Heidelberg a tout de la carte postale de l’Allemagne romantique. Son château perché sur une colline, sa vieille ville à l’architecture baroque et son Vieux pont qui enjambe le Neckar ont inspiré de nombreux artistes, comme Goethe, Schumann, Turner ou Twain. Cette ville du sud-ouest de l’Allemagne se distingue par son riche patrimoine, le dynamisme de son université réputée et ses coteaux arborés. Depuis Strasbourg, elle se prête bien à une excursion d’une journée.

Nous quittons Strasbourg par une belle matinée d’été. À 8h30, le mercure atteint déjà 24°C. Les travaux, qui perturbent le trafic ferroviaire entre Baden-Baden et Karlsruhe, nous incitent à privilégier la voiture plutôt que le train. Le trajet jusqu’à Heidelberg dure environ 1h40.
Nous nous garons au P12 (Kornmarkt/Schloss), le parking le plus central de la ville. La sortie piétonne donne directement sur le départ du funiculaire vers le château.
Le Château d’Heidelberg

Pour monter au château, le funiculaire est la meilleure solution. Le trajet dure 2 minutes et le billet combine aller-retour en funiculaire, entrée du château, visites du musée de la Pharmacie et du Grand Tonneau. Pour les plus sportifs, il est possible d’accéder au château à pied, mais la montée est raide et peut être pénible par forte chaleur.
Perché sur la colline du Königstuhl, le Château d’Heidelberg est l’icône de la ville. Certaines façades en grés rose sont partiellement en ruines, d’autres bien conservées associent styles gothique, Renaissance et baroque.

Le château (Schloss) est le premier arrêt du funiculaire. Nous commençons par explorer les jardins, Hortus Palatinus, qui s’apparentent à un parc arboré sur un grand plateau. La promenade ombragée est agréable et serpente le long de la façade du château.

À plusieurs endroits, les jardins offrent des points de vue imprenables sur la ville.

Pour nous, le plus beau panorama est celui du bout de la Scheffelterrasse qui associe dans une même perspective la façade du château, la vieille ville, le Vieux pont et les collines environnantes.


Après les jardins, nous entrons dans la cour du château. Pour y accéder, il suffit de présenter le billet du funiculaire aux gardiens.


La visite se poursuit par le musée allemand de la pharmacie qui retrace 2 000 ans d’histoire de la pharmacie.

Nous grimpons ensuite sur le Grand Tonneau, certainement le plus grand fûts de vin au monde qui peut contenir plus de 220 000 litres.
Avant de redescendre, nous profitons d’un dernier point de vue sur la vieille ville et le Neckar depuis la terrasse du château.


La visite de l’intérieur du château est possible uniquement en visite guidée (avec supplément).
La Vielle ville
Le funiculaire mène directement à la vieille ville, à deux pas du Kornmarkt (marché aux grains). Depuis cette place pittoresque, la plus belle de la ville, la vue sur le château d’Heidelberg est impressionnante.

Nous rejoignons ensuite la Marktplatz (place du Marché), le cœur de la vieille ville, bordée d’élégantes maisons colorées. Au centre, la fontaine d’Hercule symbolise les efforts énormes de reconstruction de la ville après les ravages de la guerre de Trente Ans.

Sur la place, la Heiliggeistkirche (église du Saint-Esprit) est la plus grande église gothique de la ville.
Le dédale des rues pavées de la vieille ville est propice à la flânerie. La vieille ville d’Heidelberg suit la disposition d’une ville médiévale avec de nombreux bâtiments de style baroques.
Nous remontons la Hauptstrasse, la principale artère commerçante, et nous nous perdons au hasard des rues transversales.

Les cafés, bars et restaurants foisonnent dans la Hauptstrasse. Nous déjeunons à la Palmbräu Gasse, une brasserie allemande typique. Les plats sont savoureux et les portions sont gargantuesques. Même un adolescent affamé n’arriverait pas à bout de l’émincé de volaille à la crème accompagné de spätzles (pâtes fines).
Le Vieux pont
Après le repas, nous nous dirigeons vers le Vieux pont (Alte Brücke ou Karl-Theodor-Brücke) qui enjambe le Neckar.

Ce pont piéton en grès composé d’une succession d’arches est l’un des symboles de la ville.

Particulièrement élégant et photogénique, ce n’est pas un hasard si lors de notre passage, un couple l’a choisi pour ses photos de mariage.

Du côté de la vielle ville, la porte médiévale, qui faisait partie des remparts, a été préservée.

Il suffit d’avancer de quelques mètres sur le pont et de se retourner pour voir apparaître le château qui domine la ville.

Nous envisageons de traverser le pont pour rejoindre, sur l’autre rive, le Philosophenweg (le chemin des Philosophes). Ce sentier pittoresque offre l’une des vues les plus spectaculaires sur le château et la vieille ville. Les érudits y venaient pour apaiser leurs pensées et les étudiants trouvaient ce parcours idéal pour une balade romantique.

La chaleur tropicale, la forte humidité et la digestion de nos plats de géants ont raison de nos bonnes intentions.
Nous reviendrons certainement à Heidelberg pour voir l’université (la plus ancienne d’Allemagne), la bibliothèque de l’université (en travaux lors de notre visite), profiter d’un coucher de soleil depuis le Philosophenweg et de la vie nocturne d’Heidelberg, que l’on dit très animée.
Peut-être que d’ici là, l’Ancienne prison des étudiants (Studentenkarzer) sera à nouveau en fonctionnement. Du XVIIIe au début du XXe siècle, on y enfermait les étudiants trop turbulents. Nous serons sages, c’est promis !
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4 replies on “Heidelberg : symbole du romantisme en Allemagne”
Encore un petit bijou de reportage, chers Jérôme et Stéphanie ! Quoi ? Une « prison pour étudiants trop turbulents » ? Aujourd’hui elle serait sans doute pleine…😉
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Ah ah ah, oui c’est possible !
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❤
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Merci !
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