettes, location de voiliers, manège, promenade à poneys, jeu de paume, expositions, kiosque à musique, rucher, tennis, verger…

Le Musée d’Orsay

Le Musée d’Orsay a pris place en 1986 dans l’ancienne gare d’Orsay, un bâtiment construit pour l’Exposition Universelle de 1900. L’architecture du musée est elle-même une œuvre d’art à part entière. 

Le musée représente différentes formes d’expression artistique d’Occident de 1848 à 1914 : peinture, architecture, sculpture, arts décoratifs, photographie. Il est connu dans le monde entier pour sa riche collection d’œuvres impressionnistes (Van Gogh, Manet, Cézanne, Monet, Renoir, Degas, Caillebotte, Pissarro, Sisley, Morisot, Signac…).

Au premier étage, avant d’entrer dans les salles consacrées aux artistes impressionnistes, les visiteurs s’activent devant le cadran en verre de l’horloge monumentale, avec la perspective des toits de Paris et le Sacré Cœur en toile de fond. Cette scène est comme un sas de décompression avant de vivre un grand moment. 

Chaque fois qu’il vient à Paris, Jérôme aime visiter le Musée d’Orsay. S’attarder devant les œuvres, impressionnistes notamment, de Paul Signac en particulier. Ces œuvres sont merveilleusement sublimées dans cette ancienne gare transformée en écrin.

Prendre le temps de contempler une œuvre dans son ensemble, s’en rapprocher pour observer certains détails et s’en imprégner encore un moment avant de passer à la suivante est pour lui une forme de méditation apaisante.

Rooftops et grands magasins 

Sur le boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps valent le détour, pas seulement pour les amateurs de shopping :

• Les Galeries Lafayette : la gigantesque coupole intérieure et la terrasse panoramique (rooftop) qui offre une vue sur les toits et les monuments de Paris. 

• Notre coup de cœur : la vue depuis la terrasse panoramique au 7e étage du Printemps entourée de rotondes d’angle en pierre de taille. Un petit bijou d’architecture urbaine et une plongée dans le Paris d’un autre temps ! Le panorama sur l’Opéra Garnier, le Panthéon, la tour Eiffel, le dôme des Invalides et les toits de Paris est unique. 

Autre temple du shopping et de l’art de vivre à la française, la Samaritaine, rouvert cet été après 16 ans de travaux. Une visite de ce chef d’œuvre de l’Art Nouveau s’impose.

La verrière, la structure Eiffel et la fresque des paons (longue de 115 mètres) sont remarquables.

Le Marais

Le quartier du marais nous donne l’impression d’un petit village en plein cœur de Paris. Malgré son côté touristique, une vraie vie de quartier semble encore y être préservée. 

Le Marais est connu pour sa grande diversité, sa longue histoire, sa richesse architecturale et culturelle et son animation. On y trouve une combinaison harmonieuse de cafés, bars, petites boutiques, galeries d’art, ruelles pavées et de monuments ou de lieux connus dans le monde entier. 

Parmi les incontournables du Marais :

• L’Hôtel de Ville avec son architecture néo renaissance

• Le Centre Pompidou : ce musée déploie sur 6 niveaux de nombreux espaces entièrement dédiés à la culture et à l’art. Sa collection d’art moderne et contemporain est la plus importante d’Europe. 

• Le Musée Picasso consacré à la vie et à l’œuvre du peintre espagnol

• La place des Vosges. Écrin de verdure entouré de bâtiments en briques, elle est la plus ancienne place de Paris. Victor Hugo, Madame de Sévigné et Colette notamment y ont habité.

• Le quartier juif et la rue des Rosiers : rue légendaire avec ses petits commerces, restaurants de falafels, boulangeries et épiceries juives. 

• Les maisons à colombages du XVIe siècle, rue François Miron (comme un morceau d’Alsace à Paris) et la maison de Nicolas Flamel, rue de Montmorency. Achevée en 1407, elle est la plus ancienne maison de Paris. 

• Les boutiques d’antiquaires du Village St Paul-Le Marais. Si Stéphanie n’était pas traductrice, elle serait certainement devenue antiquaire.

Continuer par un week-end à Strasbourg…

Pourquoi ne pas prolonger un séjour à Paris par un week-end à Strasbourg ?  Ville européenne, dynamique et dotée d’un riche patrimoine (inscrit à l’UNESCO), elle dispose de nombreux atouts. Strasbourg est à seulement 1h50 de train de Paris. Le temps de regarder un bon film ou de dévorer quelques chapitres du livre qui traine sur votre table de nuit depuis des semaines. Découvrez notre guide pour votre première visite à Strasbourg !

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Café Food Salon de thé

Un brunch raffiné à Strasbourg : l’Hôtel Maison Rouge

Situé à proximité de la Petite France, de la Cathédrale et à deux pas de la place Kléber, l’Hôtel Maison Rouge est un hôtel emblématique de Strasbourg. Il a fait peau neuve après trois ans de rénovation intégrale.

Cet établissement 5 étoiles de 131 chambres propose un brunch chaque dimanche de 11h à 15h, accessible aux clients de l’hôtel et aux personnes extérieures.

Après avoir passé la réception de l’hôtel, on monte au premier étage pour atteindre les Salons Mistinguett. L’escalier dévoile de magnifiques vitraux représentant des villes et villages alsaciens.

La décoration des Salons Mistinguett est particulièrement élégante. Un mariage surprenant et harmonieux de couleurs (rose poudré, émeraude, jaune or, plantes vivaces, carrelage noir et blanc) et de matières (mobilier en marbre, sièges en velours, luminaires épurés en métal). Le parti-pris de mêler les traditions et codes alsaciens à des touches Art déco des années 20 fonctionne à merveille. L’ambiance feutrée, les sièges confortables en velours et la playlist jazzy apaisante nous enveloppent pour un moment agréable.

Le brunch du dimanche associe buffet, plats servis à table, boissons froides et chaudes, dans une formule à volonté à 48€ par personne.
Le buffet offre un large choix de douceurs sucrées (viennoiseries, brioches, cakes, muffins, cookies, pains, salade de fruits frais, yaourts, pâtisseries…), de mets salés (saumon fumé, crevettes, magret de canard, plats chauds, pains fromages, poulet mariné, légumes rôtis…) et de boissons froides (jus de fruits frais pressés, eaux).
Les gourmandises sucrées (pancakes, brioche perdue, bircher muesli) ou salées (gravlax de truite, avocado toast, œufs sous toutes leurs formes) et les boissons chaudes (différents types de cafés, chocolat chaud, sélection de thés et infusions) sont servies à table.

Malgré le standing de l’établissement, l’approche de l’équipe en salle n’est ni hautaine, ni obséquieuse. Bien au contraire. La tradition de l’art de recevoir fait partie de l’esprit des lieux, dont le passé prestigieux remonte à 1387 et l’héritage est parfaitement maîtrisé. Toute l’équipe est aux petits soins pour contribuer pleinement au bien-être des convives.

On a aimé la décoration dans le style Art déco revisité, l’équipe en salle très attentionnée, le chocolat chaud et le cappuccino à la mousse de lait onctueuse, le thé Earl Grey aux notes douces et parfumées, les œufs Bénédicte, le gravlax de truite sur dampfnudel et la brioche perdue qui inciterait à ajouter le terme « moelleusité » dans le dictionnaire.

Le brunch de l’Hôtel Maison Rouge : une nouvelle expérience de la finesse et du raffinement, pour profiter d’un moment de détente à Strasbourg.

La réservation est recommandée.

Maison Rouge Strasbourg Hôtel & Spa, Autograph Collection
📍 4 rue des Francs-Bourgeois, Strasbourg


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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : Mittelbergheim

Une excursion à moins de 100 km de Strasbourg, à travers le vignoble de Mittelbergheim.

La découverte de Kaysersberg et de Riquewihr, deux villages emblématiques sur la Route des Vins d’Alsace, nous a incités à prolonger notre exploration des vignobles alsaciens.

Mittelbergheim est un charmant petit village viticole accroché à flanc de colline, à une trentaine de kilomètres de Strasbourg.

Le point de départ de notre promenade est le petit parking du Zotzenberg (gratuit), tout en haut du village, qui donne directement sur le vignoble.

En entrant dans les vignes, à la fourche, nous prenons à gauche sur le sentier goudronné qui sillonne à travers le vignoble. Les deux tours du Château d’Andlau se dévoilent en toile de fond.

Au bout du sentier, nous montons vers la droite et prenons ensuite encore à droite. Le chemin offre alors un point de vue privilégié sur Mittelbergheim et les deux clochers du village.

Nous passons devant le coin à pique-nique et le terrain de pétanque du Rippelsholz et tournons ensuite à droite.

Un chemin de terre vers la droite mène à un point de vue spectaculaire : le sentier viticole, comme un ruban au milieu des vignes, le Château d’Andlau au loin et la plaine d’Alsace en arrière-plan. Comme un petit air de Toscane en Alsace… L’atmosphère calme et sereine est propice à la contemplation et à la rêverie.

Nous revenons sur nos pas et rejoignons notre point de départ.

La boucle goudronnée de moins de 2 km est facilement accessible, à tout âge. Le paysage exceptionnel incite à faire de nombreux arrêts. Les amateurs de photos seront comblés.

La découverte de ce panorama de vignes et de champs dorés à perte de vue, baigné par la lumière rasante d’une fin d’après-midi d’Automne a été pour nous un véritable coup de cœur.

En quittant le parking du Zotzenberg, nous en profitons pour découvrir les maisons de style Renaissance et faire une dégustation dans l’une des caves à vin du village.

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Food Restaurant

Un restaurant gastronomique en Alsace : L’Auberge de l’Ill

L’Auberge de l’Ill est un restaurant gastronomique (2 étoiles Michelin) niché au cœur d’un village alsacien près de Colmar et de la Route des Vins, à moins d’une heure de route de Strasbourg.

On prend place dans la « pièce alsacienne » à l’ambiance feutrée pour une symphonie en quatre plats. La marqueterie, représentant un paysage de Ried illustré de joncs, roseaux, cigognes et hérons, fait écho à la rivière toute proche.

L’équipe en salle est attentive et discrète. Chacun assume son rôle avec application dans un ballet bien réglé.

Les dressages sont élégants. Les assiettes délicates, généreuses et goûteuses sont empreintes de la tradition culinaire qui anime la famille Haeberlin depuis plus de 150 ans. Chaque plat est tout en équilibre et élégance. On prend le temps de mâcher lentement chaque bouchée pour s’imprégner pleinement des saveurs. La partition du chef Marc Haeberlin et de sa brigade est maîtrisée avec justesse.

On a aimé les nombreuses petites attentions et le soin porté aux détails, l’inspiration puisée dans les produits locaux et l’histoire familiale qui fait la fierté de la Maison. Côté menu, mention spéciale pour le beurre Bordier de Saint-Malo et les différents pains frais, le filet de bar poêlé accompagné d’une nage de moules (qui a fait aimer les moules de bouchot à Stéphanie) et la gourmandise de la barre chocolatée à la noisette du Piémont et glace à la vanille de Tahiti.

L’Auberge de l’Ill
📍2 rue de Collonges au Mont d’Or, 68970 Illhaeusern

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Événement

Le Marché de Noël de Strasbourg 2021

Alors qu’en 2020 le Marché de Noël de Strasbourg a été annulé en raison de la pandémie, la féerie s’empare à nouveau de la Capitale de Noël, du 26 novembre au 26 décembre 2021. Cette édition marque une nouvelle étape dans la tradition de Noël à Strasbourg, dont le « Marché de l’Enfant Jésus » (Christkindelsmärik, en alsacien) remonte à 1570.

La période de Noël approche, Strasbourg se pare de ses habits de fête. Les places où sont installés les marchés exhalent des parfums de vin chaud, de friandises et de tartes flambées.

Pour l’édition 2021, 314 chalets, implantés sur 13 sites au centre-ville (avec un espacement plus important que lors des éditions précédentes) mettent à l’honneur l’artisanat et les spécialités locales. La place Broglie, la place de la Cathédrale, le Carré d’Or et la place Kléber sont des spots incontournables.

Place Broglie

La Place Broglie est l’un des sites historiques du marché de Noël. Cette année, en plus des chalets, un mapping, baptisé « L’Hôtel des Contes » est projeté sur la façade de l’Hôtel de Ville et présente la légende du Christkindel et l’histoire du Saint-Nicolas.

Lorsqu’il était petit, Jérôme aimait dévorer une gaufre à La Gaufre Lorraine. Les gaufres étaient préparées sur place et servies encore fumantes, tout juste sorties du moule. Il croquait à pleines dents dans la pâte moelleuse et croustillante. Il mangeait si vite que ses mains avaient à peine le temps de se réchauffer. L’épaisse couche de sucre glace qui recouvrait les carreaux finissait toujours par se répandre sur ses vêtements. Ce stand a depuis longtemps disparu de la place Broglie… mais pas le plaisir de se plonger dans ces souvenirs délicieux.

Place de la Cathédrale et place du Château

Blotti au pied de la Cathédrale, le marché de la place de la Cathédrale est pour nous le plus emblématique de Strasbourg. Sur cette place étroite, les petits chalets en bois entourés de bâtiments et de ruelles typiques, avec la Maison Kammerzell et la cathédrale en toile de fond, forment comme un cocon en pleine ville. C’est véritablement là et dans le Carré d’Or que vibre l’esprit de Noël.

La Crèche de Noël à l’intérieur de la Cathédrale est remarquable. Longue de 18 mètres, cette crèche de 1907 présente 5 scènes, de l’Annonciation à la présentation au Temple (à découvrir jusqu’au 10 janvier 2022).

La place du Château offre une autre perspective sur la cathédrale.

Place Kléber

La place Kléber accueille le Grand Sapin de Noël et le « Village du partage » (avec des stands de 90 associations).

Cette année, la décoration du sapin monumental (30 mètres de haut, 7 tonnes et 12 mètres d’envergure) revisite des traditions ancestrales : formes en bois brut, boules rouges et blanches (rappelant qu’autrefois on utilisait des pommes pour décorer le sapin), silhouettes évoquant les emporte-pièces à bredele (petits gâteaux de Noël préparés en Alsace pendant l’Avent).

Un écrin de lumière

Dès que la nuit tombe, les lumières se mettent à scintiller. 33 kilomètres de guirlandes et des centaines de décorations lumineuses éclairent la ville.

Un parcours d’illuminations offre une plongée dans la magie de Noël.

• La promenade aux étoiles souligne le thème de cette édition, « Allumons les étoiles », et la richesse du patrimoine de Strasbourg. Le parcours composé de plus de 600 étoiles relie le Square Louise-Weiss (Petite France) au pont Sainte-Madeleine, en passant notamment par la place du Marché aux Poissons et le quai des Bateliers.

• Toute la ville se transforme en écrin de lumière avec les décorations réalisées par les commerçants et la Ville de Strasbourg.

L’axe principal du cheminement mène de la rue du Vieux-Marché-aux-Poissons jusqu’au Grand Sapin de la place Kléber.

Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, la Porte des Lumières marque l’entrée de la Capitale de Noël.

Rue Mercière, des anges musiciens incitent à passer par la place de la Cathédrale.

Les ruelles du Carré d’Or (rue des Orfèvres, rue du Sanglier, rue du Chaudron) revêtent leurs plus beaux atours. Les illuminations qui associent lumière jaune orangée, guirlandes scintillantes, étoiles rouges et boules dorées donnent vie à l’enchantement de Noël dans ces ruelles étroites autour de la Cathédrale.

Rue des Grandes Arcades, des boules scintillantes, alternent avec des rideaux rouges pour mener jusqu’au Grand Sapin de la place Kléber.

Rue des Hallebardes des mannele (bonhommes, en alsacien) géants guident vers la cathédrale et la place Gutenberg.

Rue des Tonneliers, 22 tonneaux lumineux suspendus rappellent l’histoire de la rue.

Rue du Maroquin, la décoration des façades des restaurants vaut aussi le détour.

Et aussi…

Square Louise-Weiss (Petite France), du 27 novembre au 26 décembre, les ateliers du « Village de l’Avent » invitent à fabriquer décorations de Noël et cartes de vœux (nombre de places limité). Cet espace sera remplacé, du 27 décembre au 2 janvier, par le « Village de l’après » qui donnera alors des bons plans pour bien commencer l’année.

• Le marché Off (place Grimmeisen à la Petite France) propose de fêter Noël autrement en « donnant du sens à vos achats ». Ce marché éthique, solidaire et responsable met en avant les produits bios, issus du commerce équitable, de coopératives ou réalisés par des artisans indépendants. Les chalets en bois sont remplacés par des conteneurs industriels et une halle répartie en 2 espaces (ateliers, animations et conférences / bar avec une scène pour les spectacles).

• Différentes animations ponctuelles sont prévues pendant la période du marché de Noël : spectacle « 1,2,3,4… Allumons les étoiles » près du Barrage Vauban (chaque samedi à 18h), brocante (Grande Salle de l’Aubette), tour du monde des traditions de Noël (cour Saint-Nicolas), ateliers DIY (5e lieu), visites guidées, conférences et concerts.

Découvrez le détail du programme des festivités et les mesures sanitaires et de sécurité sur le site de Strasbourg, Capitale de Noël

Si vous souhaitez prolonger l’expérience, d’autres communes alsaciennes proposent aussi un marché de Noël : Haguenau, Wissembourg, Saverne, Obernai, Barr, Molsheim, Sélestat, Colmar, Riquewihr…

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Food Restaurant

Un écrin culinaire à Strasbourg : Honesty

Dès l’entrée dans le restaurant, le ton est donné. De l’élégance et du cachet.

On monte un escalier étroit pour accéder à la salle sobre et intimiste. La décoration prône les matières nobles et la lumière tamisée.

Au déjeuner, le menu se compose de 2 entrées, 3 plats et 2 desserts ; 3 entrées, 5 plats et 3 desserts le soir et le week-end. On pourra choisir entre un plat seul et une formule entrée-plat/plat-dessert ou entrée-plat-dessert.

La cuisine est moderne, créative et féminine. Les plats sont préparés avec des produits frais, de qualité, travaillés dans leur intégralité. Chaque assiette naît d’une recherche d’harmonie et d’équilibre des saveurs. Les cuissons sont maîtrisées avec justesse. Des bouchées de dégustation (mise en bouche, consommé, entremet) séparent habilement chaque moment du repas, reprenant ainsi les codes des restaurants gastronomiques.

Le souci du détail se concrétise à tous les niveaux : depuis la finesse du dressage et le soin porté aux accompagnements jusque dans le choix des sièges (particulièrement confortables) et de la vaisselle.

La carte change tous les mois au gré des saisons et de l’inspiration de la cheffe.

Honesty est le juste milieu entre restaurant gastronomique et brasserie. L’ambiance de la petite salle est chaleureuse et décontractée. C’est un lieu où se laisse prendre le temps de profiter d’un repas savoureux. Un moment de cocooning, à deux ou entre amis.

On ressent la connivence et la complémentarité du duo entre Tiffany la cheffe et Chloé en salle. Agréable et attentionnée, Chloé participe pleinement à la réussite de l’expérience.

Ce restaurant est l’illustration parfaite que l’honnêteté et la sincérité ont du bon. Une bonne pioche à Strasbourg.

Honesty
📍 2 quai Finkwiller, Strasbourg

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Excursion

Une excursion au départ de Strasbourg : Kaysersberg et Riquewihr

Une excursion à moins de 100 km de Strasbourg, à la découverte de 2 villages alsaciens emblématiques, sur la Route des Vins d’Alsace.

Nous quittons Strasbourg par un matin d’automne où le soleil peine à percer les nuages bas. En un instant, le brouillard se lève, comme si soudain quelqu’un avait tiré un épais rideau.

Après une petite heure de route, les coteaux des vignobles dorés de la Route des Vins d’Alsace se dévoilent devant nous pour nous mener à Kaysersberg.

Le parking P5 (payant) permet d’accéder directement à l’entrée du village.

Sillonner les rues de ce village pittoresque avec ses maisons à colombages colorées nous plonge dans un autre temps. Ce n’est pas un hasard si Kaysersberg a été élu « Village préféré des Français en 2017« .

Les restaurants, confiseries, fromageries, boulangeries, salons de thé, épiceries, boutiques et ateliers d’artisanat (verrerie, poterie, tissu) et caves de dégustation de vins d’Alsace jouent pleinement la carte de la gastronomie et de la culture locales.

Les incontournables : l’église (XIIe-XVe siècles) et le retable en bois, le pont fortifié de 1514 et les vieilles maisons au bord de la Weiss, le Badhus (Maison des bains) de 1600 et le Château.

Depuis le centre historique, près du Badhus, un sentier et quelques marches mènent au château du XIIIe siècle. Notre recommandation : une fois arrivé au Château, continuez à monter les marches puis prenez à droite pour atteindre un point de vue exceptionnel sur le château, les vignes et le village de Kaysersberg en contrebas. De là, vous pourrez redescendre au village sur un sentier à travers les vignes ou en reprenant le même chemin qu’à l’aller.

Après Kaysersberg, nous continuons sur la Route des Vins d’Alsace, ruban de bitume mythique qui serpente à travers vignobles et villages, jusqu’à Riquewihr.

Plusieurs parkings (payants) sont situés à proximité de l’entrée du village. Comme à Kaysersberg, le centre historique de Riquewihr donne directement sur le vignoble. Riquewihr est tout aussi charmant et coloré, mais plus petit.

Le passage sous le porche de l’Hôtel de Ville marque l’entrée de la vieille ville. Nous remontons lentement la rue principale jusqu’aux remparts. Des parfums de nougat, de biscuits (bredele) et de macarons (rochers) coco s’échappent des petites échoppes. Les amateurs d’art pourront visiter l’une des galeries et les amateurs de vins pourront profiter d’une dégustation dans une cave. De part et d’autre de la rue principale, d’étroites ruelles invitent à l’exploration, avec la sensation de se promener dans un village de carte postale.

Avant de rentrer à Strasbourg, nous nous imprégnons une dernière fois des paysages et de l’atmosphère de la Route des Vins, en passant par d’autres villages typiques et vignobles réputés, comme Hunawihr, Ribeauvillé et Bergheim.

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Tomi Ungerer

Le premier musée en France consacré à Tomi Ungerer et au dessin d’illustration du XXe siècle à aujourd’hui.

Le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration propose un parcours à travers l’œuvre du dessinateur et illustrateur d’origine alsacienne Tomi Ungerer et plus largement l’art de l’illustration. Ouvert en 2007, il est le musée le plus récent de Strasbourg.

Les collections réunissent un fond de 14 000 dessins et 1 500 jouets que Tomi Ungerer a donnés à Strasbourg ainsi que plus de 2 000 œuvres graphiques réalisées par 122 artistes français et étrangers.

Le musée est installé au cœur du quartier historique de la Neustadt, dans la Villa Greiner, un hôtel particulier construit à la fin du XIXe siècle. 

Le parcours, thématique, est réparti sur trois niveaux d’exposition :

  • Le rez-de-chaussée présente des dessins originaux de livres pour enfants et notamment les œuvres les plus connues de Tomi Ungerer comme Les Trois Brigands ou Jean de la Lune ainsi que des jouets et des planches de bandes dessinées.
  • Le premier étage est consacré aux dessins satiriques et publicitaires.
  • Le rez-de-jardin est dédié aux dessins érotiques (pour un public adulte).

Trois accrochages différents sont réalisés chaque année afin de de préserver les œuvres sur papier des agressions de la lumière et de présenter la diversité de la collection. Les dessins originaux de Tomi Ungerer sont ainsi mis en regard avec ceux de Bosc, Pascal Lemaître, R.O Blechmann, Milton Glaser, Michel Cambon, Maurice Henry…

Le parcours thématique souligne l’inventivité, la pluralité et la richesse de l’œuvre de Tomi Ungerer et des autres artistes présentés. Il témoigne aussi de leur grande capacité d’adaptation aux différents genres, supports et techniques qu’ils abordent.

Qu’il soit raffiné, comique, critique, provocateur ou truculent, le dessin transmet un vocabulaire d’expression et une vision de la société que chacun peut interpréter. Il est le lien direct et personnel que l’auteur trace avec le spectateur. Par la magie du trait, l’artiste peut se changer à sa guise en humoriste, poète et conteur pour enfant, graphiste, satiriste, caricaturiste… Une galerie de costumes que Tomi Ungerer a portés à la perfection jusqu’à sa disparition en 2019.

Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration
📍 2 avenue de la Marseillaise, Strasbourg

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Food Restaurant

Le paradis des amateurs de fromage à Strasbourg : La Cloche à Fromage

La Cloche à Fromage est un incontournable à Strasbourg pour les amateurs de fromage.

Dès l’entrée du restaurant, une agréable odeur de fromage, semblable à celle qui exhale dans une cave d’affinage, happe notre odorat. Présage d’un moment qui va ravir nos sens…

Notre regard est attiré par la cloche à fromage géante qui peut contenir jusqu’à 90 variétés différentes de fromages. Lors de la création du restaurant en 1988, elle a été classée plus grande cloche à fromage du monde par le Guinness Book des Records. La version d’origine a été remplacée en 2016 par un modèle toujours aussi grand, mais plus performant et qui respecte les normes actuelles.

Au menu : des plateaux de dégustation classés par thème, plusieurs déclinaisons de fondue (à volonté) et de raclette servie sur four et des spécialités à base de fromage. Différents plats de saison, avec ou sans fromage, sont aussi proposés à la carte.

La décoration harmonieuse de la salle nous évoque un restaurant d’alpage urbain, rehaussé de quelques touches industrielles. L’atmosphère est chaleureuse et très conviviale. Le directeur du restaurant joue parfaitement son rôle d’ambianceur de salle et de maître de cérémonie fromager. L’équipe qui l’accompagne en salle est attentive et parle au moins trois langues (français, allemand, anglais).

Les fromages sont élevés dans la cave d’affinage maison. Le maître fromager prépare les plats et les plateaux avec soin, directement à côté de la cloche. À l’image d’un peintre en saveurs, il l’utilise comme une palette pour ses créations.

On a aimé la fondue traditionnelle (au gruyère, emmental, comté, vin blanc et flambée au kirsch) et les explications du maître fromager. Intarissable sur les différents terroirs, appellations et variétés de fromages, il conte, avec verve et passion, la farandole des fromages qui composent le plateau, à déguster du plus doux au plus corsé.

La réservation est recommandée.

La Cloche à Fromage
📍 27 rue des Tonneliers, Strasbourg

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Strasbourg insolite

Strasbourg insolite : le Vent du Diable

Une légende raconte que le Diable sillonnait le monde à cheval sur le Vent. Lors de son passage à Strasbourg, il vit son portrait sculpté sur la façade de la Cathédrale. Flatté et curieux, il entra à l’intérieur pour voir si d’autres sculptures le représentaient. Mais il en fut chassé et s’enfuit si vite qu’il oublia le Vent. 

Depuis ce jour, le Vent tourne autour de la Cathédrale en attendant impatiemment que le Diable en sorte.

C’est ainsi que le vent souffle presque en permanence autour de la Cathédrale de Strasbourg.

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Alsacien

Une plongée dans le passé de l’Alsace des XVIIIe et XIXe siècles.

Le Musée Alsacien de Strasbourg est l’un des plus importants musées d’arts et de traditions populaires régionaux de France. Il propose un parcours à travers d’anciennes maisons alsaciennes reliées par des escaliers et des coursives en bois. Une plongée dans les traditions et les arts populaires en Alsace du XVIIIe et XIXe siècles.

Les reconstitutions des pièces d’un foyer alsacien (cuisine, pièce commune ou stub), d’ateliers d’artisans ou d’une officine de pharmacien et de nombreux meubles, costumes et objets (plus de 5000 exposés) témoignent de la vie rurale et domestique en Alsace à cette époque.

Le musée aborde aussi différentes thématiques : la poterie traditionnelle (Betschdorf et Soufflenheim), les âges de la vie (baptême, berceau, jouets, mariage), l’agriculture et l’artisanat ou les rites religieux en Alsace (plusieurs salles sont dédiées aux religions historiques majeures en Alsace et présentent des imageries, calligraphies et ex-voto).

Les maisons à colombages qui abritent le musée participent elles-mêmes à cette plongée dans le passé. Le visiteur alterne parcours à l’intérieur et déambulation sur les coursives extérieures en bois qui serpentent le long des façades. Le craquement du plancher sous les pas et le passage régulier de l’intérieur vers l’extérieur offrent une immersion dans l’atmosphère historique de ces demeures d’un autre temps. En cours de visite, quelques fenêtres invitent à profiter de la vue sur l’Ill, l’Ancienne Douane (sur l’autre rive de l’Ill) et la Cathédrale Notre-Dame. L’espace dédié aux expositions temporaires accueille une nouvelle exposition thématique par an.

Musée Alsacien
📍 23-25 quai Saint-Nicolas, Strasbourg

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Balade

Se promener à Strasbourg : jardin botanique

Le Jardin botanique de Strasbourg offre une parenthèse apaisante dans un écrin de verdure, en pleine ville. Il propose un parcours à travers 6000 espèces végétales du monde entier, bichonnées par des botanistes et jardiniers experts. Des espèces rares ou plus communes, des herbes aromatiques, des fleurs et un arboretum de plus de 2000 espèces d’arbres et arbustes (séquoia géant, faux noyer du Caucase, cyprès chauve…).

Le jardin s’étend sur 3,5 hectares dans le quartier de la Neustadt. Créé en 1619, il était initialement situé dans le quartier de la Krutenau (au sud-ouest du campus universitaire historique). Il a ensuite été déplacé sous le règne de l’Empereur d’Allemagne Guillaume Ier. Le jardin botanique actuel, inauguré en 1884, s’inscrivait dans le projet de construction de l’Université impériale allemande, initié en 1880.

Dès l’entrée, on s’attarde autour des petits bassins à nénuphars dans lesquels s’agitent des grenouilles farouches. Par beau temps, certaines se prélassent au soleil.

Échappez-vous un moment dans la serre tropicale. Une sélection d’espèces exotiques (palmiers, grands ficus, monsteras aux feuilles gigantesques…) s’épanouit dans un environnement chaud et humide. Les jours de grande canicule, en ressortant, on a presque l’impression qu’il fait frais à l’extérieur.

Ce jardin paisible est idéal pour se ressourcer et arrêter la course du temps. On bouquine à l’ombre du feuillage d’un arbre séculaire. On s’installe sur l’un des nombreux bancs. On flâne sur le chemin qui serpente autour de la serre de Bary, contourne l’observatoire astronomique, puis tortille le long d’un étang et passe à côté de plusieurs petites bambouseraies.

Le clocher de l’église Saint-Maurice en arrière-plan se reflète à plusieurs reprises à la surface lisse de l’étang. Ce miroir immobile est seulement interrompu par les ondulations d’un poisson remonté à la surface.

On éprouve la sensation agréable d’être comme enveloppé dans une couverture végétale bienveillante. On s’imprègne de l’atmosphère de ce lieu où règnent une sérénité et une quiétude comparables à celles qui infusent dans certains jardins japonais.

  • Le Jardin botanique de Strasbourg est un jardin universitaire généralement accessible au public l’après-midi : vérifiez au préalable les horaires d’ouverture. L’entrée est gratuite.
  • Pour les activités sportives ou un pique-nique, privilégiez un autre parc à proximité (Orangerie, Contades ou le jardin de l’Université juste à côté).
  • L’entrée du jardin se fait par l’allée Anton de Bary, petite rue piétonne perpendiculaire à la rue Goethe et à la rue de l’Université.

🔗 Plus d’infos et horaires d’ouverture

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Voyage

Hôtel collection : Amerikalinjen, Oslo

Idéalement placé au cœur du centre-ville d’OsloAmerikalinjen est un boutique-hôtel 4* dans l’ancien bâtiment de la Norwegian America Line, paquebots mythiques qui reliaient au XXe siècle la Norvège à l’Amerique. 

Le bâtiment de style néo-baroque a été construit en 1919, à l’époque où les voyages transatlantiques en paquebot cristallisaient les espoirs de milliers de Norvégiens, vers un nouveau monde d’opportunités, symbolisé par le Rêve Américain. 

La façade rouge du bâtiment est ornée d’éléments marins de la mythologie grecques (tritons, néréides).

La réhabilitation de l’intérieur, particulièrement réussie, conserve l’esprit du lieu, tout en apportant une touche élégante de modernité. Le design est soigné, raffiné et fonctionnel. Rien n’est superflu, ni ostentatoire. Tout a été pensé pour agrémenter et simplifier le séjour du voyageur.

L’esthétique harmonieuse des différents espaces – réception, salon, bar (Pier 42), brasserie (Atlas) et chambres – s’inscrit dans l’héritage des paquebots du XXe siècle. Elle associe luxe (matériaux nobles comme le velours, le cuir ou le marbre) et minimalisme urbain (carrelage métro, palette monochrome et accents de couleur, miroirs patinés et luminaires de style industriel). De grandes malles servent de tables basses dans le salon de la réception.

Un espace commun au premier étage (2e étage norvégien) a été aménagé avec les éléments de l’intérieur du dernier navire de la Ligne. 

Les chambres sont très confortables et élégantes. La décoration est, elle aussi, inspirée des cabines des paquebots qui reliaient la Norvège et l’Amérique : grand lit, bureau, détails en noir et blanc, bois blond, objets et luminaires de designers norvégiens, douche à l’italienne. Blottis sous les couvertures d’un lit moelleux, on a la sensation de s’endormir paisiblement à bord d’un navire immobile. 

L’équipe (réception, petit déjeuner) est accueillante, attentive et réactive. Le petit déjeuner (actuellement servi à table en raison des mesures sanitaires) est copieux et varié. Une attention particulière est portée aux allergies et intolérances alimentaires des convives. 

L’hôtel Amerikalinjen est le lieu parfait pour un moment cocooning. On peut y séjourner une ou plusieurs nuits ou s’imprégner de l’atmosphère lors d’un diner à la brasserie Atlas ou en prenant un verre au bar Pier 42.

On a aimé

  • L’emplacement en plein cœur du centre-ville d’Oslo : juste en face de la gare ferroviaire et à deux pas de l’Opéra et du quartier vibrant de Bjørvika
  • La décoration et l’esthétique maritime du lieu (et notamment le jardin d’hiver où il fait bon prendre le petit déjeuner)
  • La disponibilité chaleureuse de l’équipe

Hôtel Amerikalinjen
📍 Jernbanetorget 2, Oslo
🔗 Voir le site (en anglais)

Nous avons séjourné à l’hôtel Amerikalinjen au cours de l’été 2021. Cet article reflète notre avis et n’a fait l’objet d’aucune compensation financière.

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le MAMCS

« Joyeuses frictions » de 1870 à nos jours.

Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS pour les intimes) est l’un des seuls musées français à présenter un parcours représentatif de l’art d’Europe occidentale de 1870 à nos jours.

Le bâtiment de 13 000 m2 dialogue avec l’Ill et le quartier historique de la Petite France. Comme le souligne son architecte Adrien Fainsilber : « les relations avec l’eau, la lumière et la ville historique ont fortement marqué l’organisation du site et celle du musée. » Particularité du bâtiment : sa vaste nef centrale en partie vitrée, imaginée comme une « rue intérieure ». Véritable colonne vertébrale du musée, elle permet un parcours à la fois ouvert et lisible.

Lors de son inauguration en 1998, les deux étages du musée se répartissaient entre le rez-de-chaussée consacré à l’art moderne et aux expositions temporaires et les quatre grandes salles du premier étage dédiées à l’art contemporain.

En 2018 le MAMCS a célébré ses 20 ans. Le parcours de visite des collections permanentes sur les deux niveaux a été entièrement repensé avec un nouvel accrochage intitulé « Joyeuses frictions ». Cette nouvelle approche s’est construite autour des artistes marquants de la collection : Doré, Monet, Signac, Pissarro, Sisley, Rodin, Arp, Kandinsky, Kupka, Picasso, Séchas, Brauner…

L’art moderne et l’art contemporain sont désormais associés au rez-de-chaussée et au premier étage. Les différentes techniques (peinture, sculpture, dessin, gravure, photographie, installation, vidéo) sont réunies et classées selon une dizaine de sections thématiques. Des espaces, comme le Studio, ont été créés au cœur du parcours de visite et invitent le visiteur à l’interactivité. Trois à quatre expositions temporaires sont organisées chaque année. À découvrir aussi : la fresque extérieure « From the Air We Share » du collectif FAILE qui s’étend sur 1000 m2 devant l’entrée du musée.

En plus des espaces d’exposition, le MAMCS compte aussi un auditorium, une librairie-boutique, une bibliothèque et un café. Ne manquez pas la terrasse de l’Art Café qui offre un panorama unique sur le Barrage Vauban, la Petite France et la Cathédrale Notre-Dame.

Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
📍 1 place Hans Jean Arp, Strasbourg

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Voyage

Nos quartiers préférés à Oslo

Oslo est la capitale de la Norvège. Mais aussi et surtout la ville de naissance de Stéphanie

Ville dynamique, créative et inspirée, Oslo se visite toute l’année. Son ouverture sur le fjord et les collines qui l’entourent rendent son environnement idyllique pour les amateurs de paysage de mer et de montagne. 

Oslo est une ville en mouvement : elle a beaucoup changé et bien évolué ces dernières années. De nouveaux quartiers ont émergé récemment, comme Bjørvika autour de l’Opéra. De nombreux parcs, jardins et promenades arborées en font une ville très verte où la nature est accessible partout très facilement.

Elle n’est pas une ville froide, au sens propre et figuré. Bien au contraire, elle est accueillante et propice à de belles découvertes sur le plan architectural, artistique, touristique et humain.

L’été, les bords de mer se transforment en plage où les locaux viennent lézarder au soleil, se détendre dans un sauna ou se baigner. L’hiver, les journées courtes incitent à visiter un musée ou une expo, à s’installer dans un café, un bar ou un restaurant pour profiter de l’atmosphère koselig (prononcé « kouchli »). Le koselig peut se définir comme une ambiance agréable, chaleureuse, souvent conviviale, proche du cosy. Une décoration enveloppante, qui invite au cocooning, une ambiance intimiste autour d’un verre entre amis en été, des boissons chaudes en hiver.

Nous avons sélectionné 4 quartiers d’Oslo que nous apprécions particulièrement. L’idée est plutôt de s’imprégner de l’ambiance d’un quartier plutôt que de cibler un site (plus ou moins touristique).

Bjørvika
Aker Brygge, Tjuvholmen et la forteresse d’Akershus
Grünerløkka et Vulkan
Frogner, parc Vigeland et Palais Royal
À découvrir aussi…

Bjørvika

La construction de l’Opéra, au bord du fjord d’Oslo, a été la première étape de la transformation de Bjørvika, ancien quartier portuaire, en nouvelle aire urbaine.

Conçu par le cabinet d’architecture norvégien Snøhetta, le toit en marbre blanc de l’Opéra semble émerger du fjord. Entrer dans l’atrium (harmonie du bois, du métal et du verre) et surtout monter sur la façade du bâtiment pour profiter du panorama impressionnant sur le fjord sont des incontournables. 

Une promenade le long du quai Langkaia (à l’Ouest en face de l’Opéra) révèle l’architecture singulière de l’Opéra. Le quai mène à SALT, un espace en plein air qui associe art, musique, street food, architecture et sauna. 

La Bibliothèque Deichman (au nord, en face de l’Opéra) a été imaginée comme une médiathèque moderne et un véritable lieu de vie. Elle dispose d’un important fond d’ouvrages classés par thématiques et répartis sur 5 étages. De nombreux fauteuils invitent à l’étude ou à la détente. Des mini-cinémas ont été prévus pour improviser une projection privée. Des activités ludiques sont proposées aux enfants. Un espace est même dédié à l’impression 3D. La terrasse extérieure du café au-dessus de l’entrée de la Bibliothèque offre une avancée panoramique vers l’Opéra. La Bibliothèque Deichman a été récemment élue meilleure nouvelle bibliothèque du monde par la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques.

Entre l’Opéra et le musée Munch, une passerelle au ras de l’eau permet d’accéder à la pointe de Sørenga, un nouveau quartier gagné sur la mer, où se retrouvent les jeunes et les familles lors des belles journées d’été. 

Un ensemble de bâtiments, surnommés Projet Barcode et la façade du musée Munch dessinent la nouvelle skyline d’Oslo. 

Le point de vue depuis la passerelle Akrobaten, qui enjambe les voies de chemin de fer, illustre parfaitement l’effet code-barre de l’architecture des bâtiments. Au pied des immeubles, des cafés, des bars et des restaurants contribuent à l’animation du quartier.

Sur le front de mer, plusieurs saunas, plages et pontons sont propices à la relaxation ou à la baignade.

Aker Brygge, Tjuvholmen et la forteresse d’Akershus 

Les docks piétonniers d’Aker Brygge offrent une vue entièrement dégagée sur la baie d’Oslo, la forteresse d’Akershus et l’Hôtel de Ville. Ils sont bordés de boutiques et de restaurants appréciés par les touristes. Aker Brygge est aussi le point de départ des bateaux vers la presqu’île de Bygdøy ou pour des croisières sur le fjord.

À noter aussi autour d’Aker Brygge : le futur Musée National, dont l’ouverture est prévue en 2022.

La promenade sur les planches d’Aker Brygge se prolonge par la péninsule de Tjuvholmen, qui accueille le Musée d’Art moderne Astrup-Fearnley (conçu par l’architecte Renzo Piano), un parc de sculptures en plein air (avec notamment des œuvres de Louise Bourgeois et Anish Kapoor). L’architecture soignée du musée et des immeubles qui l’entourent donne à la péninsule une personnalité singulière. 

Construite autour d’un château fort médiéval, la forteresse d’Akershus date du XVIIe siècle. Cette grande citadelle escarpée au sol pavé abrite plusieurs musées (musée de la Défense, musée de la Résistance norvégienne, Château médiéval) et offre une belle perspective sur le port d’Oslo.

Grünerløkka et Vulkan

Découvrir Grünerløkka à pied est la meilleure manière de s’imprégner de l’ambiance de ce quartier animé. « Løkka » (prononcé « leu-ka ») pour les intimes alterne boutiques vintage et design, friperies, petits cafés et restaurants koselig, salles de concert et bars, grandes places et parcs ombragés. Le quartier attire aussi bien les étudiants, les familles avec enfants que les retraités.

À la lisière de Grünerløkka, à Sagene, une promenade le long de la rivière Akerselva dévoile d’anciennes usines en brique reconverties, des chutes d’eau et des espaces verts.

Le nouveau quartier de Vulkan se trouve aussi le long de l’Akerselva, avec notamment Mathallen, des halles sur le principe d’une food court. Différentes boutiques et comptoirs proposent des produits et des plats cuisinés du monde entier (Norvège, Mexique, Japon, France, Hongrie, Chine, Italie…) qu’on peut ensuite déguster enterrasse ou à l’intérieur sur l’espace commun au centre des halles.

Notre recommandation : près de Mathallen, explorez les ruelles autour du café-bar Blå pour découvrir un lustre artisanal insolite et des œuvres de street art.

Les vieilles maisons de Telthusbakken et Damstredet sont accessibles à pied depuis Vulkan. Elles sont accrochées à flanc de colline dans le quartier de St. Hanshaugen (butte Saint-Jean), près de Gamle Aker Kirke (la plus ancienne église d’Oslo, qui date de 1100) et du grand cimetière de Vår Frelsers Gravlund (où sont enterrés des norvégiens célèbres, comme le poète Henrik Ibsen et le peintre Edvard Munch). 

Paisibles et très instagrammables, Telthusbakken et Damstredet sont deux rues escarpées avec des ensembles de maisons datant du XIXe siècle. 

Telthusbakken est bordée d’un côté de maisons en bois aux façades bigarrées et de l’autre, de jardins ouvriers. Depuis le haut de Telthusbakken, le point de vue sur l’Est d’Oslo vaut la peine de s’attarder un moment. 

Les veilles maisons occupent les deux côtés de Damstredet et sont agrémentées de jardins verdoyants. Henrik Wergeland, grand poète norvégien, résida dans une maison rose dans la partie haute de Damstredet.

Frogner, parc Vigeland et Palais Royal 

Frogner est le quartier calme et cossu des ambassades, niché entre le Palais Royal et le parc Vigeland. 

Notre recommandation : sillonnez les rues (dont Oscars gate, FrognerveienGyldenløves gate et Inkognitogata) pour admirer l’architecture des villas et des immeubles du XIXe siècle, installez-vous dans un café et promenez-vous dans un parc.

Le parc Vigeland est l’un des sites les plus visités d’Oslo. Plus de 200 sculptures de l’artiste Gustav Vigeland, réalisées entre 1920 et 1943, sont réparties dans ce vaste parc créé au début du XXe siècle sur la base de terres agricoles. La plupart des sculptures sont des nus représentant les différents âges de la vie, dont les plus connues sont le Monolithe, la grande fontaine centrale et « Sinnataggen » (le Bébé grincheux). Le parc comprend aussi des aires de jeux, des courts de tennis, deux musées (Musée Vigeland et Musée de la Ville d’Oslo), des cafés, un stade et une piscine municipale. Les nombreux bancs et pelouses sont parfaits pour un pique-nique.

Bâtiment de style néoclassique achevé en 1849, le Palais Royal est la résidence principale de la famille royale de Norvège depuis l’indépendance en 1905. Ses principaux signes distinctifs sont sa façade jaune et son balcon orné de colonnes ioniques. Le parvis du Palais est l’un des sites touristiques incontournables d’Oslo. Le Palais Royal est uniquement ouvert au public en été. Il est possible d’assister à la relève de la garde du roi (tous les jours à 13h30).

Une statue majestueuse du roi Karl-Johan de Suède-Norvège (né à Pau, en France, sous le nom de Jean-Baptiste Bernadotte) domine la place du parvis.

Le Palais est situé à l’extrémité ouest de Karl Johans Gate (la principale artère commerçante d’Oslo) et est entouré d’un grand parc agréable, le Slottsparken.

À DÉCOUVRIR AUSSI

Bygdøy : une vaste presqu’île avec des échappées champêtres et boisées, des villas élégantes, des marinas, des fronts de mer sauvages ou aménagés et plusieurs musées (dont le Musée Fram dédié aux explorations polaires et le Musée folklorique norvégien, écomusée en plein air, qui présente des reconstitutions de maisons norvégiennes traditionnelles et une magnifique stavkirke, église en bois debout).

• Les collines qui entourent Oslo, en particulier Holmenkollen avec le tremplin de saut à ski

• La vue panoramique et le parc de sculptures d’Ekebergparken

• Les vieilles maisons en bois de Kampen et Vålerenga

• La façade du Parlement norvégien (Eidsvolls plass)

• L’Hôtel de Ville d’Oslo (un concert de carillon a lieu à 11h tous les premiers mercredis du mois). Visite possible de l’intérieur du bâtiment 

• L’intérieur de la Cathédrale

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Strasbourg insolite

Strasbourg insolite : la Maison Égyptienne

La Maison Égyptienne, située dans le quartier de la Neustadt (10 rue du Général Rapp) a été dessinée par le jeune architecte autodidacte Franz Scheyder au début du XXe siècle. Son style mêle l’Art Nouveau à une interprétation idéalisée de l’art de l’Egypte ancienne. Cette maison insolite se caractérise notamment par une grande fresque centrale et des balcons en fer forgé décorés de chauves-souris stylisées.

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Top

Top 5 des choses à voir à Strasbourg

Vous cherchez une ville agréable et dynamique où passer un week-end en famille, entre amis, en solo ou en amoureux ? Strasbourg est la destination idéale !


Strasbourg est une ville à taille humaine. Ni trop grande, ni trop petite. Les différents points d’intérêt peuvent être facilement reliés à pied ou à vélo. La Grande Île (le centre historique entouré par la rivière Ill, pour simplifier) et le quartier de la Neustadt sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. À proximité directe de l’Allemagne (accessible en tram), Strasbourg est une ville internationale qui accueille de nombreuses Institutions Européennes.


Pour ne rien manquer des visites essentielles lors de votre première exploration, voici les 5 incontournables de Strasbourg :

• La Cathédrale Notre-Dame
la Petite France
• la Neustadt
• le quartier européen et l’Orangerie
• l’Ill et ses quais

Envie de vous laisser guider ?

La Cathédrale Notre-Dame. Ce joyau gothique de dentelle de pierre doté d’une seule flèche de 142 mètres fut jusqu’au XIXe siècle l’édifice le plus élevé de la chrétienté. Profitez de sa façade depuis la rue Mercière, le parvis et la place du Château, glissez-vous à l’intérieur pour voir la rosace, les statues remarquables et l’horloge astronomique ou prenez de la hauteur en montant à la plateforme. On vous en dit plus ici

La Petite France. Ce quartier pittoresque du vieux Strasbourg au bord de l’Ill a accueilli les meuniers et tanneurs à partir du Moyen-Âge. Promenez-vous dans les ruelles pavées entre les maisons à colombages. Ne manquez pas les Ponts Couverts, le Barrage Vauban et sa terrasse ainsi que le Musée d’Art Moderne. On vous en dit plus ici

La Neustadt. L’ancien quartier impérial allemand est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2017. L’avenue de la Liberté qui relie le Palais Universitaire à la place de la République mêle différents styles architecturaux. Les bâtiments du Palais du Rhin, du Théâtre National (TNS) et de la Bibliothèque Nationale (BNU) sont emblématiques de la Neustadt. On vous en dit plus ici

Le quartier européen et le parc de l’Orangerie. Strasbourg regroupe plusieurs institutions Européennes dont le Parlement Européen, le Conseil de l’Europe ou la Cour Européenne des Droits de l’Homme. L’architecture du Parlement Européen, dont la structure particulière représente l’Europe en cours de construction, marque ce quartier de son empreinte. Avec ses 26 hectares, le parc de l’Orangerie est le plus ancien poumon vert de Strasbourg. On vous en dit plus ici

L’Ill et ses quais. Les quais et les berges de l’Ill, la rivière qui entoure Strasbourg, se prêtent à la promenade au fil de l’eau. Le quai des Bateliers, entièrement piéton, est propice à la flânerie. Si la météo le permet, un tour des berges de l’Ill s’impose. Vous pourrez aussi découvrir la ville en bateau-mouche. On vous en dit plus ici

Laissez-vous guider !

Nous avons préparé pour vous un itinéraire complet, idéal pour une première découverte de Strasbourg un samedi et un dimanche. Tout est prêt : des explications synthétiques (pas trop, juste ce qu’il faut), des liens utiles, des bonnes adresses et un tracé à suivre sur Google Maps.

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Café Food Restaurant

Manger healthy à Strasbourg : Le Café potager 

Le Café potager est un « fast good » au centre-ville de Strasbourg.

Les plats froids ou chauds (salades, bowls, quiches) sont répartis sur le comptoir. Différentes options végétariennes, vegan ou sans gluten sont aussi prévues. Avec la formule déjeuner ou brunch, le plat est accompagné d’une entrée ou d’un dessert (tartes, cheesecake, salade de fruits, cookie, panna cotta…)

Le café de différentes origines est torréfié à Strasbourg et décliné sous différentes formes (americano, cold brew, espresso, moccacino, latte macchiato…). Le thé chaud ou glacé vient du Thé des Muses. On peut aussi opter pour un jus de fruits frais, une limonade ou une citronnade.

Les plats sont goûteux et préparés avec des produits frais. L’équipe de baristas est souriante et accueillante.

On peut profiter du repas à l’intérieur, en terrasse sur la rue des Francs-Bourgeois l’été ou à emporter.

À l’intérieur, on a aimé le cadre verdoyant rehaussé de bois clair, de métal et de bulbes lumineux.

À noter : le wifi gratuit et les prises pour recharger téléphone ou ordinateur.

Le Café potager
📍 5 rue des Francs-Bourgeois, Strasbourg

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Musée

Visiter un musée à Strasbourg : le Musée des Beaux Arts

Un aperçu de 500 ans de peinture en Europe.

Le Musée des Beaux-Arts est situé au premier étage du Palais Rohan, qui abrite aussi le Musée des Arts décoratifs et le Musée Archéologique. Conçu sur le modèle des grands hôtels parisiens entre cour et jardin, le Palais Rohan a été construit entre 1732 et 1742 d’après les plans du Premier architecte du Roi pour le cardinal de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg. Après la Révolution, le Palais a servi de résidence impériale et royale puis est devenu un musée après 1870.

Le Musée des Beaux-Arts présente un aperçu de la peinture en Europe depuis le Moyen-Âge jusqu’à 1870. Les vingt salles du Musée retracent ainsi cinq siècles de peinture, dont les Primitifs de la peinture européenne, la Renaissance italienne, les scènes de genre et les paysages nordiques, les natures mortes et vanités, les paysages hollandais du XVIIe siècle, la Nature et les portraits du XIXe siècle, avec notamment des œuvres de Giotto, Titien, El Greco, Botticelli, Raphaël, Rubens, Goya, van Dyck, Delacroix, Chassériau, Corot ou encore Courbet.

L’architecture raffinée du Palais sert d’écrin à la collection du Musée. Les murs aux couleurs vives et l’éclairage soigné mettent en valeur les œuvres, accentuent les teintes et soulignent les contrastes. Le plancher blond, qui craque sous les pas, contribue lui aussi à plonger le visiteur dans un autre temps. En plus des œuvres, les fenêtres qui donnent sur la cour d’honneur du Palais Rohan, la façade et la flèche imposante de la Cathédrale attirent le regard.

Comme d’autres visiteurs certainement, nous avons été saisis par le magnétisme de La Belle Strasbourgeoise de Nicolas de Largillière. Ce portrait, peint en 1703 et reconnaissable à son imposant bicorne, est l’un des chefs-d’œuvre du Musée. Il se dévoile progressivement au bout d’un long corridor ornemental aux murs bleu cobalt rehaussés de moulures, de dorures et de colonnes corinthiennes. Nous avons ainsi vécu la concrétisation parfaite de ce qu’avait affirmé Roger de Piles en 1708 : « La véritable peinture doit appeler son spectateur … et le spectateur, surpris, doit aller à elle, comme pour entrer en conversation. »

Musée des Beaux-Arts
📍 2 place du Château, Strasbourg