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Visiter un musée à Strasbourg : le Musée Alsacien

Une plongée dans le passé de l’Alsace des XVIIIe et XIXe siècles

Le Musée Alsacien de Strasbourg est l’un des plus importants musées d’arts et de traditions populaires régionaux de France. Il propose un parcours à travers d’anciennes maisons alsaciennes reliées par des escaliers et des coursives en bois. Une plongée dans les traditions et les arts populaires en Alsace du XVIIIe et XIXe siècles.

Les reconstitutions des pièces d’un foyer alsacien (cuisine, pièce commune ou stub), d’ateliers d’artisans ou d’une officine de pharmacien et de nombreux meubles, costumes et objets (plus de 5000 exposés) témoignent de la vie rurale et domestique en Alsace à cette époque.

Le musée aborde aussi différentes thématiques : la poterie traditionnelle (Betschdorf et Soufflenheim), les âges de la vie (baptême, berceau, jouets, mariage), l’agriculture et l’artisanat ou les rites religieux en Alsace (plusieurs salles sont dédiées aux religions historiques majeures en Alsace et présentent des imageries, calligraphies et ex-voto).

Les maisons à colombages qui abritent le musée participent elles-mêmes à cette plongée dans le passé. Le visiteur alterne parcours à l’intérieur et déambulation sur les coursives extérieures en bois qui serpentent le long des façades. Le craquement du plancher sous les pas et le passage régulier de l’intérieur vers l’extérieur offrent une immersion dans l’atmosphère historique de ces demeures d’un autre temps. En cours de visite, quelques fenêtres invitent à profiter de la vue sur l’Ill, l’Ancienne Douane (sur l’autre rive de l’Ill) et la Cathédrale Notre-Dame. L’espace dédié aux expositions temporaires accueille une nouvelle exposition thématique par an.

Musée Alsacien
📍 23-25 quai Saint-Nicolas, Strasbourg

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Visiter un musée à Strasbourg : le MAMCS

« Joyeuses frictions » de 1870 à nos jours

Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS pour les intimes) est l’un des seuls musées français à présenter un parcours représentatif de l’art d’Europe occidentale de 1870 à nos jours.

Le bâtiment de 13 000 m2 dialogue avec l’Ill et le quartier historique de la Petite France. Comme le souligne son architecte Adrien Fainsilber : « les relations avec l’eau, la lumière et la ville historique ont fortement marqué l’organisation du site et celle du musée. » Particularité du bâtiment : sa vaste nef centrale en partie vitrée, imaginée comme une « rue intérieure ». Véritable colonne vertébrale du musée, elle permet un parcours à la fois ouvert et lisible.

Lors de son inauguration en 1998, les deux étages du musée se répartissaient entre le rez-de-chaussée consacré à l’art moderne et aux expositions temporaires et les quatre grandes salles du premier étage dédiées à l’art contemporain.

En 2018 le MAMCS a célébré ses 20 ans. Le parcours de visite des collections permanentes sur les deux niveaux a été entièrement repensé avec un nouvel accrochage intitulé « Joyeuses frictions ». Cette nouvelle approche s’est construite autour des artistes marquants de la collection : Doré, Monet, Signac, Pissarro, Sisley, Rodin, Arp, Kandinsky, Kupka, Picasso, Séchas, Brauner…

L’art moderne et l’art contemporain sont désormais associés au rez-de-chaussée et au premier étage. Les différentes techniques (peinture, sculpture, dessin, gravure, photographie, installation, vidéo) sont réunies et classées selon une dizaine de sections thématiques. Des espaces, comme le Studio, ont été créés au cœur du parcours de visite et invitent le visiteur à l’interactivité. Trois à quatre expositions temporaires sont organisées chaque année. À découvrir aussi : la fresque extérieure « From the Air We Share » du collectif FAILE qui s’étend sur 1000 m2 devant l’entrée du musée.

En plus des espaces d’exposition, le MAMCS compte aussi un auditorium, une librairie-boutique, une bibliothèque et un café. Ne manquez pas la terrasse de l’Art Café qui offre un panorama unique sur le Barrage Vauban, la Petite France et la Cathédrale Notre-Dame.

Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
📍 1 place Hans Jean Arp, Strasbourg

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Visiter un musée à Strasbourg : le Musée des Beaux Arts

Un aperçu de 500 ans de peinture en Europe

Le Musée des Beaux-Arts est situé au premier étage du Palais Rohan, qui abrite aussi le Musée des Arts décoratifs et le Musée Archéologique. Conçu sur le modèle des grands hôtels parisiens entre cour et jardin, le Palais Rohan a été construit entre 1732 et 1742 d’après les plans du Premier architecte du Roi pour le cardinal de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg. Après la Révolution, le Palais a servi de résidence impériale et royale puis est devenu un musée après 1870.

Le Musée des Beaux-Arts présente un aperçu de la peinture en Europe depuis le Moyen-Âge jusqu’à 1870. Les vingt salles du Musée retracent ainsi cinq siècles de peinture, dont les Primitifs de la peinture européenne, la Renaissance italienne, les scènes de genre et les paysages nordiques, les natures mortes et vanités, les paysages hollandais du XVIIe siècle, la Nature et les portraits du XIXe siècle, avec notamment des œuvres de Giotto, Titien, El Greco, Botticelli, Raphaël, Rubens, Goya, van Dyck, Delacroix, Chassériau, Corot ou encore Courbet.

L’architecture raffinée du Palais sert d’écrin à la collection du Musée. Les murs aux couleurs vives et l’éclairage soigné mettent en valeur les œuvres, accentuent les teintes et soulignent les contrastes. Le plancher blond, qui craque sous les pas, contribue lui aussi à plonger le visiteur dans un autre temps. En plus des œuvres, les fenêtres qui donnent sur la cour d’honneur du Palais Rohan, la façade et la flèche imposante de la Cathédrale attirent le regard.

Comme d’autres visiteurs certainement, nous avons été saisis par le magnétisme de La Belle Strasbourgeoise de Nicolas de Largillière. Ce portrait, peint en 1703 et reconnaissable à son imposant bicorne, est l’un des chefs-d’œuvre du Musée. Il se dévoile progressivement au bout d’un long corridor ornemental aux murs bleu cobalt rehaussés de moulures, de dorures et de colonnes corinthiennes. Nous avons ainsi vécu la concrétisation parfaite de ce qu’avait affirmé Roger de Piles en 1708 : « La véritable peinture doit appeler son spectateur … et le spectateur, surpris, doit aller à elle, comme pour entrer en conversation. »

Musée des Beaux-Arts
📍 2 place du Château, Strasbourg