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À la recherche des aurores boréales à bord de l’Express Côtier de Norvège

De Bergen (60°39’N) à Kirkenes, en passant par le Cap Nord (71°10’N), l’Express Côtier s’arrête dans 34 ports et parcourt 1 460 miles nautiques (2 700 kilomètres) le long de la côte norvégienne. Nordlys, le nom de notre bateau, signifie « aurores boréales » en norvégien. Un bon présage ? Récit de nos impressions lors de notre voyage à la fin de l’automne 2022.

Départ  

Depuis l’aéroport de Paris-CDG, nous rejoignons Bergen via Amsterdam.

Point de départ de notre aventure : Bergen (60°39’ de latitude Nord). Nous retrouvons la deuxième ville de Norvège à la fin de l’automne, après un précédent séjour en été. Une fois encore, nous avons la chance de nous promener à Bergen sans pluie.

Le Nordlys quitte Bergen après le crépuscule. La côte forme un serpent lumineux qui s’étend dans la nuit. Au loin, les loupiotes à terre ressemblent à des paillettes scintillantes.

Jour 1

Première claque dès le réveil du premier matin : le lever de soleil. Lumière dorée rasante sur de petits îlots à la sortie du port du village de Torvik. 

Deuxième claque, le même jour : la sérénité, le calme et le silence du Hjørundfjord, fjord étroit qui nous fait penser à une cathédrale naturelle. Les montagnes escarpées aux sommets dentelés semblent jaillir de la mer et s’élancer vers le ciel. Une fine couverture nuageuse coiffe les pics enneigés. 

Des torrents serpentent à flanc de montagne, dessinant un mince filet blanc, et dévalent les parois rocheuses jusque dans le fjord. Le paysage vertigineux qui défile lentement devant nos yeux incite à la méditation. 

Nous nous arrêtons dans le minuscule village d’Urke, communauté de 38 habitants, blottie au cœur du fjord. Nous arpentons ce hameau endormi, avec ses couleurs d’automne, sa poignée de maisons en bois et les montagnes légèrement saupoudrées de neige en arrière-plan. On se croirait seuls au monde dans ce fjord paisible.

Jour 2 

Première claque du deuxième matin : le lever de soleil du rose à l’orangé, sur un ciel camaïeu de bleu dans le Trondheimsfjord.

Non loin du port de Trondheim, face à la légendaire île aux Moines, le Nordlys croise un autre bateau de la compagnie Hurtigruten. Les deux navires se saluent en faisant retentir successivement trois coups de corne de brume. Des membres de l’équipage de chaque navire agitent des petits drapeaux norvégiens sur les ponts extérieurs.

Deuxième claque ce matin-là : la découverte de Trondheim (63°25’N). Nous tombons sous le charme de la troisième ville de Norvège, baignée d’une douce lumière et des couleurs de fin d’automne. 

Nos coups de cœur :

• Les maisons en bois colorées de l’ancien quartier ouvrier restauré de Bakklandet

• Le pont Gamle Bybro, orné d’arcades en bois. Ce pont réservé aux piétons et aux vélos offre une vue imprenable sur les entrepôts en bois du XVIIIe siècle, dont les façades se reflètent dans l’eau de la rivière Nidelven.

• La majestueuse cathédrale de Nidaros, seule église de Norvège de style gothique. Elle se dévoile progressivement depuis le parc Domkirkegården. Les feuilles des arbres du parc composent une magnifique mosaïque de l’ocre jaune à l’orangé. 

Avant de rejoindre le bateau, nous nous arrêtons place Torvet pour dévorer des kanelbolle, brioches à la cannelle typiquement norvégiennes. La boulangerie Hevd est située juste à côté de la statue de Olav Tryggvason, fondateur de la ville.

Selon la durée des escales du Nordlys, les arrêts sont propices à de petites promenades. Certaines ont un goût de reviens-y. C’est clairement le cas de Trondheim pour nous.

En quittant Trondheim, notre bateau se fraie un passage entre les îlots rocheux et les récifs.

Il croise et dépasse régulièrement des bateaux de pêche, du palangrier au chalutier. Certains d’entre eux sont entourés d’une nuée de mouettes en furie, prêtes à attraper le moindre poisson égaré. 

Jour 3

Temps fort du troisième matin : à 7h44 précises, juste avant le lever du soleil, nous passons le Cercle Polaire arctique (66°33’N), symbolisé par une île surmonté d’un globe et par le long signal de la corne de brume du bateau, qui fait sursauter Stéphanie.

Plus tard dans la matinée, une cérémonie à l’arrière du pont supérieur marque l’événement à bord : un Njord, dieu norois de la mer, vide une louche remplie de glaçons dans le cou des passagers volontaires avant qu’ils boivent cul-sec un shooter d’alcool fort norvégien.

À l’horizon, les îlots-montagnes de la côte du Helgeland ressemblent à des frégates de pierre ciselées. Le paysage, sublimé par la lumière polaire, est grandiose et somptueux. 

Des maisons rouges sont réparties sporadiquement le long de la rive. Nous nous demandons comment les gens font pour vivre à l’écart du monde, dans des contrées aussi isolées.

À Bodø, nous sillonnons les rues de la ville à la recherche des œuvres de street art et des fresques murales. Nous découvrons aussi la bibliothèque Stormen que le magazine Wired a classé parmi les plus belles au monde.

Ce jour-là, cafés, restaurants, magasins, bureaux, fenêtres des appartements, toute la ville s’est parée de dizaines de drapeaux jaune et noir aux couleurs du club de football local, Bodø-Glimt, qui joue à domicile un match de Coupe d’Europe. Match finalement remporté par l’adversaire du soir.

Les aurores boréales sont des princesses précieuses et farouches. Elle se montrent seulement la nuit, quand les conditions idéales sont réunies : activité des vents solaires, ciel dégagé, pollution lumineuse réduite. Il faut être patient pour apercevoir leur lueur vaporeuse vert émeraude danser dans le ciel. 

Jour 4

Juste avant l’aube, la lumière discrète compose un mince bandeau au-dessus de l’horizon. À tribord, un liseré rose entoure les sommets enneigés comme un bolduc enroulé autour de paquets cadeaux. Un groupe de mouettes virevolte en frôlant la surface de l’eau qui ondule dans un mouvement lent. Quelques instants plus tard, une dorure horizontale caresse l’horizon. Le soleil polaire se lève timidement.

À l’approche de Tromsø, l’équipage nous informe que les ponts extérieurs arrières seront fermés le temps d’un exercice de sauvetage en mer.

Quelques dizaines de minutes plus tard, un hélicoptère des garde-côtes se présente à la poupe du bateau. Il se positionne à proximité directe du pont supérieur. Dans un vacarme assourdissant, l’hélicoptère reste de longues minutes en vol stationnaire suivant la vitesse de navigation du bateau. Prouesse exceptionnelle du pilote. La porte latérale de l’hélicoptère s’ouvre. Un membre de l’équipage est hélitreuillé depuis le pont supérieur vers l’hélicoptère et dans l’autre sens quelques instants plus tard. L’exercice terminé, l’hélicoptère s’éloigne au coucher du soleil en direction de Tromsø. Les passagers rassemblés sur les ponts extérieurs latéraux sont ravis. La mine réjouie, l’un d’entre eux nous dit qu’il a l’impression d’avoir assisté à une scène de film d’action digne de James Bond ou Jason Bourne.

Pour signaler notre arrivée à l’entrée du port de Tromsø (69°39’N), le Nordlys fait retentir trois coups de corne de brume longs et sonores. L’écho se propage sur les montagnes qui entourent la ville et le son résonne pendant un long moment.

Le centre-ville de la Capitale polaire, et notamment la rue piétonne principale, est très animé.

La Cathédrale Arctique, à la forme triangulaire caractéristique, est accessible de l’autre côté du Tromsøbrua (pont de Tromsø) qui enjambe le fjord. À la nuit tombée, le parvis de la cathédrale offre une vue imprenable sur la ville illuminée. 

Alors que des passagers sont amassés en grappe sur le pont extérieur à bâbord, des dizaines de curieux se pressent sur le terminal du port pour assister aux manœuvres à quai et à l’appareillage du bateau.

Princesses nocturnes, les aurores boréales refont leur apparition à plusieurs reprises ce soir-là. Elles illuminent le ciel de volutes verdoyantes, selon des mouvements langoureux. Des sommets enneigés, au clair de lune, leur servent de toile de fond. 

Les aurores boréales exercent sur nous leur pouvoir d’attraction, leur force magnétique. Comment résister à leur beauté mystique ? Observer ce phénomène naturel en conditions réelles est un spectacle fascinant, hypnotisant et addictif. Le moment est magique, comme suspendu. 

Jour 5

Le décor se transforme avant notre arrivée au Cap Nord : le paysage devient plus minéral, plus austère, plus dépouillé. Les îles pierreuses sont harcelées par les éléments. Pour la première fois, nous avons le sentiment que la rigueur de l’hiver arrivera bientôt. Tout comme la nuit polaire qui plongera bientôt cette contrée dans la pénombre. 2022 est une année de canicule. L’extrême nord du continent européen n’y a pas échappé. Cette année à cette période, le manteau neigeux ne s’est pas encore installé ici.

À quelques miles de la côte, seul au milieu de cette immensité, pris dans une météo nuageuse et venteuse, un valeureux bateau de pêche est brinquebalé telle une coquille de noix. 

Dans cet environnement brut, d’eau et de pierre, apparaît soudain une maison colorée, isolée, accrochée à la rive. Seule présence humaine, comme un défi lancé par l’Homme à la nature sauvage.

Temps fort du dernier jour : la découverte du Cap Nord (71°10’N), point le plus septentrional du continent européen, situé à 2 080 km du Pôle Nord.

Le monument emblématique en forme de globe est positionné au sommet d’une falaise de 307 mètres qui surplombe la Mer de Barents. On y accède aujourd’hui en bus, en voiture ou sur un vélo rouge, comme cet Italien qui atteint le but ultime de son long périple le jour de notre passage. Son bonheur est palpable. La joie illumine son visage. 

Au départ de Honningsvåg, à la tombée du jour, la petite ville ressemble à un hameau de maisonnettes dont les intérieurs sont éclairés à la lueur de bougies. 

Pendant notre voyage, la navigation a été exceptionnellement calme. Cette mer d’huile nous a surpris alors que la fin de l’automne est réputée pour ses tempêtes régulières. La première fois que le bateau a tangué et roulé : quand Jérôme préparait sa valise pour le retour. Comme si le Nordlys se transformait soudain en enfant turbulent et refusait de nous laisser partir.

Retour et conclusion

Le matin de notre retour, le vent souffle. À bâbord, tout est gris, pris dans la brume. Des nuages épais sont enroulés autour des îles à tribord. La Mer de Barents dessine des creux qui blanchissent d’écume l’horizon. Le Nordlys penche, tangue et roule. Il est difficile de marcher sans tituber. C’est la première fois que la mer est à ce point capricieuse. Il est temps pour nous de rentrer. Les lapper, sorte de pancakes norvégiennes, fraîchement préparées au petit déjeuner, nous apportent un peu de réconfort. 

Nous débarquons à Kirkenes (69°43’N), la ville norvégienne la plus proche de la Russie. La frontière russe est à 8 kilomètres, soit un peu plus que la distance qui sépare Strasbourg (notre ville) de l’Allemagne.

Les hublots de notre avion vers Oslo sont constellés de gouttes d’eau. La pluie s’intensifie avant le décollage et strie la vitre de haut en bas. Le spleen du retour s’empare de nous. Pendant le vol entre Oslo et Paris puis le trajet en TGV vers Strasbourg, nous commençons tout juste à digérer l’expérience intense que nous venons de vivre. Nous avons l’impression d’avoir été, pour quelques jours, des Heyerdahl (grands explorateurs norvégiens). Il nous tarde déjà de reprendre la mer !

Nos conseils

• Appli pour l’observation des aurores boréales : My Aurora Forecast

Cette appli gratuite, disponible en français, est globalement fiable. Elle indique notamment la probabilité de voir une aurore boréale (en fonction de l’activité solaire), le niveau de couverture nuageuse, selon la position ou un lieu précis. Elle propose aussi une carte en temps réel des zones d’aurores, selon un classement par couleur, du vert (faible probabilité) au rouge (forte probabilité). 

La période idéale pour observer les aurores boréales est l’hiver, d’octobre à mars. Vous maximiserez vos chances d’en voir au nord du Cercle Polaire, lorsque le ciel est entièrement noir, sans nuage ni pollution lumineuse et si l’intensité des vents solaires est forte. Les clés pour y parvenir sont donc la patience, la chance et des conditions météo favorables.

• Vêtements à emporter

« Il n’y a pas de mauvais temps, il y a que de mauvais vêtements » répète-t-on souvent en Norvège. Adaptez votre tenue vestimentaire à la saison et aux conditions climatiques. Sur les ponts extérieurs, lorsque le vent souffle, la température ressentie est bien plus froide qu’à terre.

Par exemple lors de notre voyage en novembre, nous avons commencé en pull léger, pantalon et coupe-vent. Au-delà du Cercle Polaire nous avons enfilé des tenues de ski : bonnet en laine polaire, gants chauds, grosse veste d’hiver, pantalon de ski et boots de neige. Le matin de notre retour, avant Kirkenes, le vent glacial soufflait si fort à la proue qu’il était presqu’impossible de tenir debout.

• Photo de votre bagage avant votre départ

Prenez votre bagage en photo avant l’enregistrement de votre premier vol. Cette image pourra vous servir à justifier son état avant votre départ, en cas de détérioration et à l’identifier s’il manque à votre arrivée à destination. 

• Tenue de rechange dans votre bagage à main

Emportez une tenue de rechange et quelques affaires de toilette dans votre bagage à main, au cas où votre bagage manquerait à votre arrivée, notamment si le temps de correspondance entre deux vols est court ou si votre premier vol est retardé. Si votre valise n’est pas sur le tapis à bagages à votre arrivée, faites une déclaration au guichet de l’aéroport ou consultez le site internet de la compagnie aérienne. Votre bagage sera certainement livré à bord du bateau le lendemain ou surlendemain.

• Choix de cabine extérieure

Si vous optez pour une cabine donnant vers l’extérieur, privilégiez les cabines à tribord, plus au calme. À chaque escale, le bateau accoste à bâbord. Les passerelles dédiées aux passagers et au fret sont déployées côté bâbord.

• Horaires et durées des escales

À certaines étapes le bateau ne s’arrête que quelques minutes. Consultez les horaires des escales pour savoir si vous pourrez descendre à quai.

Lever et coucher de soleil

Vérifiez au préalable les horaires de levers et couchers de soleil pour identifier si les escales se font de jour ou de nuit.

• Sensibilité au bruit

Le bateau fait plusieurs escales chaque nuit. Si vous êtes sensible au bruit, emportez des bouchons pour les oreilles.

• Intolérances et allergies alimentaires

L’équipe de cuisine peut s’adapter à votre régime alimentaire. N’hésitez pas à préciser vos intolérances et allergies alimentaires à l’équipe de restauration. Des plats végétariens et des solutions véganes sont proposés au buffet.

À propos d’Hurtigruten et du Nordlys

Hurtigruten

À son origine, au XIXe siècle, les bateaux de la compagnie Hurtigruten servaient à transporter du courrier, des passagers et des marchandises et à désenclaver les communautés isolées le long de la côte norvégienne. Progressivement la compagnie a intégré les codes des croisières : repas servis à table, excursions, mise en valeur des points d’intérêts et de la culture locale pendant le trajet. Même si l’Express Côtier attire aujourd’hui les touristes internationaux, il représente pour de beaucoup de Norvégiens une occasion unique de découvrir les paysages exceptionnels et des trésors cachés de leur propre pays. Pour les Norvégiens qui habitent le long de la côte, l’Express fait partie du quotidien et assure toujours le transport de fret et de courrier.

Avec une flotte de seize bateaux, régulièrement rénovée et enrichie par de nouveaux navires, Hurtigruten se positionne aujourd’hui comme le spécialiste de la côte norvégienne et des croisières d’expéditions. La compagnie fêtera ses 130 ans en 2023. 

Le Nordlys

Le Nordlys est un bateau à taille humaine. Rien de comparable ni avec un bateau de croisière ou un paquebot, ni avec un ferry ou un cargo. Selon nous, l’Express Côtier combine le meilleur de ces navires. L’ambiance à bord est agréable, chaleureuse et décontractée, la parfaite définition du koselig norvégien.

Les passagers et l’équipage parlent différentes langues (pas uniquement norvégien). Les langues majeures à bord sont le norvégien, l’anglais et l’allemand. Si le nombre de passagers français est suffisant, un accompagnateur français est prévu pendant tout le voyage. 

L’équipe d’expédition propose au total une cinquantaine d’excursions pendant le parcours. 

  • Le Nordlys a été construit en 1994 et rénové en 2019
  • Longueur 122 mètres, largeur : 19 mètres
  • Vitesse de croisière : 15 nœuds (soit environ 28 km/h)
  • 200 cabines et 19 suites
  • 7 ponts

Pour les repas à bord, un café, un bar panoramique et deux restaurants :

• Café Multe, café cosy, idéal pour prendre un goûter (snack, pâtisserie, glace) et une boisson chaude l’après-midi. En plus des glaces classiques, des parfums insolites comme la glace à la morue, au fromage de chèvre au caramel ou à la bière sont proposés. 

• Explorer lounge & panorama bar. Ce bar panoramique sur le pont supérieur incite à se lover dans l’un des fauteuils confortables tout en admirant la vue à travers de larges baies vitrées. Des canapés confortables sont propices à la discussion autour d’un verre. 

• Kysten, restaurant à la carte, cuisine de type bistro. 

• Torget, restaurant principal. 

La salle du restaurant s’ouvre sur de grandes fenêtres qui suivent sur trois côtés la poupe du bateau. La décoration est épurée et moderne.

Les repas à bord sont goûteux. Ils associent classiques de la cuisine internationale et plats norvégiens typiques

Le petit déjeuner et le déjeuner sont des buffets copieux. Au dîner, le Chef alterne buffet et service à table. Les plats sont préparés à partir d’ingrédients locaux de saison, provenant des régions où le bateau fait escale.

L’accent est mis notamment sur la fraîcheur des poissons et des fruits de mer, la variété de la charcuterie locale et les desserts traditionnels : une belle occasion de goûter le saumon préparé de différentes manières, l’omble arctique fumé, la tête de mouton (smalahove), l’agneau séché (fenalår), la crème à la mûre arctique (multekrem) ou la glace aux baies d’argousier.

Pour se détendre et faire du sport, le Nordlys dispose aussi d’un sauna, d’une salle de fitness et de deux bains bouillonnants extérieurs.

Cet article reflète notre avis et n’a fait l’objet d’aucune compensation financière.

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